9/10

Happy! T.9

Oeuvre de jeunesse d'Urasawa, vous ne trouverez pas de serial killer ou d'histoire à suspense dans Happy!. Le talent de narrateur incomparable de l'auteur est lui, déjà bien présent.


Miss Palmer et son entraineur.
Miyuki Umino a réussi à passer les qualifications et s'apprête à disputer l'US Open (elle est meilleure que nos français tiens) ! Par le biais d'un jeu visant à éveiller le potentiel dormant de sa protégée, Thunder (l'entraineur bourru de Miyuki) se met à provoquer ses adversaires à commencer par Linda Cloford que la petite Umino rencontrera lors de son premier match. Il ne s'arrête pas là : il n'hésite pas à aller provoquer Alan Carrington, l'un des plus grands entraîneurs américains dont la joueuse, Wendy Palmer, rencontrera Umino lors du 3e tour si les deux gagnent leurs matchs. Entre les rumeurs sordides lancées par la peste Choko Ryugasaki (je crois que c'est un des personnages que je déteste le plus de toutes les oeuvres d'Urasawa que j'ai lu, il a fait fort sur celle là !) et les difficultés supplémentaires amenées par son entraîneur atypique, Miyuki n'est pas au bout de ses peines...

La force d'une telle série vient principalement du trait accrocheur d'Urarasawa. C'est beau, c'est dynamique, certains personnages nous en rappellent d'autres vus dans d'autres oeuvres du Maître Urasawa (Carrington ressemble un peu au "père adoptif" de Dieter dans Monster et l'ami yakuza de Miyuki est probablement un prototype de Kenji de 20th Century Boys). A la lecture, on se rend aussi compte que l'on n'est pas dans n'importe quel shônen sportif. Les développements entre les matchs sont plus longs que ce qui se fait habituellement dans le genre et semblent bien plus travaillés même que les matchs (qui sont ni trop courts, ni trop longs pour une fois). Le tome suivant promet un grand spectacle puisque l'insupportable Choko Ryugasaki va affronter celle qui est surnommée la Reine, Sabrina Nikolic, joueuse de génie, dans un match qui restera dans les annales. L'édition est, globalement, plutôt bonne (un peu comme les tomes de City Hunter Deluxe par Panini). La grande taille ne gêne pas la prise en main plus que ça et on se retrouve avec une planche de taille quasi parfaite pour un manga. Le seul problème vient du papier très fin (très désagréable) de Panini mais même ce petit accroc ne pourra pas vous gâcher la lecture de cette oeuvre touchante et dynamique au possible !

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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