3.5/10

Heroes

Voici une histoire de héros. Des vraies. Puissants et courageux, prêts à défendre la veuve et l'orphelin, pourfendre les profiteurs et les usuriers de tout poil. Toujours prêts à relever un défi et foncer tête la première vers les problèmes. Trame basique, schéma classique, personnages confinés dans un moule pas idyllique, dessin pathétique et voilà pour le hic. Et comme il y a un hic, pas question d'être ad hoc avec des "Heroes" sans envergure.

Un sabreur sachant sabrer

Devenu le plus grand des voleurs après de longues années d'entraînement, Yushin se retrouve mêlé malgré lui à une lutte où s'affrontent plusieurs clans de combattants. L'objet de leur convoitise : le grand livre des arts martiaux. Yushin apprend qu'il est, en réalité, le successeur légitime de Guimun, le fondateur de l'un des clans. Il devra donc affronter Dumyo, le chef actuel, en duel. Un lourd secret pèse sur le jeune voleur, son existence est menacée...

Et très rapidement, le scénario part dans tous les sens, présentant l'intrigue sous plusieurs aspects avec une multitude de personnages et de combats s'enchaînant comme des perles autour d'un collier. Sauf que celles de Heroes ne sont que des cailloux sans valeur. L'histoire suit la trame de voyageurs, combattants et cambrioleurs, qui vont progressivement devenir amis de circonstance pour lutter contre l'oppression exercée par les dominants. Dans ce monde violent, où les hors-la-loi et les chasseurs de primes sans vergogne imposent leur domination, l'espoir ne subsiste plus que par l'arrivée de nouveaux héros. Comme dans toute quête de soi avec un brin d'aventure, les personnalités opposés et contrastés apparaîtront avec plus ou moins de bonheur. Et des combats qui s'annoncent à grand coup de techniques criés et risibles par leurs noms. Heureusement, Heroes se dote d'un humour qui relève un tout petit peu la barre car bien loin de casser des briques (avec les techniques suscitées).

We can be heroes just for one day

Heroes c'est la rencontre de Now avec The Celestial Zone. Autant les deux premiers découvraient des qualités par ci, par là en faible quantité, autant ce manhwa se vautre dans son confortable postulat de départ avec la capacité d'évoluer sans fin vers de nouveaux combats toujours plus durs mais confus parfois. Pourtant, l'intensité s'y trouve et la mise en scène est suffisamment percutante pour accrocher enfin sur un point. A ce titre, la durée des affrontements ne s'étale pas encore sur cinq volumes de suite (à la mode)Vagabond d'où une histoire avançant rapidement.

Le dessin est exercé par Choi Mir, certainement amateur de son état. Les visages au trait gras et aux courbes polygonales ne laissent aucune chance à une quelconque appréciation positive du manhwa. Les personnages s'en retrouvent déformés, sans aucun espoir de voir des améliorations sensibles oeuvrer pour leur bien dans les prochains volumes, si amélioration il y a. Série fleuve, Heroes ne peu qu'évoluer positivement dans ce sens mais reste trop limitée sur le plan graphique pour parvenir à un résultat admissible. Pour dire, les personnages sont presque aussi « aguichants » que ceux d'Initial D...

Heroes ne sera pas la série superbe toujours attendu chez Gochawon de ce point de vue. L'oeil rejette irrémédiablement le scénario bateau de lutte contre le pouvoir de ce groupe de héros convenu et sans véritable but que d'enchaîner les combats. Un tout petit manga à ne pas regarder de trop près.

A découvrir

One Day

Partager cet article
A voir

Don Dracula

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques