5.5/10

Hitman - Part Time Killer

Ankama se lance dans le manga japonais, mais ce n'est pas la série Hitman - Part Time Killer qui les fera décoller !


"Pour buter,...

... shoote le premier !"
Qui n'a jamais entendu parler de Dofus ou de Wakfu ? Personne pardi ! Ces deux licences Ankamasiennes ont déjà conquis bon nombre de fans à travers le monde et continuerons à en faire succomber d'avantages dans les années à venir. Mais là n'est pas le sujet. Savez-vous que Ankama édite, depuis un certain temps déjà, des mangas (japonais) ? Soil, La paire et le sabre, Black Joke,... Ils se comptent encore sur les doigts de la main, mais la collection (Kuri) tend à s'agrandir, lentement, mais surement. Mais celui qui nous intéresse tout particulièrement aujourd'hui n'est autre que Hitman - Part Time Killer de Hiroshi Mutô. Let's go !

Hitman ? Easy !

Tôkichi Inaba est un modeste employé de bureau. Un soir, alors qu'il rentrait chez lui après une dure journée de labeur et une soirée professionnelle légèrement arrosée, il assiste à un double assassinat. Le seul rescapé est le célèbre "Double flingue" (rien à voir avec Levy de Black Lagoon). Cependant, ce dernier est mortellement touché au foie. A ce moment précis, tout s'accélère pour notre employé de bureau. Si dans moins de six heures Tôkichi Inaba n'a pas éliminé une dite cible et sauvé Chinatsu, la copine de ce fameux "Double flingue", lui et sa famille seront éliminés, comme le stipule le contrat passé par "Double flingue" avec la société Conbini (société qui engage des assassins, leur fourni des armes et leur commande des missions). Tôkichi se retrouve dos au mur ; s'il veut sauver sa famille, il se doit d'exécuter sa part du contrat... Contrat qui aura de lourdes répercutions sur son futur... Ainsi, commence une nouvelle vie, ou plutôt une double vie, pour notre "héros", qui devient le successeur de "Double flingue". Le vrai ayant succombé à sa blessure.


Oh! Chinatsu...
Du jour au lendemain, "monsieur tout le monde" se retrouve dans la peau d'un tueur professionnel. Pas facile me direz-vous, de remplacer au pied levé un tueur dont le nom résonne tout aussi bien que celui de "Battōsai l'assassin" (Kenshin le vagabond) aux oreilles de ses adversaires. Détrompez-vous, dès le deuxième chapitre Tôkichi œuvre pour sa première mission "officielle", qu'il réussit en logeant une balle dans la tête de son adversaire. Chance du débutant ? Assurément non ! Il semble avoir ça dans le sang le bougre, et qui plus est, il y prend goût. En plus d'être naturellement doué pour le maniement des armes, Tôkichi contrôle parfaitement son stress lors de ses assassinats. Après tout, tueur à gages et employé de bureau, où est la différence ? D'autre part, il va appliquer, bon gré mal gré, la notion de "production de masse" à son nouveau passe temps, jusqu'à nous en donner la nausée. Prévoyez votre vomit bag...

Tout bon tueur à gages qui se respecte est entouré de jolies femmes, n'est-ce pas ? Et bien, Tôkichi ne déroge pas à la règle. Au fil du récit, en plus du climat "meurtrier" déjà présent, Hiroshi Mutô va mettre en place une atmosphère teintée de tensions sexuelles, notamment à travers Chinatsu, sa coéquipière, et Misako, sa femme. Si bien qu'un jeu coquin va s'installer entre Tôkichi et Chinatsu, au détriment de la malheureuse Misako. Évidemment, à force de voir Chinatsu nue dans presque chaque mission (et donc chapitre), il y a une certaine intimité qui s'installe...

"Je m'appelle Tôkichi Inaba..."


Tôkichi, toujours bien entouré.
Tôkichi Inaba :
Depuis qu'il est devenu le nouveau "Double flingue" sa vie s'en est trouvée bouleversée. Entre le bureau, Conbini, Misako, Chinatsu et j'en passe et des meilleurs, il y a de quoi perdre la tête. Mais Tôkichi sait garder son sang froid. Au bureau, son travail est exemplaire. Il arrive à décrocher une flopée de contrats tout en réparant les bourdes de Yamamoto et en subissant les brimades de son chef de section. Autant dire qu'il a de l'avenir ce jeune ! Cependant, il a tendance à se faire un peu marcher dessus, notamment par sa femme et son boss. Au "travail", il est tout aussi extraordinaire. Sa capacité d'adaptation et d'apprentissage est étonnante, de quoi faire tomber un perroquet de son perchoir ! Dès qu'il enfile ses lunettes de soleil et son blouson, il devient un autre homme, beaucoup plus sûr de lui, mais qui a toujours tendance à être sous l'emprise du charme féminin. Il a un petit côté Ryô Saeba (Nicky Larson). Nous nous retrouvons donc face à deux personnalités totalement différente, mais qui comportent des similitudes, comme ce faible pour les femmes.


Une coéquipière plutôt sexy !
Chinatsu :
Elle était la petite amie de "Double flingue", elle est aujourd'hui la partenaire et la mentor de Tôkichi dans sa deuxième vie. Sans elle, Tôkichi serait sans doute déjà mort à l'heure qu'il est ; c'est elle qui le guide dans sa "quête" du tueur à gages ultime. C'est une femme encore très mystérieuse, avec un caractère plutôt triste, mais elle semble attiré par Tôkichi... Elle a également tendance à se faire tripoter régulièrement par ses ennemies, faute à ses tenues légères dira-t-on...


Le vrai, l'original, l'unique !
Double flingue (l'original) :
Nous ne connaissons que très peu de choses à son sujet, hormis qu'il était une légende dans son milieu et qu'il portait un blouson et des lunettes de soleil. Engagé par la société Conbini, il effectuait des assassinats à droite et à gauche avec sa partenaire et petite amie Chinatsu. Il est mort assassiné et a laissé à son successeur un passé plein de mystères qui ne cessera de ressurgir au fil du temps. "Double flingue" est désormais un label pour la société Conbini.


Binocles, on ne peut plus sérieux...

Binocles : C'est un agent de la société Conbini qui emploie "Double flingue". Il permet le contact entre celui-ci et la société. C'est lui qui lui attribue, en principe, ses missions. C'est un homme de confiance, toujours prêt à aider "Double flingue" en cas de pépins. Faut dire que sa carrière en dépend aussi... Il s'appelle binocles, tout simplement car il porte des lunettes... Il a également un "petit" côté pervers, mais chuttt...

 


Une femme qui en a !

 

 

Misako Inaba : Misako est la femme de Tôkichi. Elle est très jolie, mais ne s'en laisse pour autant pas compter avec les hommes, c'est elle qui porte la culotte à la maison. Paradoxal, quand nous savons que Tôkichi est un tueur à gages... Son amour en vers Tôkichi est sans limite, même si elle ne le montre pas forcément, mais celui-ci a tendance à s'estomper au fil du récit. Notamment en raison des sorties nocturnes et des cachoteries que lui fait son mari. Ce qui la conduira même à le prendre en filature pour voir ce qu'il trame réellement...


A gauche, Yamamoto, et à droite, le chef de section.
Yamamoto et le chef de section :
Yamamoto est le collègue de bureau de Tôkichi ; ils travaillent dans la même section. Il a un énorme poil dans la main et Inaba est sans cesse obliger de rattraper ses bourdes. Quant au chef de section, c'est le boss de Tôkichi... Sans blague ?! Il le réprimande à longueur de journée, et surtout, à l'image de Yamamoto, il n'est pas très futé. Quelle belle équipe !

Vous avez dit des lunettes et une tenue "cool" ?


Oh non! Le blouson !
Deux vies, deux looks complètement différents. Au bureau, l'apparence de Tôkichi est des plus banals, un salaryman quoi : un costume noir ou marron, une cravate rouge, une chemise blanche et des cheveux en bataille. Au "travail", par contre, il se transforme littéralement en killer, si tenté qu'il existe UNE tenue pour ce "métier" : un blouson, des lunettes de soleils, les cheveux coiffés en arrière et bien sûr un gun. Avoir l'air cool, quoi ! Mais pas d'inquiétude, tous les gens cools ne sont pas des tueurs… Car si cela était le cas, vous en seriez un, puisque vous lisez Krinein Manga ! Blague mise à part, qu'il soit salaryman ou killer, un petit quelque chose fait défaut à Tôkichi, et aux autres personnages. Il leur manque un côté attrayant, charismatique, qui donnerait envie de s'attacher à eux. Sans parler de leur design très sommaire. Ils sont (très) peu expressifs, voir même froids. Mise à part ce bémol, qui n'est pas des moindres, surtout pour ce style de manga, le dessin est plutôt de bonne facture dans son ensemble.

Côté édition, ce n'est pas tout rose non plus. D'une taille comparable aux manga de chez Pika, cette édition Ankamasienne s'en démarque dans le fait qu'elle soit plutôt rigide, ce qui ne facilite pas la lecture. Notez également qu'aucune page couleur n'est présente dans les premiers tomes et que nous ne retrouvons aucun mot de l'auteur... Et pour parachever le tout, le volume coûte quasiment 8 €. Un peu cher pour une édition et un manga de cet acabit.

Conclusion

Un scénario qui avance à toute blinde en oubliant totalement le côté psychologique du tueur à gages, des personnages dénuées d'expressions, une édition sommaire et un prix de 8 € ; tout est dit... Malgré un postulat de départ pas forcément inintéressant.

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Ippo S2 T.14

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2 commentaires

  • Blackburnes

    28/08/2011 à 12h01

    Répondre

    Je trouve la note sévère . Le manga est bien et met deux trois tomes pour démarrer mais le manga est bon , les dessins sont pas mal .
    Franchement c'est un bon défouloir et un bon manga sans prise de tête ! http://www.krinein.com/manga/hitman-par ... 16771.html

  • Anonyme

    02/04/2012 à 21h05

    Répondre

    Tu as oublié de préciser l'aspect le plus important : ce manga met continuellement en avant des comiques de situation, tout est stéréotypé, exagéré, et donc tourné en ridicule. C'est ce qui fait sa force, c'est ce qui fait qu'on prend plaisir a le lire, car il fait rire. Du déjà vu ? Surement, mais on ne s'en lasse pas

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