4/10

Hokuto no Ken - la légende de Raoh

Voici comment passer de l'oeuvre culte à une bouillie en cinq volumes. Le chef se nomme Yuko Osada et on avait plutôt confiance en lui...

Son nom est Raoh. Son école le Hokuto Shinken est à l'apogée de sa puissance. Confiant en la force qu'il a reçue du ciel, il avance droit devant lui sans jamais laisser le moindre regret infléchir sa volonté. Découvrez la jeunesse de Raoh et tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le plus grand conquérant de l'histoire.

Hokuto no Ken - La Légende de Raoh
Hokuto no Ken - La Légende de Raoh
Reprendre le flambeau du culte Hokuto no Ken peut se révéler une douloureuse expérience, preuve en est avec Yuko Osada (C( :si),Toto ! the wonderful adventure, Gear Rally, Magara) jeune mangaka. Son envie de reprendre le personnage de Raoh tourne immédiatement à la dérision. Le scénario développe comment Raoh devient Ken'oh, l'un des plus grand bad guy manga. L'idée de ce spin off pourrait se montrer amusant si elle n'était pas gâché à la fois par le cauchemar visuel et le manque de profondeur du scénario même si l'esprit demeure plus ou moins. Les courts chapitres composant cette œuvre montrent un type intouchable, ignorant peur et faisant preuve d'une virilité explosive mais le mangaka ne lui fait que trop peu souvent rencontrer des ennemis de sa taille, si bien qu'un désintérêt immédiat apparaît. Le frère de Kenshiro apparaît seul, désespérément seul dans cette série où l'on n'apprend finalement pas grand-chose... Pis, vous prenez une autre œuvre de Hara, Keiji, et vous avez à un poil près, des scènes similaires !

Pour s'adapter à l'univers, le trait très fouillé et percutant de Yuko Osada s'est transformé en une sorte de bouillie avec quelques morceaux de Hokuto no Ken. Evidemment, il ne pouvait pas reprendre ses personnages de shônen pour les incorporer dans La Légende de Raoh mais la différence est tellement grande et lointaine du niveau attendu qu'on aurait aimé que le mangaka s'abstienne. Le trait épuré, les visages carrés, on regrette l'époque de Tetsuo Hara... Tout n'est pas mauvais mais il faut bien avouer que le choc visuel est terrible et la comparaison inévitable. Néanmoins, Osada s'en tire par quelques pirouettes graphiques et une mise en scène bourrée à la testostérone.

Mais c'est trop peu. S'attaquer à un titre comme celui-ci avec si peu d'armes pour l'occasion relevait de la folie. Mention très moyenne pour l'élève Osada qui a su reprendre l'essence du titre sans toutefois l'améliorer et ne nous offrir que de piètres combats et un scénario sans envergure. Fort dommage car un potentiel pouvait naître de cette union inattendue.

A découvrir

Romance Killer

Partager cet article

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques