6.5/10

Hokuto no Ken - le manga

Asuka republie le Hokuto no Ken sorti il y a quelques temps chez J'ai lu. Plongez vingt ans en arrière pour un titre les plus cités quand vous parlez de manga à un néophyte...

En l'an 199X, la Terre a été consumée par l'enfer des flammes atomiques, asséchant mers et océans pour ne plus laisser qu'une vaste étendue désertique où la violence règne en maître.
C'est dans ce monde de mort, de sang et de larmes que se trouve le dernier espoir de l'humanité. Messie du monde post apocalyptique au torse orné de sept cicatrices, Kenshirô erre à la recherche de sa bien-aimée. Il découvrira bientôt que nul n'échappe au destin du Hokuto Shinken, art martial meurtrier dont il est l'ultime héritier.

Hokuto no Ken
Hokuto no Ken
La légende de la longue épopée du Sauveur de cette de fin de siècle ne fait que commencer...   Tu ne le sais pas encore mais tu dois lire cette critique jusqu'au bout. J'ai touché tous tes points vitaux et tu dois fixer ton attention sur mes mots. Hokuto no Ken n'est ni plus ni moins que le manga original réintitulé Ken le Survivant lors de son passage télévisé controversé à l'époque du Club Dorothée. Il aura fallu vingt ans pour que la pilule passe et que toi, lecteur, puisses avoir entre les mains le meilleur du Hokuto Shinken. Mais vingt ans, c'est long... Et les aventures à travers un monde post-apocalyptique, on en a connu un très grand nombre depuis. Alors que reste-t-il ? Il reste l'essentiel ! Un monde sans foi ni loi dans lequel un homme seul défie des hordes de punks hirsutes tous plus grotesques les uns que les autres. Et cet homme possède la technique de combat redoutable que tu subis en ce moment même pour finir décomposé dès qu'ils ont énoncé un mot de travers. Cependant, les crapules sont nombreuses et le sauveur unique. Mad Max ayant considérablement influencé Tetsuo Hara et Buronson, les thèmes y sont sensiblement identiques avec une dominante simple : la loi du plus fort est la meilleure.

Si la version animée doublée en français représente un véritable nanar, la version papier se prend tout de même beaucoup plus au sérieux avec des dialogues réellement sans ambigüité sur le sujet. Hokuto no Ken ne fait pas dans la dentelle et les propos y sont autant grossiers que primaux (voire primaires). L'évolution des deux versions est différente, celle du manga s'avérant plus linéaire avec un premier arc correspondant à la destruction du grand ennemi de Kenshiro et du sauvetage de la douce Julia avant de bégayer vers des histoires plus ou moins intéressantes dans ce désert sans fin. Plus tard dans leurs carrières, les auteurs revisiteront les époques avec le design de ce même personnage à travers Keiji ou Fist of the Blue Sky. Les dessins portent la patte du grand Tetsuo Hara et représentent allègrement la meilleure part de l'oeuvre avec la description d'un monde sans pareil mais aussi un chara design sans égal avec une disproportion totalement irréelle rajoutant au grotesque des ennemis de Ken. Très violent, le titre est le fer de lance d'une publication de mangas de baston aux combattants possédant des muscles démesurés (Baki...). Ici, le sang gicle, les dents volent et la victoire est totale (comprenez un vainqueur et un mort), les duels manichéens et les déboires souvent identiques. Bref, le titre a été représentatif d'une époque mais assez obsolète aujourd'hui.

Un film live, des dérivés en pagaille et une bonne dose d'influence pour une bonne demi-douzaine d'autres manga reprenant cette terre désertique pour lieu de prédilection (Agharta, Desert Punk...). Bien sûr, l'oeuvre est culte a de maints égards mais le temps passant, on y trouve moins de plaisir. Gageons que ce ne sera pas l'avis de tout le monde...

P.S : Splash ! (Ça, c'était ta tête...)

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Daiô

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1 commentaires

  • Anonyme

    11/06/2013 à 19h29

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    Voilà une critique bien timorée... Certes, l'animé est pourrissime, mais HNK n'en reste pas moins un chef d'oeuvre. Le style graphique est très détaillé mais pas brouillon pour un sous. Même durant les combats, on n'a aucune peine à suivre l'action. Les décors sont magnifiques et les personnages attachants.

    Certes, on ressent méchament l'influence de Mad Max dans l'atmosphère et le storyboard, mais, c'est habillement adapté au monde des arts martiaux.

    Bref, pour moi, c'est un must ! Les combats sont entre le réel et le fantastique (on explose pas les planètes, mais on ne se contente pas non plus de juste mettre  des bourre-pif), bien retranscris. L'histoire est prenante pour peu qu'on ait une once de compassion pour Kenshiro et son destin tragique. Le dessin est splendide (pour la version papier du moins)

    Ah, et aussi : c'est une des rare série longue qui n'a pas changé d'orientation. Ca démarre chaos et baston, ça finit chaos et baston ! Une performance des auteurs quand on connait les étapes de publication d'un manga au Japon.

    10/10 a défaut de pouvoir mettre plus.

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