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Hôshin: l'investiture des Dieux

L'histoire de Hoshin se déroule en Chine, il y a plus de 3000 ans. Cela fait de longues années que la dynastie des Yin règne, préservée depuis plusieurs générations des attaques des démons. Cependant, depuis son mariage avec Daji, le roi Zhou, 30ème souverain de la dynastie, n'est plus le monarque juste et avisé qu'il était. Daji est en effet une immortelle aux pouvoirs démoniaques qui a investi le corps de la princesse et contrôle ainsi le roi, faisant régner misère et famine à travers tout le pays. Pour sauver le monde des hommes, les immortels des monts Kunlun prévoient un plan : le plan Hoshin. Taigong Wang, un jeune immortel des Kunlun est envoyé sur Terre afin d'enfermer tous les immortels pervertis dans la tour de Hoshin : le domaine des Dieux. Il se lance donc à la recherche de Daji et ses sbires, armé de son baobei (arme magique réservée aux immortels), cependant il avait sous-estimé les pouvoirs et l'intelligence de Daji et la route risque d'être plus longue que prévu jusqu'à l'aboutissement du plan.

Hôshin
Hôshin
Tiré d'une véritable légende chinoise, Hoshin peut sembler trop complexe et long pour s'y intéresser. Cependant, Ryu Fujisaki réalise l'exploit de traiter une telle légende sur un ton comique et prenant. Taigong Wang aura fort à faire pour se débarrasser des immortels récalcitrants, et pour cela il rencontrera de (très nombreux) personnages, tous plus intéressants les uns que les autres. Plus qu'un simple Shonen avec de gros combats d'immortels à coups de baobeis, Hoshin se paye le luxe d'être à la fois profond, de par l'histoire politique de la Chine, drôle avec les diverses ruses que Taigong mettra au point pour remporter des combats alors qu'il est bien moins puissant que ses adversaires et beau, car même si le premier volume est assez brouillon, le style de Ryu Fujisaki s'affine très vite pour donner lieu à de splendides scènes de combats entre immortels.

Hoshin reste cependant bien plus complexe que la majorité des shônens, il contient de nombreuses ellipses (passages de l'histoire totalement passés sous silence) qui peuvent parfois perdre le lecteur non préparé. Cela vient du fait que le manga est la parfaite adaptation de la légende et que celle ci se présentait sous cette forme. De la même façon, les nombreux personnages et les relations parfois complexes qu'ils entretiennent (qui est dans quel camp ? quelle province ?) peuvent rebuter, mais une fois plongé dans l'histoire ces inconvénients sont bien vite oubliés .

Je remercie donc Glénat de publier ce manga, qui pouvait paraître de prime abord assez improbable en France mais qui s'avère une excellente surprise. Je le conseille à tous ceux qui en sont lassés des shonens trop basiques se contentant de calquer Dragon Ball mais sans aucune profondeur.

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    3 commentaires

    • Lug

      30/10/2005 à 02h42

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      Et personne n'a répondu à cette critique, tss tss...

      Bon je vais faire court parce que je suis pas spécialiste en manga, mais je me dois de répondre vu que celui-là m'a passionné...(et comme j'aime déterrer les topics... )

      Alors, ok, j'ai lu quoi...6-7 tomes de Hoshin. Rien évidemment, mais je pense m'être faite une petite idée de la richesse du style de l'auteur. (m'enfin en même temps ma culture manga a -environ- 3 mois donc bon elle en est encore aux pots de blédinas)

      Et rhaaaaa *cri bête de contentement primaire* j'adore!!!!
      Mais pourquoi? Parce que c'est le premier manga que je lis? (faux d'ailleurs, vu que c'est le deuxième j'aurais du me taire là, non?) Qu'est-ce que fait l'auteur pour que je suis si hystérique devant ce manga?

      -Oser mettre des petits coeur partout quand Daji parle -alors qu'on sait que cette déesse est un monstre assoiffé de sang, c'est d'une beauté!!!
      ex: "Tiens, mon amour, j'ai pensé à une nouvelle forme de torture pour les criminels *petit coeur*
      "Ah? *sourire béat de l'empereur manipulé*
      "Oui, un bassin rempli de toutes les espèces de serpents et d'alligator! *petit coeur*"
      (qui a dit que j'avais un humour bizarre? )
      -Faire des casses de la mort sur un ton vachement solennel:
      ex: le héros Ryu (dur à dire ça) va se battre avec le plus doué des immortels:
      "Machin -oui j'ai oublié son nom- ya un truc que j'ai toujours voulu te dire"
      "Oui Ruy?"
      "Tu es vraiment sapé comme un sac"
      Imaginez que le gosse est monté sur une créature à l'air stupide, n'a pas le dixième du niveau qu'a son adversaire et que le vil adversaire en question est effectivement habillé comme un sac (un clown d'ailleurs si je ne m'abuse...Oui parce que bien sûr mes citations ne sont pas exactes hein, ça serait trop beau sinon). Jouissif ce genre de scène.
      -Insérer dans le récit des remarques inopportunes (en même temps là c'est de l'auto-appréciation vu que je fais ça tout le temps )
      ex: 1ère page du 1er livre: "Vous n'êtes pas obligé de lire ceci mais comme il restait une page blanche..." Et paf l'auteur raconte d'où lui est venu l'envie d'écrire l'investiture des dieux -sauf si je me plante comme un arbre et que c'est pas le bon manga, ce qui est encore possible vu l'heure- .
      -Donner envie de lire la version originale (mais traduite quand même) de la légende chinoise dont est tiré le manga, de se culturer -si, ça se dit aussi- sur les mythes et légendes de l'époque Yin.

      Voilou!
      Un très bon moment de lecture -surtout quand on est sensé et censé avoir cours... Donc ça valait la peine de déterrer un ancien topic, je suis toute contente maintenant (oui, nous vivons dansune société hédoniste d'après certains, alors donnons nous du plaisir comme nous pouvons hein )

    • Anonyme

      03/06/2008 à 12h49

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      J'avais commencé à m'interesser à "Houshin Engi" à travers l'adaptation animé -- qui, à mon avis, était un peu trop étroit. J'avais donc le bonheur de lire l'entierté de ce manga (en anglais). Certes, je me suis bien perdue parmi les noms, les camps, les provinces, etc.; mais l'histoire et garde toujours son intrigue. ^_^ J'apprécie beaucoup les coups d'humour que nous donne Fujusaki, qui m'a donné une lecture très aisée et plaisant. Bravo à Fujisaki !

    • Anonyme

      30/08/2008 à 14h21

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      très ancien manga heureuse que l'on ne l'ai pas oublier merci !!

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