4.5/10

Immortal Rain - On peut en dire autant de l'ennui...

Si vous avez suivi mes critiques au tome par tome, vous savez très bien ce que je pense d'Immortal Rain. Qu'à cela ne tienne, je vais me faire un plaisir de le répéter dans la critique générale de la série ! 


Ils sont beaux, non ? Non ? Ah ok...
Il était une fois, dans un pays lointain, une jeune fille en fleur... 

Depuis des siècles, Rain Jewlitt parvient à échapper aux assassins et aux chasseurs de primes qui souhaitaient percer le secret de son immortalité. Machika, une jeune femme pleine de vie, s'est fait le serment de venger son grand-père, "Zol le faucheur", décédé dans cette quête. Cependant, sa rencontre avec Rain, tourmenté par le poids des siècles, va lui révéler que l'amour n'est pas toujours bien loin de la haine. 

Rain est immortel, c'est un fait. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il a mangé un ange. Dans sa quête pour retrouver son humanité, il devra affronter Yuca, un autre immortel qu'il a croisé à maintes reprises et qui a des liens plus qu'étroits avec lui, mais aussi l'armée de Calradia. Une chose est sûre, les aventures ne font que commencer. 


Danse de vandales, sens d'où vient la chaleur ! 

Je n'ai rien de particulier contre les shôjo et je suis le premier à les apprécier quand ils sont bons (il suffit de voir mes critiques de Piece ou encore La Colline aux coquelicots pour s'en convaincre). Quand j'ai vu pour la première fois le résumé de la série, je me suis même dit que ça pouvait être pas mal cette histoire de chasseurs de primes qui tombent amoureux. Malheureusement, force est de constater que Kaori Ozaki n'a pas du tout réussi son mélange.

En voulant introduire une composante combat/shônen, j'ai l'impression qu'elle s'est plus compliqué la vie qu'autre chose. Les scènes de combat tournent au ridicule et aucun affrontement n'est vraiment digne de ce nom. Les "pouvoirs" de Rain et tout le tintouin autour de la force des anges n'y change rien puisque c'est complètement sous exploité et relégué au second plan. Même quand c'est utilisé, l'auteur ne cherche qu'une occasion de faire pleurer son personnage principal (Machika est une jeune fille soi-disant forte...) et même des personnages secondaires, ça
dépend des fois en fait !

Oui, Immortal Rain reste un shôjo pur et dur puisque ce qui prime, c'est l'histoire d'amour (au départ très unilatérale) de Machika pour Rain, la relation Yuca/Sharem (qui a perdu son enfant très jeune) ainsi que la bromance Yuca/Rain. L'héroïne m'énerve au plus haut point avec ses airs de guerrière mais qui chouine en permanence parce que son Rain chéri n'est pas là, donc je ne vais pas m'attarder sur son cas. La relation Yuca/Sharem est un peu plus intéressante. Alors qu'il se dit toujours rejeté par les humains, Yuca est parfait dans le rôle du fils de substitution de Sharem et on voit que même si la jeune femme ne le considère jamais comme son fils de sang, elle l'accepte dans son coeur comme son véritable enfant (c'est beau, non ?). Je vous laisse tout le plaisir de découvrir la bromance par vous même si jamais vous réussissez à arriver jusque là...

Lunettes noires pour cases blanches

Kaori Ozaki utilise le blanc à outrance et pas forcément de manière productive. Son dessin est presque dénué de trames, ce qui n'aide pas du tout à faire passer son trait fin, et les décors sont souvent assez vides. Ne cherchez pas le détail qui tue ou de la vie dans les arrière-plans puisque vous risquez d'être déçus... De plus, on a cette impression désagréable que tous les personnages se ressemb
Trio de vainqueurs.
lent en les voyant avec leurs yeux fermés... 

Difficile de croire en leur singularité et je n'ai pas eu l'impression que l'auteur avait particulièrement soigné ses personnages ou du moins pas tous. Encore une fois, Sharem réussit à tirer son épingle du jeu avec un style garçon manqué un peu plus mis en avant que les autres mais pour moi, c'est vraiment la seule qui se démarque... 

Coeur de printemps

Non, je ne recommande pas Immortal Rain (sans blague !!!) et je dois avouer que je suis assez déçu par Doki-Doki qui nous avait habitué à beaucoup mieux dans son catalogue (le délirant Otaku Girlset le sympathique Dictatorial Grimoire par exemple). Servi par un dessin plus que médiocre, des personnages sans aucun charisme et une histoire plus bancale qu'autre chose, la série est loin d'être immortelle dans ma mémoire. 

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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