8.5/10

InuYasha: Le Château des Illusions

Deuxième épisode sur quatre des versions cinématographiques des aventures d'InuYasha à nous parvenir, Le Château des Illusions montre le cinéma d'animation nippon à son meilleur. Un spectacle beau et trépidant qui n'a pas pris une ride malgré ses huit ans d'âge.

Pour ceux qui ne connaitraient pas, InuYasha est à la base un manga à succès dessiné par la célèbre Takahashi Rumiko à laquelle on doit entre autres Lamu, Maison Ikkoku, Mermaid's Forest et Ranma ½, et qui narre les aventures de Higurashi Kagome, une jeune lycéenne de 15 ans qui découvre un jour que le puits de son jardin se trouve être un passage magique qui ouvre sur le Japon féodal de l'ère Sengoku. Dans cette autre époque régie par le chaos et la violence elle fait la connaissance d'InuYasha, une créature mi-homme mi-démon. Ensemble ils vont partir à la recherche des fragments de la perle des 4 âmes, qui posséderait la faculté de rendre presque invincibles les démons qui s'en empareront. Mais InuYasha est-il un compagnon de route fiable pour Kagome ? Doit-elle se fier à l'homme ou au démon ?

Kagome et InuYasha.
Kagome et InuYasha. "Je t'aime. Moi non plus"
Le château des illusions
est le second long métrage tiré de la série, qui comme pour cette dernière est chapotée par le studio Sunrise,  et tout comme pour les 3 autres volets destinés aux grands écrans nippons (InuYasha : Au-delà du temps-2001, L'épée de la domination du monde-2003 et Feu sur l'île mystique-2004) l'action se déroule en dehors de l'intrigue principale. Ici InuYasha et ses compagnons doivent faire face à la menace de la sorcière Kaguya, la princesse lune, enfermée dans un miroir magique et qui pour retourner à la réalité doit faire revenir le château des illusions sur le plan terrestre. Et bien entendu, si elle parvient à ses fins cela n'augurera rien de bon pour l'humanité.

Dés les premières minutes la qualité et le soin apporté à la direction artistique (signée Ishigaki Tsutomu) qui n'est pas sans rappeler les films de Miyazaki annonce la couleur : nous avons indéniablement affaire à un grand film d'animation, du vrai travail d'orfèvre magnifiquement ciselé dont la qualité globale est excellente de bout en bout et ce à tous les niveaux. Le scénario de Sumisawa Katsuyuki est passionnant et permet de savourer de très bons dialogues (il est à noter au passage que ne pas connaître le manga n'empêche pas spécialement d'apprécier le film, les éléments clés de l'histoire étant subtilement et naturellement exposés dans les premières minutes). L'animation quant à elle est au diapason, bénéficiant d'un character design solide dont le côté très coloré se marie à merveille avec les décors aux tons chromatiques plus réalistes, et le tout est d'une fluidité impeccable. On ne s'étonne pas de constater derrière cet excellent travail la présence de Motohashi Hideyuki qui avait déjà fait ses preuves sur des séries telles que Sailor Moon, Cowboy Beebop, City Hunter ou Yu-Gi-Oh !

Le miroir des illusions et ses terribles promesses
Le miroir des illusions et ses terribles promesses
A la différence de la série par contre on ne retrouve pas les réalisateurs Ikeda Masashi ou Aoki Yasunao (respectivement en charge des épisodes 1 à 44 et 45 à 167), mais Shinoara Toshiya qui outre avoir réalisé les 3 autres films d'InuYasha à aussi travaillé sur Gurren Lagann et Fushigi Yuugi. Son sens du rythme et le respect dont il fait montre de l'univers et de l'humour particulier de l'œuvre de Takahashi Rumiko confère au film une vraie épaisseur et un sacré spectacle oscillant entre combats superbement découpés, plans savamment composés et féerie visuelle de chaque instant. Que du plaisir pour les yeux en somme! Et comme nous ne sommes pas non plus sourds on appréciera de concert (sans vouloir faire de mauvais jeu de mots) une partition de Wada Kaoru, inspirée et typique de l'esprit shonen, faite de poussées héroïques et dramatiques qui soutiennent et complètent parfaitement cette réussite graphique.

Au final on ne déplorera que deux choses concernant cette édition DVDèche au master de toute beauté : que la version française mollassonne tombe complètement à côté de la plaque de l'ambiance épique du titre (la V.O elle est par contre excellente) et qu'il n'y ait aucun supplément disponible pour en savoir plus sur le travail accompli par l'équipe du film, qui peut être fière de donner à voir un aussi beau spectacle.  

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1 commentaires

  • Anonyme

    16/02/2010 à 01h50

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    j'adore inuyasha, une magnifique épopée

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