Japan Expo 2014 - Interview de Shiitake

Pendant Japan Expo, les éditions Nobi Nobi ont été assez folles pour laisser Meloku s'approcher de Shiitake (à leur place, j'aurais hésité !). Quoi qu'il en soit, il a réussit à en tirer une jolie entrevue. Petit compte-rendu !


En plein travail.

Meloku (M) : Bonjour Shiitake.

Shiitake (S) : Bonjour.

 

M : Depuis 2011, vous êtes présente chaque année à Japan Expo, on peut dire que vous avez un lien particulier avec la France et ce festival.

S : Oui, j'adore venir ici car les français aiment beaucoup les mangas et les animes, et Japan Expo permet de concentrer tous les fans de cet univers. Concernant la France, j'aime ce pays. Cette année j'ai pu visiter le palais de Versailles, le Louvre, le musée d'Orsay, le Sacré-Cœur, Notre-dame de Paris et même le lieu où Marie-Antoinette a été décapitée [la place de la Concorde donc].

 

M : Pouvez-vous nous parlez de vos inspirations, et des artistes qui ont influencé votre travail ?

S : Je m'inspire des fleurs et des bijoux. De manière générale, j'aime ce qui brille, ce qui est mignon aussi, et j'essaie de le transcrire dans mes illustrations. Les vêtements ont également une place importante dans la réalisation de mes dessins.

 

D'un coup, Shiitake aperçoit un cosplay de Tales of, se lève, et le photographie.

S : Désolée, j'aime beaucoup de choses comme vous pouvez le voir. Concernant les artistes, j'ai été beaucoup influencée par les lithographies d'Alfons Mucha et l'art nouveau. Elle est moins connue, mais tout le travail de Cicely Mary Barker sur les fées et les fleurs constitue une grande inspiration pour moi. Du côté des japonais Makoto Takahashi m'a également inspiré. Il doit être âgé maintenant. Et enfin je subis l'influence de Mutsumi Inomata, qui s'occupe du chara-design de la série de jeux vidéo Tales of.

 

M : Pouvez-vous nous dévoiler votre méthode de travail pour réaliser une illustration ?

S : Tout d'abord j'ai besoin d'avoir une inspiration, et ensuite je réfléchis à la disposition des fleurs et au visage. Ensuite je réalise un croquis où ça prend forme, puis je m'occupe des détails et de la pose du personnage. C'est le moment le plus dur, combiner la pose et les vêtements. Une fois que le croquis est net, je le scanne et j'utilise le logiciel SAI pour la colorisation. Et enfin je finalise mon illustration grâce à Photoshop.

 

M : Est-il possible que vous nous parliez de votre collaboration avec Alice Brière-Haquet ?

S : C'est une excellente partenaire ! Pour un livre, combiner dessin et texte est un exercice difficile. Mais je pense que notre collaboration est une réussite. Pour l'instant il n'y a pas de projet avec Nobi Nobi, mais ça me plairait énormément de retravailler avec Alice. 

 

M : On remarque une récurrence de jeunes filles, de fleurs et même de papillons dans vos dessins, il y a-t-il une symbolique derrière tout ça ou aimez-vous simplement dessiner ces éléments ?

S : Depuis mon enfance, j'aime les fleurs, et j'aime les dessiner. Il n'y a vraiment pas de symbolique cachée. En fait, ma maman adore le jardinage, elle m'a transmis sa passion et me donne de précieux conseils pour mes dessins.

 

M : Que ce soit au Japon ou ailleurs, vous faites beaucoup de conventions et d'expositions, aimez-vous le contact avec votre public ?

S : Oui j'aime ça, mais je ne suis pas douée pour la conversation, je suis timide et très maladroite. En fait, dessiner, c'est pour moi un moyen de communication, vous voyez ?

 

M : Et on explique votre forte présence sur internet (réseaux sociaux, site web) de la même manière... ?

S : Oui, c'est formidable, on peut communiquer avec des fans de tout le Japon et même de partout. J'aime beaucoup internet et particulièrement les réseaux sociaux.

 

M : Vous vous êtes occupée des illustrations de Kaguya, princesse au clair de lune, êtes-vous allée voir le film d'Isao Takahata adapté du conte et qu'en pensez-vous ?

S : Non, je ne l'ai pas encore vu.

 

M : Et pouvez-vous nous éclaircir sur votre vision de l'histoire de la Princesse Kaguya ?

S : C'est un très vieux conte, il date d'il y a plus de 1000 ans. A l'époque, il était considéré comme une histoire de science-fiction, mais, à mon sens, il s'agit aujourd'hui d'un conte fantastique. De plus, la culture de l'époque est différente de celle d'aujourd'hui, il a fallu réactualiser la vision des choses. Mais malgré tous ces changements, les sentiments, eux, n'ont pas changé.

 

M : Tout à l'heure vous me disiez aimer beaucoup de choses, dont Tales of. Alors, de vous à moi, quel est votre opus préféré ?

S : En fait, j'aime surtout le personnage de Leon, dans Tales of Destiny

 

Après m'avoir raconté le background du personnage (avec quelques spoilers), Shiitake, passionnée par le sujet, m'indique les emplacements de deux stands concernant de Tales of, dont un présentant Tales of Xillia 2 en avant-première.

S : Tales of Xillia 2 a vraiment le meilleur scénario jusqu'à présent, vous devriez y jouer. Il y a une histoire complexe, pleine de mystères, basée sur la temporalité et le sacrifice.

 

M : Et pour finir, avez-vous un message pour vos fans ?

S : Bien que je ne suis qu'illustratrice, je vous remercie de supporter mes œuvres et de venir me voir. J'aimerais faire d'autres conventions en France afin de découvrir d'autres lecteurs. Je suis un peu maladroite pour parler, mais je vous invite à venir me rencontrer !


Mais qu'est-ce qui se passe ?!

Merci aux éditions Nobi nobi! pour l'organisation de la rencontre ainsi qu'au traducteur Nicolas Osika. 

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