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Junk - Record of the last Hero

Lors de la phrase d'introduction de Junk - Record of the last hero, un manga de Kya Asamiya, l'auteur nous indique explicitement qu'il a dessiné une série de super héros centrée sur la manière d'utiliser des nouveaux pouvoirs. Le manga ne trompe pas le public à ce niveau, offrant effectivement une histoire basée sur le choix de faire le bien ou le mal. Mais quand l'auteur précise qu'il a exploré un domaine ignoré de tous et qu'il a créé un univers unique, on se dit alors que ces chevilles doivent être d'une taille spectaculaire.

Junk
Junk
En effet, cet univers unique n'est ni plus ni moins le monde réel où seul un élément fantastique intervient : "le Junk". Ce terme barbare désigne une tenue de combat ultra secrète et à la pointe de la technologie permettant de transformer n'importe quel idiot en un Robocop en puissance. Hiro, justement pas bien gâté par la nature pour utiliser l'ensemble de ses capacités cérébrales, reçoit cette fameuse tenue, le transformant en un surhomme à mi-temps. Mais il n'est pas le seul à posséder ces pouvoirs puisqu'une jolie et mystérieuse demoiselle possède le même accoutrement.

Ce qui frappe à la première lecture de Junk est la laideur générale qui s'en dégage. On a l'impression que le mangaka a bâclé tous ses dessins, les personnages étant hideux et disproportionnés, les décors grossiers et les scènes d'action particulièrement confuses. Pas facile de s'intéresser à un manga qui ne donne pas envie de tourner les pages...

L'histoire est également malmenée, manquant d'originalité et nous rappelant Gantz sur le fond. Utiliser une combinaison inconnue superpuissante est loin d'être novateur et encore faut-il savoir traiter le sujet. Le personnage principal est en plus absolument détestable. Oui pour créer un héros pas forcément gentil mais non pour en faire un parfait demeuré limite vicieux. Les dialogues sont mauvais, le rythme inexistant et le tout est traité beaucoup trop sérieusement. Bref, pas grand-chose à sauver.

Manga moche, surfait et peu captivant, Junk se lit avec difficulté et courage mais se lit tout de même. Seulement, regardez plutôt Gantz à la place, sensiblement du même genre mais largement plus joli, complexe et prenant.

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Tengu

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