6.5/10

Kamen Teacher

Attendu. Trop atendu sans doute, le nouveau Fujisawa peine à convaincre

Gôta Araki, prof d'histoire, vient d'être affecté dans un lycée connu pour recueillir tous les cas désespérés de la capitale. Ses élèves sont oisifs, indisciplinés et parfois même franchement violents. Or, un autre enseignant a été muté en même temps qu'Araki, un certain Jûmonji. Personne dans le lycée ne l'a encore vu. C'est le visage dissimulé par un casque que ce dernier fera son apparition, provoquant et infligeant une impressionnante correction aux élèves les plus turbulents. Au terme de ce « cours particuliers », il leur rase la tête et les marque d'un « KT ». Une enseignante enquête pour savoir qui est ce Kamen Teacher : il semble qu'une importante organisation œuvre dans l'ombre...

Kamen Teacher
Kamen Teacher
Le thème fort de Tôru Fujisawa demeure les relations prof - élève. Encore une fois, après Young GTO et GTO, l'auteur s'y attaque sous le thème du justicier masqué en quête de remettre dans le droit chemin, celui des études et de l'abandon de la délinquance. Bref, rien de nouveau dans les thèmes abordés avec une redite assez barbante de GTO... Mais avec Fujisawa, c'est plutôt le cocktail entre fun et action qui intéresse le lecteur en attente de bagarres en règle et de coups foireux. Et de ce point de vue là, cela marche plutôt pas mal... Ajoutez-y un protagoniste qui ressuscite le Kamen Rider de Shotaro Ishinomori (Cyborg 009, Miyamoto Musashi...), plus connu pour sa série live diffusé durant les années 80 en France. Le mythe du héros masqué ne s'impose que comme un moyen de mettre en avant la dualité du protagoniste : professeur froussard en cours, combattant accompli en dehors. Face aux petites frappes du lycée, le Kamen Teacher tient à régler les conflits gangrénant ce lycée de manière anonyme. A l'inverse, les seconds rôles sont traités trop en surface pour être réellement accrocheurs (Ichimura, la jolie prof notamment...). Il apparaît que Fujisawa a été coupé en plein effort, trouvant une fin rapide mais heureuse au bout de quatre volumes. Une fin mi-figue mi-raisin laissant envisager une suite, peut-être sous de meilleurs auspices...

Graphiquement, pas de nouveauté. L'auteur délivre un titre au-dessus de la moyenne shônen avec son trait caractéristique rendant « cools » ses personnages par des postures flamboyantes et une mise en scène particulièrement bien contrôlée. Le trait est efficace, le chara design est juste sympathique, tout comme le remplissage.

Un titre un poil décevant, ressassant des thèmes déjà-vus et peu créatifs en la matière mais l'ambiance demeure. Fujisawa peine à convaincre qu'il faille jeter un coup d'œil à son titre mais on s'amuse à prendre un plaisir non dissimulé à travers son rythme entraînant.

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