Les Kana du mois de décembre 2014

Le mois en deux mots trois mouvements : machines / délire / magie / sourcil / dieux.


Bullet Armors 5 : Ion se rend dans la forteresse des baker pour retrouver ses amis capturés mais l'opposition rencontrée est plus lourde que prévue. Il sera sauvée par l'intervention d'un ancien ennemi qui viendra lui prêter main forte… Cet avant-dernier volume de la série fait son boulot à la perfection : il nous révèle celui qui fera office de boss final et le lie de manière très claire à un personnage que l'on connaissait déjà. L'impression qui se dégage du manga à ce niveau là, c'est surtout un sentiment de formatage. On pourrait presque utiliser l'expression anglaise textbook pour qualifier l'oeuvre, c'est à dire qu'elle suit un cahier des charges prédéfini à la perfection. Bien sûr, ça ne veut pas dire que ce n'est pas agréable à lire ou suivre mais il y a un manque d'originalité assez flagrant et c'est dommage car il y avait matière à produire quelque chose d'un peu plus travaillé. Moritya s'est contenté de faire un shônen classique et il l'a fait correctement. Cependant, il manque ce petit quelque chose qui aurait pu en faire un hit. Dommage dommage…  

Gintama 31 : Sorachi est décidément un mangaka complètement fou ! Cette fois, il pousse le délire jusqu'à transformer les traditionnels sondages de popularité du Jump en guerre impitoyable… Eh oui, alors que les personnages possèdent un rang suite aux votes des lecteurs, ils sont incapables de s'en contenter. Le premier incident arrive presque par hasard mais c'est très rapidement une véritable chasse à l'homme qui commence et aucun des héros de la série n'est à l'abris d'une mauvaise surprise… On pourrait s'en douter mais c'est grand n'importe quoi façon Sorachi. L'auteur se permet tout et n'importe quoi dans une battle royale improvisée qui réunit tous ses personnages dans un combat impitoyable qui sait rester bon enfant. En effet, l'humour est omniprésent et même dans les moments les plus dramatiques, l'auteur parvient toujours à caser une petite blague. Les autres petites histoires du tome sont du même acabit, un mélange d'humour avec un peu d'action. La déception gagnera cependant le lecteur alors qu'il arrive aux dernières pages du volume. C'est écrit blanc sur noir, le volume suivant n'arrivera pas avant 2015. Pour une série qui en est à son cinquante-septième volume au Japon, l'attente entre deux tomes français commence à vraiment être abusée…

Magic Kaito 1 : Kaito est un jeune garçon qui cherche à devenir magicien, un peu comme son père. Autre détail, ce dernier sévissait comme voleur appelé Kid l'insaisissable… Après l'assassinat de son paternel, Kaito de reprendre son identité… Si vous lisez la série phare de Goshô Aoyama, j'ai nommé Detective Conan (77 volumes, toujours en cours chez Kana), vous connaissez déjà le personnage puisqu'il est apparu dans un des ses arcs. Pour le coup, ça ne changera pas grand chose à votre perception de ce premier volume puisqu'il a été écrit bien avant Conan. En effet, il s'agit de la première publication du mangaka même si elle possède un rythme pour le moins chaotique et très peu régulière… Le titre est un étrange mélange entre Cat's Eyes et Lupin III. On y découvre un « gentleman » cambrioleur qui annonce ses vols et qui passent son temps à se moquer de deux ses poursuivants qui sont aussi deux personnes qu'il connait dans la vie réelle. L'auteur glisse quelques gags par-ci par-là mais ça reste de l'humour potache pas particulièrement percutant. La mise en scène peine à convaincre et le format en mini-histoires sans fil rouge n'aide pas. Franchement, on s'ennuie un peu en voyant que les histoires possèdent toutes le même schéma narratif et que rien n'est vraiment fait pour garder l'attention du lecteur. L'un des seuls éléments qui sauve le titre, c'est son côté old-school (années 80/90) qui possède un charme certain. Pour le reste, que ce soit au niveau des personnages pas attachants pour un sou ou de l'histoire plus que basique, il faudra faire beaucoup mieux dans le tome 2 pour nous convaincre !


Mon Histoire 4 : Plus on avance dans la série, plus on découvre que Takeo a du succès. Il semblerait que ce soit vrai une fois de plus dans ce quatrième volume de Mon Histoire puisqu'on apprend que la soeur de Sunakawa est amoureuse de lui depuis longtemps ! Les prétendants de cette dernière vont d'ailleurs commence à rappliquer pour voir à quoi ressemble celui qui a su ravir le coeur de leur dulcinée… Le plus acharné d'entre eux se nomme Oda et va tenter de comprendre ce que Takeo possède et que lui n'a pas. Ce dernier va ainsi s'incruster (sans trop de mal d'ailleurs) dans le petit groupe formé par Sunakawa, sa soeur, Takeo et Yamato. Comprenant les sentiments de celle qu'il aime, Oda va même la pousser à dévoiler ses sentiments… Aussi étonnant que ça puisse paraître, tout ça se déroule sans que Takeo ni sa petite amie ne s'en aperçoivent ! Cette dernière va cependant être mise à l'épreuve lorsque Takeo se met à entrainer une jeune fille pour la course de relais… Avec ce quatrième volume, aucun doute possible, Mon Histoire est véritablement un shôjo incontournable, pas seulement chez Kana mais sur le marché du manga en général. Mêlant habilement sentiments, humour et situations aussi traditionnelles que cocasses, il y en a pour tous les goûts. Sachant que l'anime ne devrait pas tarder, n'hésitez pas à y jeter un oeil (et de le conseiller) le moment venu, il pourrait finir de convaincre les plus récalcitrants !

Save me Pythie 2 : Elsa Brants avait promis plus de dieux, de combats et autres gags et il semble qu'elle ait tenu ses objectifs. Dans ce deuxième tome, Xanthe va faire la connaissance de certains de ses frères et soeurs mais va aussi devoir affronter bon nombre de rejetons d'Echydna (la « mère des monstres »). Toujours aidé par Pythie, le duo sera rapidement rejoint par Elécathe, une nymphe des enfers qui sera séduite par le demi-dieu une fois leur combat terminé. Elsa Brants continue son épopée dans un style assez moderne et n'hésite pas à faire des anachronismes (comme avec le telephonos, etc.) mais pousse aussi d'autres mythologies à faire irruption dans son oeuvre. Pour preuve, vous retrouverez de nombreuses références à A Song of Ice and Fire (Joffrey Baratheon se balade dans les pages de ce volume) et ça ne m'étonnerait pas, qu'à terme, on voit quelques dieux égyptiens ou même nordiques. Le concours de talent est une bonne idée qu'il aurait peut-être fallu développer un peu plus, peut-être faire intervenir des personnages un peu plus imposants ou plus charismatiques. Quoi qu'il en soit, le titre se lit toujours aussi bien et la variété impressionnante de gags ne pourra que vous faire sourire pour peu que vous lisiez cette série le coeur et l'esprit tranquille et détendu.

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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