Les Kana du mois de mars 2014

Entre les folies de M. Koro et de Gintoki, les machines vivantes de Bullet Armors et les sorcières de Witchcraft Works, le mois de mars était placé sous le signe de l'action chez Kana.


Assassination Classroom 3
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Les tentacules, c'est la vie ! C'est un peu ce qu'on pense une fois le tome 3 de la nouvelle série de Yusei Matsui. M. Koro peut faire tellement de choses avec qu'on se demande pourquoi les êtres humains ne peuvent encore pas s'en faire greffer… Le voyage a Kyoto est plutôt bien mis en scène avec pas mal de rebondissements mais il nous permet surtout de découvrir des facettes encore inconnues du prof un peu jaunâtre. Ce dernier n'a aucun problèmes d'organisation il a même prévu un petit manuel de survie pour les élèves en cas de coup dur. Il a de la source le poulpe ! Le retour au quotidien ne sera pas beaucoup plus reposant puisque deux nouveaux élèves (pas très humains d'ailleurs) viennent semer le trouble dans la classe de M. Koro. Au final, on se retrouve avec un bon volume, plutôt rythmé mais qui laisse un peu le lecteur sur sa faim. On se pose encore beaucoup de questions sur les motivations du prof et sur la façon dont il est arrivé là. Difficile aussi d'estimer sa force puisque jusqu'ici, il n'a pas l'air de trop se fatiguer… En tout cas, Kana fait un joli boulot sur l'adaptation en proposant des textes fluides et bien tournés. Pourvu que ça dure ! 

 


Bullet Armors 1
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Pour tout ceux qui se demandent s'il y a un rapport avec Richard Bullit (Mais qui a tué Pamela Rose ?), eh bien, je serais tenté de dire que vous avez probablement l'esprit aussi tordu que moi puisque c'est l'une des premières questions que je me suis posé. Evidemment, il n'y en a aucun (suspense = dead) mais cette série courte (6 tomes) que Kana va finir dans l'année s'avère être une excellente surprise. Les aventures d'Ion et de Serena ont un petit côté rafraîchissant qu'on ne trouve plus trop dans les shônen récents qui cherchent très rapidement à monter une histoire et un univers complexe. Ici, que nenni. Les éléments de base du genre sont repris : un jeune garçon et une jeune fille qui partent à l'aventure dans un monde un peu original puisqu'il est peuplé de machines vivantes (et belliqueuses pour la plupart). Le jeune Ion, à la recherche de son père, fait d'ailleurs beaucoup penser à Gon (Hunter X Hunter) de par son caractère et sa façon d'être. Assez « Jem'enfoutiste », très libre dans sa manière de parler aux gens, il a tout du héros sympathique et force est de constater que la sauce prend. Alors qu'on se dit que le premier volume est un peu léger, on se rend compte que le deuxième est juste à côté donc… n'hésitez pas trop longtemps !

 


Gintama 30
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Je ne compte plus les mois d'attentes entre chaque volume de Gintama mais une chose est sûre, la lecture d'un nouveau volume est devenu un plaisir beaucoup trop rare à mon goût (surtout quand on sait que la série a dépassé les cinquante tomes au Japon)… L'arc de Tsukuyo et du quartier de Yoshiwara touche à sa fin alors que Gin se bat contre Jiraya, l'ancien maître de la jeune kunoichi. Ce duel ne laissera d'ailleurs pas notre homme à tout faire indemne tant l'araignée est coriace… Comme d'habitude dans la série, Sorachi profite des passages « sérieux » pour donner une aura exceptionnelle à son protagoniste. Gin fait preuve d'une classe à toute épreuve (rien à dire là-dessus) et quelques chapitres plus loin, il recommence à faire le pitre et gâche absolument tout le travail fait en amont sur sa personne ! Passer si facilement du sérieux au grand n'importe quoi tout en gardant une véritable cohérence dans l'histoire mais aussi dans le développement des personnages, c'est ça la grande force de Gintama, un titre qui mériterait un bien meilleur traitement que celui qu'il subit actuellement. 

 


Witchcraft Works 1
(animé disponible en simulcast sur J-ONE et sur ADN): Il existe des manga sur lesquels on tombe de manière assez inattendue et, pour moi, Witchcraft Works fait partie de cette catégorie. Ouvert alors que je m'ennuyais dans le train, je m'attendais à un énième titre avec des magiciennes en collant avec leurs petites baguettes en train de faire des « abracadabra » et autres sorts magiques. Eh bien non, même si on a bien le droit au costume de la sorcière, cette dernière est loin d'être niaise et naïve. Dans le monde de Takamiya et Kagari, les choses sont un peu plus compliquées. Déjà, celle qu'on va considérer au début de la série comme la « Saori Kido » n'aura pas besoin d'être protégée. En fait, c'est plutôt son « Seiya » qui va avoir besoin d'un coup de main pour échapper aux hordes de sorcières qui viennent lui chercher des noises. Eh oui, Kagari (la sorcière donc), du haut de ses talons, coiffée de son chapeau pointu et armée de sa baguette va devoir protéger sa « princesse » (si si) Takamiya (c'est un homme, oui, oui). Un joli retournement de situation et un très bon départ pour un titre qui n'avait pourtant pas l'air plus attirant que ça lors de son annonce. Avec son graphisme bien maîtrisé, ses personnages joviaux et ses sorts impressionnants, le deuxième volume promet !  

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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