6.5/10

Kenshin – Restauration – Retour cinématographique d’une âme en peine

Depuis 2012, Kenshin le vagabond a fait son grand retour, notamment par le biais du cinéma. L’auteur, Nobuhiro Watsuki, a profité de ce focus pour se replonger dans l’uni- vers de sa série phare ! Reprenant le scénario proposé pour la version grand écran, il nous propose là un remake des premiers épisodes.

Tout amateur de manga connaît le vagabond à la cicatrice et au sabre à lame inversé. Malgré son âge, la série originale continue à faire office de monstre sacré du genre et ceux qui la connaissent n'ont aucune raison d'en douter.


Watsuki nous propose ici une aventure un peu particulière parce qu'il a décidé de revenir aux origines de son personnage fétiche (mettant en pause son autre série en cours Embalming qui paraît en France chez Kazé Manga et que je ne peux que vous conseiller !) à l'occasion de l'adaptation de sa série sur le grand écran. Quand on y réfléchit, le mangaka s'est vu offrir la chance d'une vie. En effet, quel auteur n'a pas rêvé de changer les débuts de son personnage le plus célèbre ? On connaît tous le caractère perfectionniste des maîtres de la plume et c'était une occasion unique de corriger des erreurs de jeunesse.

 

Pourtant, on se rend très vite compte que le personnage que l'on connaissait n'a pas changé et ce, malgré son nouveau style (il semble que les écharpes au vent soient à la mode ces derniers temps). Kenshin est toujours aussi cool (voilà, c'est dit) et il possède cet esprit de révolution qui avait fait sa force à l'époque. Watsuki a décidé de ne pas vraiment modifier la base de son histoire mais simplement de modifier quelques événements. On retrouve d'ailleurs tous les personnages qui ont fait le succès de la série : Sano, Yahiko, Kaoru… Ces derniers sont à peine modifiés pour s'insérer correctement dans la nouvelle intrigue. Ce nouveau développement n'est malheureusement pas transcendant. Le dojo Kamiya est une nouvelle fois convoité par un riche entrepreneur, Kanryu Takeda qui pense que le pouvoir de l'argent surpasse tous les autres dans cette nouvelle ère où les samouraïs ne sont plus les bienvenus. Ce n'est donc pas au niveau de l'histoire qu'on sera le plus surpris. Le plus gros argument en faveur de Kenshin – Restauration – serait plutôt son graphisme. Le style de Watsuki est un vrai plaisir pour les yeux et il s'est encore affiné (et ce, même si son trait s'est épaissi !) depuis la fin de la série originale. C'est beau, c'est dynamique et les combats sont un vrai régal pour les yeux (bon, j'avoue, je suis un vendu, j'adore véritablement son style graphique) !

 

Il ne faut pas se mentir, c'est avec grand plaisir qu'on retrouve Kenshin après toutes ces années (ou après ces quelques mois si vous avez suivi la version perfect qui s'est terminée il y a quelques mois). Si vous avez apprécié le film avec Takeru Sato (qui était plutôt sympathique soit dit en passant), vous n'aurez aucun mal à apprécier ce petit dytique que nous propose Watsuki. Ce qui m'a un peu plus gêné, c'est la façon dont il le justifie. Il est évident que c'est un pur produit de merchandising mais l'auteur tente quand même de le rendre légitime en prétextant un univers parallèle qu'il a voulu développer pour ne pas avoir à reprendre une histoire qu'il considérait comme terminée. Un peu dommage, surtout quand on voit que le résultat est loin d'être aussi mauvais qu'on aurait pu l'imaginer. 

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques