7.5/10

Keroro - le manga

Les fofolles aventures d'extraterrestres totalement frappadingues dans une famille japonaise. Drôlatique.

Les extra-terrestres les plus drôles envahissent enfin la France des lecteurs de mangas. Avec Keroro, Mine Yoshizaki apporte l'humour délirant de grenouilles tout à fait délurées. Ne vous fiez pas aux couvertures kitsch, le manga se révèle tordant et emballe son public avec des chutes absurdes et plaisantes. Les froggies ont plus d'un tour dans leur sac pour nous émerveiller de leur idées très... spéciales !

 

Groggy froggy

 

Keroro
Keroro
Le sergent Keroro, une grenouille verte extraterrestre coiffée d'une casquette à rabats, constitue l'avant-garde de l'invasion de la Terre par son peuple. Pauvres de nous…?! Pas vraiment car il devra d'abord convaincre la famille Hinata qui l'a recueilli, du sérieux de cette invasion et ce n'est pas gagné ! De leur côté, les frère et sœur Fuyuki, et Natsumi Hinata auront toutes les peines du monde à éviter les catastrophes que Keroro ne manque pas de provoquer !

 

Série humoristique à but ouvertement absurde, Keroro s'impose comme une de ces réussites assez rares en la matière en tenant le rythme sans s'écrouler sur la longueur. Le petit ramassis de « grenandouilles » présents dans le manga se montre totalement débile, provoquant bêtise sur bêtise. On retrouve l'esprit fou ert entraînant de séries animées comme Hare + Guu, Keishicho 24 ou Dr. Slump, les gags s'enchaînant comme des perles autour d'un collier. Il n'y a pas à chercher bien loin, Keroro reprend les mêmes recettes que ses prédécesseurs mais avec son originalité de faire d'un personnage kawaï un être maléfique malgré son apparence. Rapidement, les pokopens (ou humains) passent au second rang des préoccupations du lecteur toujours à se bidonner à la moindre apparition d'un extra-terrestre, synonyme de mauvais coup. La vie de la famille Hinata continue en dépit des tentatives d'envahissement de la planète à la Minus et Cortex… Le scénario ne devient que pacotille, les gags s'enchaînant sur le long terme avec aisance.

 

Il E.T. une grenouille…

 

Les personnages secondaires sont délicieux d'explosivité, autant humain que grenouille. Et surtout, comme dans tout bon manga d'humour se respectant, la séquence de parodie ne cesse de se multiplier avec des citations incessantes au monde de l'animation et du manga (Gundam, Naruto, Dragon Ball…). Cela paraît presque évident mais le talent de narration de Yoshizaki consiste à faire progresser l'histoire sans trop en dévoiler, chose plutôt difficile pour un shônen. Les gags nombreux lui rendent bien service pour combler le vide scénaristique quasiment total de l'intrigue avec des situations en tout genre débordantes de folie. Bien évidemment, les personnages ne possèdent qu'une facette à leur actif, on se trouve dans un shônen, voyons !

 

Kana débusque un auteur assez complet car si le dessin n'est pas à proprement parler un modèle, Mine Yoshizaki possède l'atout de savoir varier son trait à court terme, rendant des cases graphiquement différentes pour exploiter une expression exagérée (dégoût immense, haine débordante…) insufflant un supplément de rires dans Keroro. Pour le reste, pas de quoi soulever les foules avec des adolescents tout à fait commun au genre mais des grenouilles kawaïsés jusqu'à plus soif. Commercialement, un succès sur toute la ligne. Autrement, un bon divertissement…

 

Keroro est une série à prendre en compte dans les mangas humoristiques du moment. Plutôt rare car la série est loin de perdre l'intensité de ses débuts. Au fur et à mesure de sa progression, le shônen parvient à créer encore des situations amusantes, jouant sur le fait de multiplier les références sans trop s'éloigner de son sujet. Croâ-yez-le ou non mais le manga est aussi bon que la série.

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Keiji

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