Les Ki-oon du mois de février 2014

Le mois en deux mots trois mouvements : une petite visite à Wonderland, le futur sans pétrole, des morts à la pelle, une petite fille qui se balade chez elle et une doctoresse complètement allumée.


Alice au royaume de trèfles 5
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Le chat de Cheshire a un sacré flair. Alors qu'il le soupçonne depuis quelques jours il semblerait qu'Alice soit vraiment devenue persona non grata dans plusieurs zones du royaume de trèfles. Dans ce monde où ceux qui ne servent à rien doivent disparaître, quoi de plus étonnant ? La jeune fille n'a pas brillé par son utilité depuis qu'elle est arrivée ici (elle passe son temps avec roucouler avec Boris, c'est déjà beaucoup me direz-vous). Les choses s'accélèrent et chacun reste sur le qui-vive. Comme d'habitude, le volume est coupée en deux et comprends une bonne dose d'histoire bonus qui, une fois n'est pas coutume, ne sert pas à grand chose (même pas à bien développer les personnages tiens…) et ne fait que répéter des scènes que l'on connaît déjà… Un peu dommage de gâcher un tiers du volume de la sorte mais bon, ce ne sont pas les lecteurs qui décident. La fin est proche (série finie en sept tomes) et on le sent !

 


Dimension W 1
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Le nouveau Ki-oon se passe dans le futur et coup de bol, y'a plus besoin de pétrole ! Tout le monde utilise les coils, des bobines électromagnétiques qui fournissent des ressources inépuisables. Après, il reste toujours ceux qui n'aiment pas le progrès comme Kyoma Mabuchi. Amoureux des bonnes vieilles voitures à essence, il préfère passer son temps à bricoler ses bolides (encore un vieux nostalgique, ça ne vous rappelle rien ?). Pour gagner sa vie, il récupère les coils illégaux (parfois transformés en armes) sur demande. Alors qu'il enquête sur deux petites frappes des bas quartiers, son chemin croise celui de Mira, une mystérieuse prisonnière dont le destin semble intimement lié aux coils… Difficile de ne pas être séduit par la nouvelle série de Yuji Iwahara (Le Roi des ronces, Nekoten…) tant elle regorge de bonnes idées : narration ultra-dynamique, complots à la pelle, nouvelles technologies, personnages bien travaillés… Comme si ça ne suffisait pas, le tout est sublimé par un graphisme à la griffe reconnaissable entre mille (il gère vraiment bien les effets de fumée soit dit en passant). Pour faire simple, Dimension W est un titre comme on voudrait en avoir plus souvent entre les mains, un titre complet.

 


King's Game Extreme 1
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Nobuaki est encore sous le choc du premier jeu du roi alors qu'il arrive dans son nouveau lycée. Incapable de renouer des liens avec des gens de son âge, le jeune homme va être marginalisé dès le départ au début de la nouvelle partie. Eh oui, il pensait que c'était fini mais il va être de nouveau attiré dans la spirale infernale… Le début de la série est très similaire à la précédente. Les ordres donnés par le Roi sont exactement les mêmes et on s'attend à une rediff' de la première partie. Cependant, l'auteur n'a pas l'air d'avoir choisi la facilité et introduit très rapidement un changement. Certaines règles ne sont plus les mêmes et les restrictions semblent encore plus violentes que précédemment. Difficile de dire si c'est mieux ou moins bien pour le moment mais on peut néanmoins émettre une réserve au niveau du dessin. C'est bien moins beau que la première série et certains personnages apparaissant dans des flashbacks sont même méconnaissables, un peu dommage pour les amateurs. Pour King's Game, il y a deux possibilités, soit on aime et « roulez jeunesse » soit on n'aime pas et on vomit sa haine sur le titre via les réseaux sociaux. Au grand bonheur des trolls, ce n'est pas cette nouvelle appellation qui changera la donne. 

 


Lucika Lucika 3
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La petite Lucika continue à découvrir le monde avec le sourire et avec ses yeux d'enfant… en tout cas quand elle ne chaparde pas les lunettes de son père. C'est un peu le grand défi la petite fille : marcher en portant les verres qui déforment tout ! Autant dire qu'avec son imagination, elle va très loin quand à la signification de ce qu'elle voit. Le dessin de Yoshitoshi Abe est toujours aussi agréable et ce, grâce à un encrage épais qui donne une vraie consistance à ses personnages. La couleur vient aussi renforcer la vivacité qui se dégage de Lucika mais aussi des divers animaux qui l'entourent (les caméléons sont partout !). Si on veut chipoter, on peut toujours pester contre le manque de fil rouge (oui oui, je sais que c'est un kodomo mais ça n'est pas une raison suffisante) qui pourrait vraiment donner une autre dimension à une série très agréable à lire et toujours joliment menée. 

 


Rash!! 1 :
Dans ce nouveau titre de la collection des « trésors » de Tsukasa Hojo, nous suivons les péripéties du docteur Yûki Asaka. Cette dernière vient remplacer sa grand-mère comme médecin dans une prison. Avec son talent certain pour exercer son art, elle a le chic pour se mettre dans des situations toutes plus catastrophiques les unes que les autres… Il n'y a pas de discussion possible, Hojo excelle dans l'art de créer des personnages à la fois fous et hyper classes. Que ce soit Ryo Saeba, Le Rat ou encore cette doctoresse un peu empotée, le lecteur n'a que l'embarras du choix. Ici, on se concentre quand même sur Yûki, une jeune femme qui est belle, intelligente et qui roule en voiture de sport. On aurait pu s'attendre à une certaine arrogance mais pas du tout. En sa qualité de docteur, elle est à l'écoute de ses patients et va même jusqu'à mettre sa vie en danger pour leur bien-être. En un volume, elle aura sauté d'un véhicule roulant sur l'autoroute, éviter la mort par immolation et combattu des malfrats. Ah oui, j'avais oublié de le dire mais elle est particulièrement douée pour le Kenpo ! Autant le dire clairement, Rash!!, ça se lit d'une traite et avec un grand sourire aux lèvres !

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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