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Kill Me Kiss Me

Im Tae Yeon voue un culte à Kang Keon, mannequin très en vogue chez les jeunes. Aussi est elle stupéfaite et ravie d'apprendre que son cousin, Jeong-Hu, est dans la même classe - et par extension la même école - que le top model. Elle se sert de sa ressemblance frappante avec son proche pour prendre sa place pendant une semaine et tenter de se rapprocher de l'élu de son coeur. Seulement, tout le monde prend Im Tae pour Jeong-Hu, et il en sera bien évidement d'autant plus difficile pour elle de séduire Kang Keon.

Kill me Kiss me
Kill me Kiss me
Que de suspens dans ce premier volume de Kill Me Kiss Me (K2 pour les intimes). Le scénario est assez sympathique, les dessins aussi, faisant penser à un mélange de style entre Kaori Yuki (Angel Sanctuary) et Togashi (Hunter X Hunter). On se laisse donc gentiment porter par cette histoire d'amour sur fond de bagarres entre écoles, thème décidément très à la mode ces dernier temps.
Seulement, l'intrigue du premier volume est complètement oubliée par la suite, et les quatre derniers manhwa de Kill Me Kiss Me relèguent le personnage de Im Tae Yeon au second plan, en font carrément disparaître d'autres et se concentrent surtout sur les aventures du cousin Jeong-Hu. S'ensuivront triangles, carrés et même octogones amoureux d'une complexité à en faire baver les plus persévérants.

La deuxième partie de Kill Me Kiss Me est donc moins bien réussie que la première, qui ne fait pourtant qu'un cinquième du total. Ne dramatisons pas pour autant, car l'oeuvre est parfaitement lisible, et Lee Young-Yoo aurait pu faire bien pire que ce manhwa. Seulement, c'est un public de filles qui est visé en priorité, et cela se ressent.
Déjà par le scénario, qui, je l'ai dit, consiste majoritairement en une multitude d'histoires d'amour mélangées les unes entre elles. Pas de secret, les amateurs seront passionnés, les autres auront du mal à s'intéresser.
Ce n'est pas l'aspect bagarre qui saura les consoler, car ces dernières servent surtout à faire avancer l'histoire ; la violence étant absente. Elles suivent souvent un schéma assez amusant : les deux adversaires se rencontrent et se font face. Ils se parlent quelques pages, puis se jettent l'un sur l'autre. Une case avec quelques gouttes de sang montre que l'affrontement a eu lieu, et l'on voit ensuite un des personnages par terre avec une blessure, et l'autre le regardant d'un air triomphant.
Ainsi, contrairement aux modèles du genre (Enfer et Paradis pour ne pas le citer), les combats ne sont que des prétextes, ce qui peut se révéler assez préjudiciable au rythme, notamment par un cruel manque d'action. Et par ailleurs le coté kitsch du genre n'est pas en reste. A vrai dire, on à beaucoup de mal à s'intéresser à des conflits entre collégiens super puissants.

Kill Me Kiss Me est donc une oeuvre plutôt moyenne, sauvée par son style graphique agréable, et un scénario, somme toute, relativement entraînant. Grâce à cela, une ambiance unique s'en dégage, et c'est déjà un très bon point.

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