Les Ki-oon du mois de février 2015

Le mois en deux mots trois mouvements : sombre / île / disparue / enfer


Darker than Black 1 : La série animée avait fait les beaux jours du studio BONES en 2007, à tel point qu'elle était revenue pour une seconde saison, et c'est maintenant à l'adaptation manga de (peut-être) venir faire le bonheur de Ki-oon. Dans le monde de Darker Than Black, la porte des enfers est apparue en plein Tokyo et a modifié l'évolution du genre humain. Des pouvoirs se sont réveillés chez certains individus qui ont été nommés contractants (remplacez porte par lumière et « contractants » par « alter » et vous avez le scénario d'une autre série publiée chez un autre éditeur). Evidemment, la police et le monde a dû évoluer avec cette nouvelle menace… Autant commencer avec un point négatif, l'histoire de cette série en 4 tomes se situe entre les deux saisons de l'animé. Autant dire que ceux qui n'auront pas vu la première saison vont avoir un peu de mal. Le lecteur chevronné reconnaîtra sans mal que des références sont faites à quelque chose d'antérieur mais ne pourra pas mettre la main dessus, et ce, même en feuilletant frénétiquement les premières pages de l'ouvrage. Les plus intéressés se dirigeront très probablement vers la première saison de l'anime alors que les autres pourront lâcher l'affaire ou bien continuer pour le talent de Yuji Iwahara. Eh oui, c'est quand même le gros point positif : ce titre est dessiné par l'auteur de l'excellent Dimension W (Ki-oon), de Nekoten (Asuka/Kaze) et du Roi des Ronces (Soleil). Ki-oon continue donc dans sa logique éditoriale avec une mise en avant de ses auteurs et on ne va pas s'en plaindre. Darker Than Black, c'est beau, c'est fluide et il y a un dynamisme dont seul Iwahara a le secret. Rien que pour ça, je serais tenté de dire qu'il faut y jeter un oeil ! 

Dimension W 6 : Double dose d'Iwahara au mois de février chez Ki-oon et on ne va pas s'en plaindre (loin de moi cette idée !). Le tome précédent promettait un peu d'action et c'est ainsi que l'arc de l'île de Pâques prend un départ canon. Les personnages vont, bien évidemment, avoir un mal fou à s'y rendre mais une fois sur place, le mystère ne fera que s'épaissir… Iwahara jongle avec un très grand nombre de personnages dans cette nouvelle mission qui devrait nous en apprendre un peu plus sur le passé de Kyoma. Les difficultés d'accessibilité de l'île ne font que renforcer son côté mystérieux et on se demande bien comment les hommes ont pu en faire un tel enfer. Dans quelle mesure est-ce lié aux coils ? Pour le moment, on n'en sait pas grand chose. C'est possiblement le seul reproche que je ferais à ce tome. Oui, il est riche en action mais il est vraiment avare en révélation. Ne faites donc pas la même erreur que moi et ne « rushez »  pas votre lecture dans le but d'apprendre quelque chose de croustillant puisque ça sera probablement pour le prochain tome qui arrivera pile pour Japan Expo. 


Erased 4 : Satoru est de retour en 1988 et va pouvoir, pour la deuxième fois, sauver Kayo. Cette fois-ci, il est décidé à faire basculer les choses de son côté. Plutôt que de laisser le kidnapping à quelqu'un d'autre, il va faire le choix de le faire lui même et va enlever Kayo pour la cacher dans un bus abandonné. Marchera ? Marchera pas ? Vous le saurez en lisant ce quatrième tome. Pour le moment, tout porte à croire que Kei Sanbe, à l'opposé d'Ichigo Takano, n'est pas favorable à la théorie des univers parallèles. Satoru remonte le temps (sans qu'on sache trop comment ni pourquoi) et ses actions semblent avoir une influence véritable sur le futur quand il y retourne. Après, l'auteur nous a présenté le « talent » de son personnage comme un atout pour changer un futur triste et marqué par la douleur. En fait, on attend de voir son prochain retour dans le présent pour voir si les dernières actions de Satoru ont provoqué de véritables changements dans sa vie et celle de son entourage et pour ça, il faudra attendre le tome suivant. En tout cas, on est complètement happé dans le monde créé par Sanbe. Sachant qu'on l'a déjà « lu » une fois, on est presque stressé par chaque nouveau changement et on ne sait pas vraiment pas où l'auteur va nous emmener. Après tout, c'est ce qu'on demande à un thriller

King's Game Origin 1 : Le King's Game n'a pas fini de faire parler de lui. Alors que la deuxième série vient se terminer en France, Ki-oon enchaîne avec ce troisième volet qui est en fait une préquelle (ou si vous préférez le français canadien, un antépisode -je plaisante même pas-). Préparez-vous donc à découvrir ce qui s'est passé dans le village de Yonaki, petit hameau d'une quarantaine d'habitants. La réaction de base est un peu la même que dans les autres séries. Les personnages croient à une blague et ne prennent pas les ordres au sérieux, ce qui les mène bien évidemment à leur perte. L'époque impose bien évidemment un moyen de transmission du message différent et les auteurs ont choisi la lettre. Elle apparaît dans la boite de l'un des habitants. Qui la met ? Qui l'écrit ? Autant de questions qui resteront probablement sans réponses puisque même après deux saisons, on ne sait toujours pas d'où viennent les textos du jeu du roi. On ne change pas une recette gagnante et les auteurs l'ont bien compris. Le lecteur, lui, aimerait bien voir un petit plus dans cette troisième saison qui se repose peut-être un peu trop sur la base créée par les deux précédentes.

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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