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Koi Koi 7

Rien qu'à la couverture, on peut sentir que ça va pas coller. Une fille en maillot de bain, en l'occurrence rien de bien effrayant, mais ce genre de dessins est toujours lourd de sens dans un manga.

Koi Koi 7
Koi Koi 7
Arrêtons nous deux minutes sur la couverture de ce Koi Koi 7 et laissons aller notre imagination. Un manga avec une telle couverture pourrait très probablement être un manga pour garçons, mais qui laisserait la part belle à de nombreux personnages féminins. Un peu à la Love Hina, quoi. Ca parlerait donc d'un garçon, qui, pour une raison indépendante de sa volonté, se retrouverait dans un univers exclusivement féminin. Il lui arriverait plein d'aventures délirantes et un peu sexy sur les bords, et le manga serait débordant d'humour absurde.

Seulement, rares sont les manga de ce genre à ne pas tomber dans le piège de l'attrait commercial. Là encore, une analyse rapide du dessin de couverture permet de se rendre compte que le style graphique est digne d'un livre pour apprendre à dessiner les mangas, (la suite nous prouvera que notre raisonnement était juste, le manga étant exclusivement fait par ordinateur, faisant bien entendu la part belle aux poitrines généreuses et aux designs carrés minimalistes). Devant l'originalité du trait, on se met tout de suite à penser que le manga, en fait d'être drôle, n'arriverait même pas à faire sourire. De plus, Morishige - l'auteur, que l'on devinerait être débordant de talent -, dans le noble but de plaire à ses éditeurs avec un chiffre de vente conséquent, aurait très bien pu tenter de mélanger les genres. Quels sont les styles de manga qui marchent en ce moment ?? Le shônen sentimental, donc. Les histoires de robots qui ont des sentiments. Les histoires de combats entre écoles... etc... Dans un élan incontrôlable de zèle, l'auteur aurait décidé de faire une histoire d'amour dont le héros est un garçon et dont la fille serait un robot doté de sentiments, le tout se passant dans une école en guerre avec une autre.

Ces rêvasseries terminées, lançons nous dans la lecture de Koi Koi7. Et quelle n'est pas notre surprise de constater qu'en effet, il s'agit bien d'un manga moche, commercial et pas drôle !!!
Constatez par vous-même (pour le style graphique, je vous demanderais de me faire confiance, pour des raisons techniques évidentes) : Tetsuro Tanaka est un garçon qui n'a aucun succès avec la gent féminine. Pourtant, il se retrouve dans une école peuplée exclusivement de filles, et se voit même forcé de vivre dans l'internat de cette école. Très vite, il apprend que les demoiselles de cet internat en question sont en partie des robots, dotés de pouvoirs spéciaux, et ayant chacune échappé de près à la mort. Se pourrait-il que l'une d'elle soit Asuka, une fille que Teturo croyait morte, la seule qui l'ait aimé ?
Non seulement Koi Koi7 est une oeuvre infantile dont le seul but est clairement le fan service, mais l'on atteint de plus des fonds assez abyssaux lorsque l'on se rend compte que le manga se prend absolument au sérieux et espère réellement toucher le lecteur par sa mise en scène dramatique et ses dialogues pseudo philosophiques comme rarement.

La note parle d'elle-même. Sachez juste que ce manga est tout simplement le genre d'oeuvre qui fait honte à la culture dessinée nippone, peut-être le stéréotype à l'état brut de ce qu'est la nullité made in Japan.

A propos de l'auteur

1 commentaires

  • Anonyme

    22/02/2009 à 03h24

    Répondre

    dès qu'on ouvre les premières pages du tome 1, on découvre donc comme écrit dans le résumé une situation on-ne-peut-plus pompée sur tout et n'importe quelle oeuvre Japonaise... l'éditeur nous informe même que c'est là le fond de commerce de l'auteur. on mélange les style ecchi, shonen, robot en s'inspirant très fortement des copains.

    bon.

    si encore l'auteur avait du talent.... il peine niveau dessin et le scénario est catastrophique...



    je vais vous épargner le coté dessin, vous n'avez quand même pas mérité qu'on s'attarde dessus même si vous avez abandonné votre grand mêre dans les bois avec le chien pour les vacances.



    donc scénaristiquement, c'est arriviste et déjà vu en mieux

    - les scènes émotionnelles mettent en scéne le héro totalement stupide avec des jeunes filles à forte poitrine et très pures. la vente de l'émotion est.... franche ! je pense que vous aurez compris le manga de type B.  

    et c'est justement là que vous allez me dire "oui mais c'est un manga parodique non ?" , certes, mais j'ai la mauvaise nouvelle à vous annoncer et que l'auteur se prend aussi au sérieux (sisi), et donc les scénes de regards sont déplorables....

    et le plus con, c'est qu'il n'arrive même pas à nous faire de la trame sentimentale à l'eau de rose ! même très convenu ! c'est baclé ou il est nul ! c'est trop rapide, 3 pages bim bam boum je te découvre je rougis un peu et paf ! on nous verra plus ensemble dans le manga !!! alors qu'en général les éditeurs font pression pour faire durer les chapitres !



    je vous ferez grâce des détails concernant le fameux mélange des style si vendeur ! la scéne de viol consentante, un sous hentai ! le romantique mélangé d'un côté glauque mal venu, des personnages secondaires minables qui prennent la place des héros !!! des scènes importantes ou du moins sérieuses tenant en moins d'une page pour ne jamais en reparler !!!!!!!!!!!! un scénario ambigue au possible, déjà qu'il faut être concentré puisque ce sont des clins d'oeils, mais si l'auteur se perd pour nous expliquer de petites choses, ouille ouille !

    et j'en passe et des meilleures...



    ensuite, je trouve tout le staff complètement con pour commercialiser cette série en France, alors qu'il traite de références que le lecteur commun ne connait pas ! donc de ce côté là je suis largué



    et je me répète, l'auteur semble prendre sa petite histoire au sérieux, je pense fortement qu'il ne fait pas tant d'auto dérision - dérision qu'on veut bien le laisser croire. et puis de toute façon, on peut parodier avec brio, et c'est pas le cas.









    POURTANT J AI PERSEVERE ET JE LES AI TOUS ACHETES, et je ne les vendrai pas, car j'aime ces livres. il font partie des série qui m'ont marqué

    Car à l'instar d'Orange Road, l'auteur n'a pas beaucoup de talent (hurlez pas moi dans oreilles XD) mais si orange road et koi koi seven ont marché au Japon, de mon point de vue, c'est que les auteurs ont un trait de génie pour l'idée de départ. en quelques coups de crayons (pourris) ils sont capable d'animer, de faire vivre une personne qui leur est chère. Asuka Yayoi dark, Akio et Otome sont vraiment des personnes communes certes, mais inégalées selon moi, et pourtant si "déjà vues". je ne peux pas expliquer plus, c'est maintenant selon le gout de chacun, mais je ne pense pas que vous pourrez nier.

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