Les Komikku du mois de juin 2014

Le mois en deux mots trois mouvements : Du rififi dans le passé, des autochtones, du sang qui coule à flot et des machinations qui n'en finissent plus.


Le Chef de Nobunaga 3
 :
Ken continue à parcourir les champs de bataille au rythme des demandes de Nobunaga. Le passage à Asakura va lui permettre de faire encore une fois étalage de tout son talent et faire rayonner celui qui deviendra plus tard l'unificateur du Japon. Que dire si ce n'est qu'une fois de plus, Nishimura et Kajikawa nous offrent un volume de haute volée. La qualité ne retombe pas, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario. On a toujours le droit à des plats inventifs qui réussissent à mêler intelligemment l'ancien et le nouveau dans une cuisine qui donne envie. Avec ce troisième tome, j'ai l'impression que la série a trouvé son rythme de croisière avec des histoires bien maîtrisées et une longueur pour chaque partie qui se fait de plus en plus régulière. Maintenant qu'il a une véritable équipe, Ken va pouvoir embrasser sa nouvelle carrière de chef et proposer des choses de plus en plus élaborées à un seigneur toujours plus exigeant. D'ailleurs, Nobunaga n'est pas aussi présent que dans les deux premiers volumes, ce qui fait qu'il ne peut plus voler la vedette à Ken, sans doute un message des auteurs pour renforcer la position de leur protagoniste. Histoire, culture, cuisine… Rien ne se perd, tout se transforme (oups, on me dit dans l'oreillette que ce n'est pas pour la cuisine mais pour la chimie ça…) dans Le Chef de Nobunaga

 


Le Nouveau Tom Sawyer 1
 :
Dans ce nouveau titre proposé par les éditions komikku, on découvre le parcours du jeune Chiharu, fraîchement débarqué sur l'île d'Hatena-Jima. Jeune citadin, il ne connaît pas grand chose à la vie à la campagne et va rapidement être confronté au folklore (mythes, festivals, nature ambiante…) assez important qui est lié à ce territoire insulaire. Sa rencontre avec Rindô, natif de l'île qui a plus ou moins son âge, va lui permettre de s'épanouir et de se rendre compte qu'il y a des choses qui méritent d'être vécues différemment. Avec le Nouveau Tom Sawyer, les auteurs de Tokyo Toybox nous proposent un manga qui sent bon l'aventure au départ mais qui ne tient pas vraiment toutes ses promesses. Le premier chapitre reste intrigant avec des personnages qui possèdent une part d'ombre mais très rapidement, on tombe dans la tranche de vie assez banale, une impression qui est renforcée par les actions des protagonistes. Ces derniers se révèlent assez fades au fil des pages (ils sont très jeunes et je pense que ça n'aide pas…) et on a cette impression qu'à part Chiharu, le reste des personnages n'est pas particulièrement bien développé. Le côté folklorique fait un peu penser à Barakamon, l'humour en moins. Série courte, on verra ce que va donner le second tome même si le premier contact, très classique, reste assez mitigé. 

 


Reversible Man 2
 :
La cruauté des retournés ne connaît pas de limite et nos deux héros yakuza se trouvent face à un cas difficile. En effet, une secte promet à des victimes de maladies incurables de les soigner et de faire comme si de rien n'était. Dans le même temps, des accusés de crimes sexuels disparaissent les uns après les autres dans de mystérieuses conditions… Nakatani D n'en a pas fini de nous faire vibrer au rythme des retournés et nous propose encore de sombres affaires de trafics d'organes, « d'avortements forcés » dans lesquelles on retrouve comme point commun une horreur difficilement quantifiable. Un peu comme dans le volume précédent, l'auteur alterne entre passages narratifs qui font assez rapidement évoluer l'intrigue et carnages comme on les aime, ce qui a pour effet de créer une dynamique plutôt sympa. Le yakuza, avec une gatling à la place du bras sert de ressort comique avec des petits gags bien placés grâce à son « suiveur » qui chercher à tout prix à lui ressembler et qui lui sera d'un grand secours plusieurs fois dans le volume. Reversible Man continue donc sur la bonne lancée du premier et nous laisse espérer du très bon pour le dernier à venir en fin d'année. 

 


Tamami the observer 2
 :
Les craintes du majordome de Tamami envers Seiichirô grandissent et pour se débarrasser du jeune homme récemment entré dans la vie de celle qu'il chérit plus que tout, il va tenter de le faire accuser pour un vol qu'il n'a pas commis. Heureusement que Seiichirô en a dans la tête et il va, pour s'en sortir, tenter d'utiliser le pouvoir de Tamami. Cependant, c'est à une conclusion étonnante qu'il va arriver… Deuxième volume et il faut avouer que tout est très similaire à ce que l'on avait dans le premier. Il y a des complots, des machinations mais on se rend surtout compte qu'il y a beaucoup plus de choses « pas très nettes » qui se passent autour de la jeune fille. L'auteur réussit pourtant à nous surprendre avec une conclusion de mini-arc vraiment réussie grâce à un retournement de situation que l'on attendait pas. Le troisième et dernier tome au mois d'août nous permettra de donner un avis définitif sur une série qui, même si elle n'atteint pas des sommets, reste plutôt agréable et rapide à suivre.

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques