6.5/10

Last Quarter

Pas facile de se hisser au même niveau pour un(e) mangaka qui a connu un succès important. La preuve avec cette oeuvre mitigée de Aï Yazawa.

Mizuki, lycéenne de 17 ans, tombe sous le charme d'Adam, un étrange musicien anglais parlant le japonais, et décide de tout quitter pour le suivre. Or, elle est victime d'un accident de voiture sur leur lieu de rendez-vous, à Shibuya, en pleine nuit.
Parallèlement, Hotaru, une petite fille encore en école primaire est hospitalisée après avoir été renversée elle aussi, tandis qu'elle cherchait son chat.
Les deux filles se rencontrent en rêve... puis dans la réalité. Mais Hotaru est bel et bien guérie et sortie de l'hôpital, alors que Mizuki a complètement perdu la mémoire (elle ne se souvient que d'Adam) et est enfermée dans la maison où elle a vécu une semaine avec Adam, sans pouvoir en sortir. Commence alors pour Hotaru et ses amis d'école une grande enquête : qui est cette jeune fille enfermée dans la maison ? Pourquoi est-elle enfermée ? Pourquoi Hotaru est-elle la seule à pouvoir la voir ? Qui est ce fameux Adam ?  

Last Quarter
Last Quarter
Aï Yazawa nous revient avec une petite production de son cru en seulement trois volumes. Si l'histoire conserve toujours les principales sources d'influence de l'auteur, à savoir un univers fait de rock et de mode, les personnages principaux ne sont plus des teenagers tourmentés mais bien des gamins insouciants jouant les enquêteurs à la Détective Conan. Mais le résultat n'est pas aussi attractif que dans les précédentes oeuvres de la mangaka à tel point qu'on reste un peu sur notre fin après un lancement d'intrigue qui partait pourtant sur une bonne voie. Mais à trop vouloir en faire, le scénario se noie dans des méandres douteux de fantastique et d'enquête policière reléguant les intrigues amoureuses au second plan. Bien dommage car c'est le traitement qu'en fait Yazawa qui rendaient intéressantes ces autres oeuvres. Alors, se retrouver avec quatre collégiens... Passé cette déception, on retiendra que la mangaka conserve toujours ce ton qui lui est propre en alternant drame et humour par petites pointes bien placées.  

Il est dommageable de constater que l'auteur a voulu donner une dimension fantastique à son oeuvre. Tout d'abord car elle sous-exploite le genre en se rabattant rapidement sur un scénario beaucoup plus plan-plan et visiblement destiné à ne se pas se prolonger. Chose faite au bout de trois volumes pour se rendre compte qu'on s'est tout de même fait un peu berné de bout en bout. Mi-figue mi raisin, on se contentera de souligner que le trait et la mise en page de Yazawa sont toujours aussi sympathiques et que ces personnages vivants et longilignes contraste énormément avec la flopée de titres sans âme du genre.  

Si l'oeuvre reste minime par rapport à des productions comme Paradise Kiss ou Nana, elle mérite d'être considérée comme un très bon shôjo par sa dimension narrative très au dessus de la moyenne et des personnages beaucoup plus réfléchis. Last Quarter a déjà comblé les aficionados de la mangaka. Et vous ?

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Madara

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1 commentaires

  • Anonyme

    08/06/2009 à 13h08

    Répondre

    jadore

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