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Legend of Zelda - A link to the past (The) - le manga

L'adaptation du jeu vidéo culte trouve un écho chez Soleil. Mais certainement pas chez tous ceux qui en attendaient un manga correct.

Link, jeune garçon plein de vie, est soudainement appelé pendant son sommeil par une étrange voix. C'est celle de Zelda, la princesse du royaume d'Hyrule quiappelle au secours. Prisonnière dans son propre château par le magicien Aganihm, elle est condamnée à être le septième et dernier sacrifice humain si elle n'est pas rapidement sauvée. 
Aganihm et son maître, Ganondorf, souhaitent aller en terre sainte afin de trouver la Triforce, objet divin qui permet à celui qui la touche de réaliser les rêves les plus fous. 
Or, les deux démons rêvent de pouvoir absolu... Link devra donc partir en quête afin de délivrer Zelda et sauver le monde de la tyrannie.

Zelda : A link to the past
Zelda : A link to the past
Comme un grand nombre d'adaptations papier -et en particulier celles de jeux vidéos- Zelda - A Link to the past se trouve être une sacrée bouse pour laquelle les qualités se comptent sur le bout des doigts, à savoir quasiment uniquement l'univers du jeu. Sur ce volume solo, le scénario de l'aventure de Link est forcément accélérée et de nombreux passages intéressants sont occultés pour ne plus obtenir qu'une longue introduction et une conclusion attendue avec des affrontements face aux principaux méchants : Aganhim et Ganondorf. Ajoutez-y un personnage nouveau mais qui n'apportevisiblement rien de plus à l'intrigue et répondant au nom de Ganty. C'est désespérément faible et Akira Himekawa ne parvient pas à redresser la barre. Adapté déjà maintes fois avec un succès mitigé car possédant un cahier des charges trop démentiel pour un nombre de pages si peu important, Zelda ressasse toujours les mêmes défauts et n'est au final rien de plus qu'un produit marketing sans vergogne. Les suites à venir chez Soleil s'annoncent du même tonneau...

C'est aussi très juste au niveau du dessin car le mangaka se borne à reproduire le design du jeu vidéo en l'adaptant au papier. Le problème réside dans le fait que les stéréotypes de personnages s'enchaînent et que le manichéisme du jeu vidéo passe beaucoup moins bien sur un autre format. Le remplissage n'est pas mauvais mais le découpage ne sert pas le titre car l'évolution rapidede Link vers la lutte finale ne permet pas une narration nette.

Zelda - A Link to the past se classe directement dans les adaptations ratées. Aucun intérêt si vous connaissez le jeu, aucun intérêt non plus si vous comptez lire un manga. Les autres tomes tirés des aventures vidéoludiques de Link possèdent toutes la même saveur (Ocarina of Time, Majora's Mask, Oracle of Ages, Oracle of Seasons...). Tirez-en les conclusions qui s'imposent.

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