Les Kana du mois de novembre 2013

Décidément, Taniguchi est à l'honneur en ce mois de novembre sur Krinein puisqu'après la critique du Gourmet Solitaire (Sakka), le voilà qu'il revient chez Kana.


Kamisama Dolls 4 - ***

Utao continue son apprentissage (son maniement de Kukuri laisse encore à désiré) au village et tout semble calme, un peu trop calme en fait. On le sent d'ailleurs avec l'atmosphère de la série qui change, versant un peu plus dans la comédie que dans le drame. Le résultat produit est bizarre et assez différent de ce à quoi nous avait habitué l'auteur. Cependant, ce n'était pas fait pour durer puisque le ton traditionnel reprend le dessus alors qu'Aki apparaît dans une bibliothèque en mode très détendu... Un peu différent des autres, ce quatrième tome de Kamisama Dolls reste donc en demi-teinte, intéressant du point de vue du changement de style, décevant par la non-avancée de l'histoire. 

Trouble is my business 1 - ****

On pourrait résumer le style de Jôtaro, personnage principal de Trouble is my business, comme suit : la cigarette au bec, le pistolet toujours à portée de main... En parfait spécimen de détective privé, ce dernier est blasé de la vie et n'accepte les missions que pour subvenir à ses besoins primaires. Lorsque Kana nous parlait d'un Taniguchi un peu différent des autres, l'éditeur ne mentait pas. En effet, Il se dégage de ce personnage une impression de nonchalance et surtout d'insécurité que l'on n'avait encore jamais vu en France dans un titre de l'auteur. Jôtaro a peut être un style "bonhomme sûr de lui" mais n'a aucunement l'assurance d'un Taku Ryûmon (Les Enquêtes du Limier) pour ne citer que lui. Ce n'est pas forcément un mal et on se doute que le personnage va évoluer car l'atmosphère mise en place par Taniguchi est propice à un changement rapide dans la façon de penser du personnage. 

Trouble is my business 2 - ****

Plus j'avance dans Trouble is my business et plus je fais de liens avec l'univers de Golgo 13. La façon dont les rencontres avec les clients se déroulent, les problèmes durant les missions... Tout ce qui manque... C'est Duke Togo ! En effet, Jôtaro est bien plus loquace que son compère dessiné par Takao Saito et n'hésite pas à blablater tout le temps même sans y être invité ! Alors que l'on croyait se diriger vers une sorte de dénouement à la fin du premier volume, nous voilà reparti de plus belle et il semblerait que les jours de notre détective privé ne soient pas du tout comptés. Avec ses multiples références aux grands noms du genre, Trouble is my business ravira les fans de polars, de thrillers et de manga. Bonne pêche, non ? 

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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