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Lone Wolf & Cub

Samouraï, littéralement « celui qui sert », est un état d'esprit qui défend des valeurs d'honneur, de respect et d'honnêteté. Une vie au service d'un seigneur à défendre le domaine contre toute intrusion ennemi, donner sa vie si besoin est, toujours dans la l'humilité et la justesse. Mettre sa vie en jeu dans un seul assaut n'est pas à la portée de tous, une sélection visible s'opère à tous les niveaux et seuls les plus doués résistent aux temps sanglants d'une époque violente. Cependant, une vocation peut très vite devenir une tare et le samouraï n'y échappe car perdre son honneur une fois revient à perdre sa classe pour la vie et devenir un rônin (celui qui dérive sur les flots). Vivre dans la honte, errer de ville en ville, être la risée de tous ou bien se suicider pour y mettre fin, deux alternatives totalement contradictoires qui n'empêchent pas le fait de se considérer soi-même comme un être en sursis et seulement pouvoir conserver son état d'esprit... à moins d'un véritable complot. Un rônin qui refuse son sort et qui se prend à rêver d'une vengeance contre l'homme le plus puisant du Japon. Armé d'un sabre et accompagné de son petit, c'est pourtant l'histoire proposée par Kazuo Koike et Goseki Kojima, celle du loup solitaire Itto Ogami dans Lone Wolf & Cub, un homme qui n'a plus que son état d'esprit...

Pour l'honneur

Lone Wolf & Cub
Lone Wolf & Cub
XVIIe siècle, le clan Ogami est au sommet, le premier homme du clan a été nommé exécuteur de l'homme le plus puissant du Japon, le shôgun mais cette nomination attise les jalousies et plus particulièrement celle du clan le plus réputé et le plus puissant de l'archipel, les Yagyu, spécialisés dans l'assassinat. Ceux-ci n'hésitent à comploter dans l'ombre pour provoquer un incident regrettable source de la déchéance d'Itto Ogami qui voit son clan réduit à néant à l'exception de son fils de trois ans, Daigoro. Pour lui, il ne fait aucun doute que réparation doit être faite mais pour obtenir justice il se rétrograde de lui-même au rang de rônin. La colère bout en lui mais la vengeance devra attendre car Itto Ogami doit réunir des fonds pour espérer obtenir une réparation totale à la force du sabre. Une route semée d'embûches et de combattants impitoyables se dresse devant eux mais l'union de ces deux êtres invraisemblables est la source d'une épopée formidable...

Sous formes de chapitres, le fil de rouge de Lone Wolf & Cub devient rapidement passionnant mais ce sont par des missions distinctes de l'objectif principal que l'aventure des loups s'apprécie. Offrant ses services sous le nom de Kozure Ogami (le loup errant), Itto accepte tous les types d'emplois en mettant son sabre et sa vie à l'épreuve. Pour un tarif unique, la difficulté des demandes est aléatoire mais la réussite est exceptionnelle notamment grâce au sang froid d'un homme résolu à tous les sacrifices et qui fait preuve d'une incroyable détermination devant l'effort considérable que nécessite sa quête. Chaque volume est propice à découvrir un peu plus sur le passé et les raisons de l'exil mais aussi d'approfondir sur des personnages charismatiques et définitivement samouraïs dans leurs têtes.

Entreprise Rônin, père et fils

Comme Kaze no Shô, le livre du vent, Lone Wolf & Cub s'inscrit dans la tradition des seinens historiques de l'époque des samouraïs. Une philosophie spécifique en découle ainsi qu'une véritable fresque historique marquant différentes anecdotes importantes de l'époque médiévale japonaise. Tout d'abord, les Yagyu sont retranscrits une fois de plus comme un des principaux clans proches du pouvoir du shôgun et marqués par une forte réputation, pas toujours très louable. Mais le gros point fort du manga est de nous plonger dans un monde caractérisé par un langage propre au genre et à l'époque. C'est dans une immersion totale que Kazuo Koike (Crying Freeman) nous embarque. Les recherches sur le Japon d'Edo ont été monstrueuses et Koike en a retiré des expressions en les retranscrivant brut de coffre au sein même des dialogues... exit l'effet Samuraï Champloo ! Ici, des mots comme seppuku, han ou daimyo sont monnaie courante mais le lexique en fin de volume es fort pratique pour les comprendre. Plus encore, les personnages évoluent dans une chronologie d'une époque qui conserve ses codes, retranscrits à la lettre près et narrativement parfaits. Un travail scénaristique bluffant pour un résultat grandiose.

Le couple de personnages principaux est hors du commun. Ils ne manifestent aucune émotion, aussi bien le père que le jeune enfant qui reproduit le seul modèle qui lui ai été donné de voir. Itto Ogami est imperturbable dans toutes les situations auxquels il est confronté et même s'il ne parle pas beaucoup, ses silences et ses regards en disent long sur sa colère intérieure. Son excellence dans le maniement des armes, son adaptabilité à chaque événement et son sens de la tactique en combat en font un combattant hors pair, maîtrisant le bushido comme très peu de ceux de son époque en sont capables.

Daigoro s'en inspire et pour un jeune garçon de son âge, il possède une maturité impensable en copiant à la lettre près l'attitude des samouraïs. Il a l'air de saisir la situation aussi vite que son père mais s'il n'est pas aussi fort que celui-ci, Daigoro utilise la malice caractéristique de ses trois années d'existence pour devenir un véritable allié dans la quête de son père. Les rapports père/fils sont au centre de toutes les attentions et constituent une part non négligeable dans le fait que Lone Wolf & Cub soit d'autant plus appréciable car l'attitude des deux personnages se veut complémentaire. Unis dans la même quête par un destin tragique, il existe aussi bien une certaine distance qu'une irrémédiable proximité familiale.

La famille est sacrée mais Itto Ogami, qui ne cesse de refouler ses sentiments derrière un masque de dureté, est incapable de montrer le moindre geste d'affection pour son fils, celui-ci le ressent d'ailleurs fortement mais n'en dit rien. D'un autre côté, les deux « hommes » sont complices au point d'en oublier les mots pour communiquer et n'échanger que des regards pour s'exprimer. Une antithèse de la logique du comportement familial actuel qui laisse pantois mais qui montre que la filiation existante ressemble bien à un amour immuable. Les deux se donnent de la force pour avancer et si l'un est en danger, l'autre est le seul sur lequel il peut compter. Une horde uniquement composée de deux loups mais une horde efficace qui sait conserver une volonté inébranlable.

Derniers hurlements au clair de lune

La variété des histoires suit le même schéma directeur (contrat, mission en cours, dénouement, conséquences) mais l'effet de renouvellement caractérise Lone Wolf & Cub. Les histoires s'enchaînent sans jamais se répéter, les trames scénaristiques sont intelligentes et particulièrement bien menées et il n'est pas rare de voir des exemples inattendus comme Daigoro prendre la vedette ou suivre des personnages secondaires jusqu'à croiser la route du duo improvisé assassin.

Le graphisme est aussi marquant que le scénario. Datant des années 1970, les premiers volumes n'ont pas pris une ride et le dessin est toujours d'actualité même si quelques proportions paraissent un peu bizarres de temps à autre. Le style hachuré de Goseki Kojima rend les personnages plus durs, marqués par la vie en ce qui concerne les vrais combattants, les personnages secondaires ne se distinguent pas vraiment les uns des autres aussi bien homme que femme. Les « loups » sont au centre de toutes les attentions et si Daigoro apporte un peu de légèreté en découvrant la vie au grand air, son père est l'archétype du combattant sans peur, ne manifestant aucun égard de conduite. Ces deux-là évoluent dans des paysages fidèles à l'époque et superbement détaillé. Les éloges ne s'arrêtent pas à ceci car les combats sont aussi superbes de précision, sans être plus sanglant que la réalité pourrait le laisser supposer mais la confusion peut parfois porter sur le fait que les combats à « un contre tous » sont moins propices à la multiplication des dessins de Kojima, ceux-ci perdent légèrement en intensité au fil des cases. Depuis le décès de Kojima, c'est Hideki Mori qui a repris la suite au dessin.

Lone Wolf & Cub est un seinen incontournable sur tous les plans et devrait probablement ne laisser que de très bons souvenirs après chaque volume, d'autant plus que l'édition de Generation Comics est impeccable même si le prix est un peu élevé, par contre quelques jaquettes sont immondes. Ce seinen de samouraï ne peut pas laisser indifférent devant tant de qualités. Des qualités qui n'ont pas laissé insensible Darren Aronofsky qui devrait probablement l'adapter au cinéma...

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10 commentaires

  • Kozuro

    03/07/2005 à 00h28

    Répondre

    Tout d'abord bravo a Krinein pour ce site qui est vraiment très interessant j'y passe des heures vraiment passionnante à lire tout plein de critiques, et puis surtout bravo a toi juro pour cette critique de 'Lone Wolf and Cub' qui est particulièrement réussie.

    Je tenais à vous prevenir de la réédition par Wild Side Video d'un coffret Baby Cart regroupant six film qui retrace l'histoire du loup solitaire et de son petit, bien sur c'est bien moins complet que le manga mais cela vaut le coup d'oeil pour ceux qui aiment les films de chambara.
    Ce coffret ne sortira malheuresement que fin 2005, mais si vous êtes impatient ou que vous n'avez pas envie de mettre trop de thunes dans ce coffret, HKvideo avait déjà sortie un coffret en 2003 ce coffret est apparement assez dur à trouver mais qui sait vous aurez peut être la chance de le trouver à la fnac (je corrige c'est 2 coffret de 3 dvd chacun), ou bien pour les plus chanceux apparement il y a une diffusion des 6 films au cinema Le Reflet Medicis à Paris à partir du 26 août.


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    Je vous laisse,
    Kozuro.

  • Eylio

    30/04/2006 à 11h04

    Répondre

    C'est chose rare qu'un tel manga ... une telle richesse spirituelle. Voilà une oeuvre qui ne cherche pas qu'à divertir mais qui représente une véritable réflexion sur l'homme à travers une époque historique passionnante, le Japon féodal. Les aventures de Ogami Itto n'ont jamais comme fin l'action, mais nous font découvrir soit la personnalité des deux héros (ah, le regard de Daigoro dans les moments difficiles ... quel enfant!), soit la période historique, soit représente une avancée spritiuelle dans le terrible chemin de Ogami Itto (la quête n'est pas que matérielle et le cheminement du héros dépasse en complexité et richesse les clichés de, malheureusement, trop de mangas, consistant en "ah, moi si balèze, je dois apprendre à me battre pour la justice et pour sauver d'autres vies", "ah, le monde est terrible mais l'amitié et l'amour valent la peine de vivre" etc).
    En plus de nous faire pénétrer dans une culture et une époque historique qui à nous occidentaux nous sont étrangères (à part les clichés), l'intelligence de ce manga constitue un véritable moyen de réfléchir sur la vie et sur soi-même.
    Epatant et terriblement différent des mangas classiques de baston !

    D'ailleurs, je fais un appel à des personnes plus cultivées que moi en manga, pour me conseiller la lecture (en anglais à la limite) de mangas qui, à l'image de celui-ci, mettent un petit grain dans notre pensée et nous permettent de changer, d'avancer dans notre chemin propre, et ne font pas que nous divertir ! Merci.

  • Djak

    30/04/2006 à 11h10

    Répondre

    L'habitant de l'infni
    Planetes
    Eden dans une certaine mesure

  • Amity

    30/04/2006 à 12h30

    Répondre

    C'est difficile ce genre de choix.
    Chacun perçoit les choses différemment, là où tu ne verras qu'un manga divertissant, d'autres y trouveront un lieu de réflexion.
    Mon avis vaut ce qu'il vaut, mais si j'ai un conseil, ce serait le Cortège des Cent démons, c'est le premier qui me vient à l'esprit, car il vient de sortir aux éditions Doki Doki.
    Il se lit à plusieurs degrés, et doit être lu plusieurs fois.

    J'approuve aussi les choix de Djak notamment pour Planètes.

  • Eylio

    30/04/2006 à 14h19

    Répondre

    Tu as raison de dire que là où je me divertirai, d'autres réfléchiront. Néanmoins, il y a une mesure objective au niveau de l'intelligence des mangas. Il n'y a qu'à comparer le cheminement spirituel d'un Shinji (Eva), à la limite d'une Gally (Gunnm & Last Order), avec celui d'un Sangoku (Dbz), d'un Seiya (Chevaliers du zodiaque), ou d'un Ichigo (Bleach). Ces trois derniers mangas me font, dans leurs moments épiques, frémir et je les adore, cependant, quand je range le manga ou que j'arrête l'anime, pour eux je souris, pour les deux premiers je réfléchis.
    Rares sont les mangas (que j'ai lu/vu) qui possèdent des passages de la puissance de l'épisode du Bouddha dans Lone Wolf And Cub (tome 2). Cet épisode fait appelle à la philosophie orientale et ces phrases "Sur la grande route, il n'y a pas de porte mais mille chemins entre lesquels choisir. Trouve la porte et tu pourras marcher seul entre ciel et terre" ; "si tu rencontres le bouddha, tue le bouddha", sont des aphorismes d'une grande richesse et je suis loin d'avoir épuiser leur sens.
    Pour l'habitant de l'infini, c'est vrai que la distinciton ennemi/gentil disparaît très vite, celui qui au départ est l'homme à abattre devient presque plus attachant que Manji, la noirceur (bien que diminuant au fil du manga) est effroyable, les combats et les dessins époustouflants. Ce manga est d'une très grande qualité mais il fait plus état d'une noirceur de l'homme et du monde que de quête spirituelle, même si le chef d'itto-ryu est une personnage riche. L'on sent bien qu'il cherche à remettre en cause un état culturel du samouraï, mais le mangaka ne s'attarde pas beaucoup la-dessus et à part le fait de se battre avec toutes pleins d'armes et d'unifier les écoles, où est la révolution philosophique du statut de samouraï ? Enfin le manga n'est pas fini.
    Planetes, je ne connais pas mais je vais vite y remédier.
    Eden, je n'ai lu que trois tomes, mais ça et quelques interviews du mangaka m'on stoppé. Le problème c'est que il y a deux/trois ans j'adorait ce manga, je trouvais qu'il me parlait énormément, mais là j'ai l'impression d'avoir dépassé sa réflexion. Quand le mangaka dit "Dieu a fait l'homme mais il l'a raté", où "avec Eden, j'essaie de réfléchir sur ce qui est universel pour l'homme", je le vois venir. Je vais être sévère (d'autant que j'ai lu que trois tomes), mais j'ai l'impression que c'est un type qui souffre profondément, et qui cherche à exprimer sa souffrance et sa vision de la vie à travers le manga, alors qu'il sait pas que beaucoup de grands penseurs et écrivains ont déjà abordé les thèmes qu'il aborde et qu'il est largement dépassé. Dans ses recueils de nouvelles, que je trouve assez pauvre (encore une fois, ça me donne l'impression de la vision de la vie qu'a un adolescent), quand dans celle où il se met en scène, lui et son envie de sexe, et qu'il dit "C'est quoi la vie ?", son pote lui répond "Eh, vous posez toujours cette question", j'ai l'impression que son problème c'est d'en rester à cette simple question, qui en soit est bien, mais qu'il faut développer. Cette question est le point de départ d'un cheminement spirituel, et pas l'arrivée sur laquelle on fait une oeuvre de mangaka. Désolé pour cette dureté, d'autant que j'ai pris du plaisir à lire Eden, mais j'ai maintenant une exigence supérieure avec les mangas, et je préfère un manga qui ne se veut pas intelligent et sur lequel je m'éclate qu'un manga qui le veut et qui n'assure pas.
    Le cortège des cents démons je connais pas, mais je vais aussi y remédier.

  • Amity

    01/05/2006 à 14h13

    Répondre

    Pour le cortège des cent démons, il s'agit de plusieurs chroniques fantastiques qui se veulent modestes. A toi ensuite d'en faire ta propre interprétation. De mon coté j'y ai vu une forme imagée de nos angoisses, peut être d'autres y trouveront un simple conte divertissant et sans prétention.

    Maintenant en ce qui concerne des répliques telles que "Sur la grande route, il n'y a pas de porte mais mille chemins entre lesquels choisir. Trouve la porte et tu pourras marcher seul entre ciel et terre", peut être y trouves tu matière à réfléchir, pour moi ce ne sont que des proverbes plus ou moins connus, qui même riche de sens, ne m'incitent pas à la reflexion, je ne peux qu'acquiescer.

    Ce qui compte en somme, c'est de trouver le style qui nous parle le plus, d'où ma première intervention.

  • Eylio

    01/05/2006 à 17h23

    Répondre

    "Sur la grande route, il n'y a pas de porte mais mille chemins entre lesquels choisir. Trouve la porte et tu pourras marcher seul entre ciel et terre", hors contexte, ça peut ne pas sembler évident. Mais lis l'épisode du bouddha dans le tome 2 de Lone Wolf and cub (si possible le reste aussi) et tu apercevras ce que cette phrase peut vouloir dire.
    Sur la grande route de la vie, il y a le choix entre un grand nombre de cheminement personnel. Mais en suivant leur cheminement propre, les hommes restent au niveau terrestre, et même s'ils cherchent à se trouver eux-mêmes, ce n'est pas un chemin qu'ils doivent prendre mais c'est trouver la porte, celle menant au mu (le vide, "concept" bouddhiste, celui qui l'atteint est détaché de toute contingence, s'élève à la conscience du Tout, plus exactement s'élève à la conscience de lui-même en tant que partie du Tout. Là je pense à Siddharta de Hermann Hesse et conseil au passage toute l'oeuvre de cet écrivain). L'homme y parvenant sera seul car peu y parviennent. Il sera plus proche du ciel que les autres hommes, plus éloigné de la vie terrestre.
    ça, je dirai que ce n'est que la traduction de la phrase. Il faudrait maintenant en tirer les conséquences, c'est à dire comprendre vraiment ce que ça veut dire. Loin de moi, encore, la capacité de le faire. D'ailleurs, ce n'est pas le lieu.

  • shoGUN_assassin

    28/07/2006 à 05h59

    Répondre

    Eylio a dit :
    C'est chose rare qu'un tel manga ... une telle richesse spirituelle. Voilà une oeuvre qui ne cherche pas qu'à divertir mais qui représente une véritable réflexion sur l'homme à travers une époque historique passionnante, le Japon féodal. Les aventures de Ogami Itto n'ont jamais comme fin l'action, mais nous font découvrir soit la personnalité des deux héros (ah, le regard de Daigoro dans les moments difficiles ... quel enfant!), soit la période historique, soit représente une avancée spritiuelle dans le terrible chemin de Ogami Itto (la quête n'est pas que matérielle et le cheminement du héros dépasse en complexité et richesse les clichés de, malheureusement, trop de mangas, consistant en : "ah, moi si balèze, je dois apprendre à me battre pour la justice et pour sauver d'autres vies", "ah, le monde est terrible mais l'amitié et l'amour valent la peine de vivre" etc).
    En plus de nous faire pénétrer dans une culture et une époque historique qui à nous occidentaux nous sont étrangères (à part les clichés), l'intelligence de ce manga constitue un véritable moyen de réfléchir sur la vie et sur soi-même.
    Epatant et terriblement différent des mangas classiques de baston !

    D'ailleurs, je fais un appel à des personnes plus cultivées que moi en manga, pour me conseiller la lecture (en anglais à la limite) de mangas qui, à l'image de celui-ci, mettent un petit grain dans notre pensée et nous permettent de changer, d'avancer dans notre chemin propre, et ne font pas que nous divertir ! Merci.

    je conseil "ikkyu" tres bon manga l'epoque c'est l'ere muromashi, certe ce manga coute tres chere 25( en martinique) c'est pas un truk de baston ou on tranche a tout va ; ont suis le parcourt initiatique d'un bonze(sa naissance et sa mort) dans un japon ou famine et guerre civil etaient le lot quotidient ,c'est le createur de bouddhisme zen japonais

  • Choucroot

    27/11/2006 à 16h19

    Répondre

    Olalalalala...
    Mais comment il déchire ce manga !
    Olalalalala...

    Non vraiment, enooorme saga, enooormes dessins, enoooorme scenario, enooormes bases historiques et philosophiques, enooormes personnages, enooormes Daigoro... du génie de A a Z, pour peu qu' on ne soit pas rebuté par le coté "kitch" des vieux films de samurais, plus présent que jamais.

  • Goumiliov Le Kuskoy

    18/03/2007 à 19h39

    Répondre

    Si l'Habitant de l'Infini et Vagabond sont les references en terme de combat et de dessins, Lone Wolf & Cub reste le must en philosophie et de pensée samouraï.
    J'etais un peu retissant en voyant le mode de presentation, sans ordre chronologique, par courtes histoires, mais finalement ça donne une dimension inattendue a ce manga.
    En plus de divertir, il impressionne, il cultive, il fait pensé ... vraiment impressionnant.

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