2/10

Macross II

Ibiki Kanzaki est un jeune premier : à 17 ans, il est déjà journaliste et donne dans le reportage à scandale. Ses scoops lui valent une certaine reconnaissance, mais pas de tous : Denis Loan est un journaliste de guerre, il méprise le travaille de ces raconteurs de ragots, et le dit sans détours à notre héros.
C'est alors qu'une guerre spatiale éclate. Denis est dépéché comme reporter, avec pour pilote le jeune Ibiki, qui pense encore que la guerre n'est qu'une sorte de feu d'artifice gigantesque. Il déchante vite en voyant la flotte de sa planète se faire décimer, puis finalement gagner. Quelques discours moralisateurs plus tard, Denis meurt dans une explosion. Ibiki décide alors de faire diffuser le reportage, en tant qu'hommage a son (nouvel) ami défunt. Mais ce qui passe sur les ondes n'est qu'une version censurée, tronquée du reportage. Quelques discourts moralisateurs plus tard, on a droit au jingle de fin.

Du spoil ? Une critique honteuse qui dévoile l'intrigue pour vous dégouter du film ? Que nenni, je n'ai ici dévoilé que les 10 premières minutes du film (le jingle est en fait un jingle de fin de séquence, nous y reviendrons un peu plus tard) ! Et le reste du film est à l'image de ces dix premières minutes : une suite d'évènements rapides, peu développés, et hautements improbables. Transformer un jeune abruti en garçon plein d'éthique est généralement un sujet de film, pas le scénario des 10 premières minutes.

Le film se base sur le fait que Ibiki n'est pas revenu seul de son reportage. Il a ramené avec lui une fille, visiblement une extra terrestre. en fait, il s'agit d'une prétresse, dont le but est de conduire les ennemis des U.N. Spacy (les gentils) à la guerre. Evidemment, les méchants vont vouloir récupérer leur grande prétresse. Malheureusement pour eux, celle ci est tombée amoureuse d'Ibiki et refuse de rentrer...

Pas crédible ? De toute façon, une fois que vous aurez vu les 10 premières minutes, plus rien ne pourra vous convaincre que Macross 2 vaut la peine d'être regardé.

L'animation d'abord. Pour un film des années 80, elle aurait sans doute été correcte. Mais pour un long métrage sorti en 1994 (soit à peine un an avant evangelion) c'est loin d'être glorieux. C'est tout simplement mal animé. Coté musiques, ce n'est pas plus reluisant. On remarque deux thèmes musiquaux, un pour les scènes d'action, et un pour le reste des passages. Dire que ces musiques énervent est un doux euphémisme. On a l'impression de retrouver les musiques des séries qui passaient au club dorothée : très peu d'accord, une musique qui rentre rapidement dans la tête et que l'on adore tant qu'on a moins de 12 ans. Pour un long métrage doté d'un vrai budget, on est en droit d'attendre beaucoup mieux.

Mais s'il n'y avait que ça... Le gros gros problème est le scénario. Il est constitué de séquences mises bout à bout mais qui peuvent presque se regarder de manière indépendante. Dans chaque séquence, on a un début, un développement et une fin. D'où une impression de grand vide scénaristique. Rien n'est jamais développé et tout va toujours très très vite. On dirait que l'on regarde la première partie de a fin alternative de Evangelion : une suite de résumés d'épisodes. Impression renforcée par un procédé narratif assez inédit : le jingle. A chaque fin de séquence, histoire de bien marquer la séparation, on a droit à un jingle. On s'attendrait presque à une coupure de publicité...

En tant normal, pour conclure la critique d'un tel anime, on note "uniquement pour les plus grands fans". Et bien pas cette fois ci. Macross II est en fait très mal considéré par les fan de la série. Le studio Nue, qui est à l'origine de la saga et qui a réalisé la série, n'était pas détentrice des droits. Big West qui avait avancé les fond pour la production de la série les possède et a donc créé cet anime sans consulter le studio Nue. Du coup, le character designer, le scénariste et le créateur n'ont pas travaillé sur cet anime, d'où la différence par rapport à la série. Le studio Nue est bien crédité au générique, mais seulement en tant que source d'inspiration... Ils auraient dus s'en inspirer un peu plus.

Le mot de la fin pour l'édition francaise, et pour le doublage. C'est à l'image de l'anime : tellement mauvais qu'il fait rire. Même si c'est involontaire, on rigole régulièrement de la bêtise du scénario. Les deux points sont la pour les deux fous rires déclenché par des répliques particulièrement pourrie. Regardez du vrai Macross, pas cet ersatz.

Partager cet article
A voir

Macross Plus

A propos de l'auteur

    0 commentaires

    Participer à la discussion

    Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

    Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

    Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

    Rubriques