5.5/10

Mezzo DSA - Mezzo Forte

Le DSA (pour Danger Service Agency) est une petite entreprise qui connaît la crise. Cette petite agence (3 personnes) est spécialisée dans les opérations dangereuses, et ne se préoccupe pas beaucoup de la morale : un travail est un travail. L'équipe est petite, mais soudée et surtout complémentaire : entre Harada le jeune technicien-scientifique et Kurokawa, l'ex-flic qui a créé le DSA, il y a Mikura qui s'occupe de tout ce qui est action.
Mezzo, c'est l'histoire de plusieurs de leurs contrats.

A la base, Mezzo est constitué de deux OAV porno sortis sous le nom de Mezzo Forte. 3 ans plus tard, en 2004, sort la suite appelée Mezzo DSA. Cette série de 13 épisode reprend les personnages et l'idée des OAV mais se débarrasse des scènes porno. D'ailleurs, ces scènes (il y en a deux qui doivent totaliser 5 minutes) sont tellement mal intégrées à l'intrigue dans les OAV que l'on pourrait les enlever purement et simplement. On aurait alors deux épisodes de même facture que ceux de la série. La critique portera donc à la fois sur les OAV et sur la série qui ne se distinguent pas beaucoup une fois que l'on a fait abstraction du porno.

Une grosse parodie

Raconter les aventures d'un trio d'aventuriers intrépides ayant les traits de caractère sus-cités n'a rien de bien nouveau. A part l'idée de faire de la fille la personne musclée du lot, on ne voit pas bien ce qui pourrait passer pour de l'originalité. Et bien en fait, il n'y a absolument rien de ce genre : Mezzo est une parodie géante du genre. Si les personnages sont aussi stéréotypés, c'est pour pouvoir s'en moquer. La combinaison en sky orange et moulante de Mikura (qui rappelle fortement la tenue jaune de Bruce Lee dans la fureur du dragon) nous le remet en mémoire : même si sur la fin la série devient sérieuse, la parodie est toujours présente. D'un autre coté, il serait difficile de l'oublier en voyant les coups de pieds qui font passer les gens à travers les murs, les sauts incroyables, les prouesses physiques des personnages, les prouesses techniques des voitures, des robots et bien sûr, les digressions à l'univers policier classique. Plutôt que de se cantonner à des histoires du type 'yakuzas vs DSA' ou bien 'police vs DSA', le studio ARMS a introduit des extra-terrestres, des fantômes et d'autres absurdités qui trouvent plutôt bien leur place dans l'esprit un peu décalé de cet anime.
Mais le coté parodique apporte son lot de problèmes. Tout d'abord, on perd en immersion par rapport à un univers plus classique, en gagnant certes un petit peu au niveau comique. Ensuite, si pendant les premiers épisodes cela ne gène en rien, sur la fin, lorsque la série devient plus sérieuse, ou bien quand on s'intéresse au background des personnages, cela devient vraiment décalé, dans le sens péjoratif du terme.

Des personnages fouillés

Puisque la série ne possède pas vraiment de fil conducteur durant tous les épisodes, les personnages en sont vraiment l'élément-clé. Et ils soutiennent presque à eux tout seuls l'intérêt. Mis à part Harada qui est quelque peu fade, les autres personnages voient leur passé ressurgir lors de deux épisodes pour celui de Mikura, et des trois derniers pour Kurokawa. C'est d'ailleurs dans ces derniers épisodes que l'on peut voir l'intérêt (où le problème) des OAV : les OAV explicitent ce qui est juste suggéré dans la série. On perd ainsi en mystère ce que l'on gagne en clarté. Mais ce qu'on perd, c'est surtout de l'intérêt. On n'a plus à essayer de deviner, à tenter de comprendre ce qui a bien pu arriver aux personnages, et c'est un peu dommage. Mais cela n'enlève rien au fait que en plus d'un véritable background, les personnages ont tous un chara design très soigné. Certes, ils sont stéréotypés, mais pas leurs tenues qui sont pour le moins inhabituelles. Et cela apporte une touche graphique surprenante mais finalement plutôt agréable.

Techniquement à la hauteur

Mezzo est avant tout une série d'action et il aurait vraiment été dommage de la gâcher par une animation pauvre. Heureusement, ce n'est pas le cas, loin de là. Il n'est pas question d'une caméra qui virevolte, ou bien de scènes tout en 3D, mais les personnages sont toujours en mouvement et l'animation est vraiment convaincante. On est bien loin de DBZ pour les scènes de baston, on se rapprocherait même du niveau de Cowboy Bebop. Les couleurs ont le bon goût de changer de ton suivant l'ambiance, vives et limite criardes pendant les scènes rigolotes ou d'action, elles passent au sombre lors des moments sérieux, avec de très jolis scènes dans les tons ocres.
Question musique, rien d'exceptionnel, mais au moins elles ne sont pas désagréables, ce qui est déjà bien.
Pour l'OAV, par contre, ce point est plus nuancé. L'OST est techniquement un peu en dessous de celle de la série.

Au final, le plus gros problème de Mezzo, c'est que la série est assez molle. Les scènes d'actions sont dynamiques, mais entre deux de ces scènes, on s'ennuie un peu. Rien de bien grave, mais suffisamment pour qu'on le ressente.
Un dernier mot à propos des OAV : on a déjà dit qu'ils étaient techniquement inférieurs à la série, et bien c'est aussi valable pour le scénario qui est un peu trop conventionnel. Ils ne sont pas à éviter absolument, mais si le fait d'avoir des scènes porno parachutées en plein milieu d'un épisode vous gêne, n'ayez pas de regret à ne pas les voir.

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ZatchBell !

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Hare+Guu

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    1 commentaires

    • Anonyme

      22/05/2008 à 08h21

      Répondre

      J'ai pu voir mezzo, et les OAV, c'est vrai que les deux scènes porno, une par episode, n'ont vraiment rien  à faire là. On se demande pourquoi ils n'ont pas fait des OAV "conventionnels" comme les autres séries.

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