3.5/10

MI-8 Fukujin

La guerre de quelques jeunes tarés contre un ennemi inconnu. Attention, mechas méchants !

Dans un futur fictif, la guerre a repris le dessus sur la paix mondiale. Huit jeunes gens vont partager désormais leur vie pour défendre leur patrie. Aux commandes de robots de combats, ils vont devoir faire leurs preuves et lutter pour leur survie. Mais la cohabitation révèle souvent les personnalités les plus sombres et un contexte hostile peut parfois réveiller des pulsions que l'on croyait enfouies...

MI 8-Fukujin
La guerre c'est mal
"Bienvenue, soldat. Votre mission consistera en un objectif simple. Réduire à néant la menace inconnue qui attaque notre belle patrie. Pour cela, vous subirez un entraînement commando afin de pouvoir assumer votre rôle de dernier rempart de la nation en revêtant votre votre Dekopon. Cette armure mobile ressentira vos pensées et sera l'arme idéal pour répondre aux tirs ennemis. Soldat, soyez fiers et portez haut la couleur du Japon..."

On aurait presque pu y croire si l'incroyable discours de MI 8-Fukujin ne montrait pas un ramassis de personnages encore plus mal en point que ceux des titres phares du genre. Satoshi Fukushima a essayé de faire un mélange de Gundam (plutôt du type Gundam - Ecole du Ciel) et de Evangelion en développant encore plus le côté malsain que la guerre pouvait avoir sur le destin de jeunes enfants possédant déjà un passif lourd en un mental friable. Les maisons d'éditions actuelles aiment ce genre de parution bizarroïde en nous ayant déjà éprouvé Bokurano, notre enjeu. Seulement, les faiblesses scénaristiques de MI 8-Fukujin sont tellement vastes et l'éditeur survendant tellement son produit qu'on ne peut s'empêcher d'être déçu du résultat qui s'avère même un tantinet kitsch par moment. Le seul problème résulte dans le fait que l'auteur ne possède pas véritablement de carte maîtresse dans son jeu pour donner envie de s'intéresser au titre. Par conséquent, le dénouement de l'histoire apparaît bien fade, centré sur des personnages gravement atteints par divers maux : folie, schizophrénie, perversion, vengeance. MI 8-Fukujin montre aussi les ravages de la désinformation et de la démagogie de manière beaucoup moins intéressante que l'aurait fait Larme Ultime. Mais le seinen ne parvient jamais à captiver réellement justement à cause de ses personnages trop tordus entraînant le scénario vers l'incohérence la plus totale.

Si Shônen Shôjo possédait un côté rétro sympathique, cette nouvelle production tape dans la réalité militaire en nous montrant une intrigue aux traits beaucoup plus durs et proches de la guerre. Là encore, l'auteur manque d'arguments pour atteindre son but à cause d'une précipitation exagérée qui ressurgit abruptement. Les visages claquent sur la feuille par une expressivité évident mais le découpage, la confusion ambiante et un remplissage défaillant enlève une grande part des bonnes intentions de l'auteur. Pour le reste, il faudra compter sur la bonne volonté de Soleil pour obtenir les tomes manquants et qu'une grande partie des mystères trouvent un début de réponse dans les prochains tomes sous peine de perdre le public qui s'est accroché. Car, vois-tu soldat, MI 8-Fukujin est une autre caserne qui risque de fermer. Repos.

A découvrir

CFSL.NET

Partager cet article

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques