7.5/10

Mobile Suit Gundam Seed - la série

La race humaine avide de nouvelles ressources en énergie et de colonisation s'est lancée à la conquête de l'espace. Une nouvelle ère commença, baptisée Cosmic Era (CE) : l'ère cosmique.
A cette époque, un nouveau type d'être humain issu des recherches génétiques est apparu : les coordinateurs. Aux capacités mentales et physiques exceptionnelles, leur nombre n'a cessé d'augmenter. Ils ont construit de gigantesques mégalopoles satellitaires : les plants, exempt de toutes formes de discriminations nationales ou éthiques. Parmi les humains « normaux » : les naturels, certains jalousaient ces êtres aux capacités ultra développées, tandis que d'autres admiraient leurs cités utopiques. Malheureusement, la haine allait grandissant...
En l'an 70 CE, ces tensions débouchent sur le plus tragique évènement que l'humanité ait connu... la Saint Valentin Sanglante : l'anéantissement d'une colonie spatiale. Après ce terrible drame, les forces terriennes et l'armée de Zaft (l'alliance des coordinateurs) se sont livrées une guerre sans merci. Pour faire face à l'armée terrienne supérieure en nombre, Zaft a mis en place un système de défense baptisé Neutron Jammer qui rend inefficace l'utilisation d'énergie atomique, brouillant du même coup tout radar et toute onde radio. En parallèle, ils ont développé un nouveau type d'armes utilisables même sous effet de ce brouillage : les Mobil Suit.
Alors que la victoire des forces terriennes semblait acquise, l'armée de Zaft leur opposa une résistance farouche. Onze mois ont passé, et le conflit s'est enlisé dans le statu quo...

Gundam Seed, toute dernière série en date de la franchise Gundam (avec sa suite Gundam Seed Destiny) se situe dans un nouvel univers parallèle de la série originale Mobil Suit Gundam (de la même manière que Gundam Wing ou Turn a Gundam par exemple) et en prend donc pas place dans la chronologie UC.
Pour autant, si les noms changent, le contexte et la trame de fond sont les mêmes. Ainsi il suffit de remplacer coordinateur par new type, plant par side, CE par UC ou encore Zaft par Zeon pour retomber en territoire connu et noter que Gundam Seed ne se différencie pas spécialement de la série originale. Toutefois, Gundam Seed parvient à renouveler la série, la mettre au goût du jour tout en gardant cet esprit propre à Gundam.

UC 71 sur Héliopolis une plant de la nation neutre Orb. Kira Yamato, jeune coordinateur poursuivant ses études se retrouve impliqué, malgré lui, exposé aux forces de Zaft qui tentaient de dérober des prototypes d'une toute nouvelle génération de robots. Le commando parvient à s'emparer de quatre MS mais Kira les met en fuite en prenant les commandes du cinquième MS : le MS X-105 Strike.
Ayant découvert d'importants secrets militaires, lui et ses amis se voient contraint d'embarquer sur l'Archangel : un tout nouveau type de vaisseau des forces terriennes.

Gundam Seed reprend les ingrédients qui ont fait le succès de la saga en les remettant au goût du jour. La série semble aborder des thèmes actuels, pourtant les créateurs de Gundam Seed n'ont fait que moderniser l'oeuvre de Yadate et Tomino. Bluffant quand on sait que l'oeuvre original a 25 ans ! Comme quoi l'Homme a ma foi peu changé. Ainsi, la série nous montre une fois de plus la guerre entre deux nations. Guerre déclenchée en grande partie par la jalousie de l'un vis-à-vis de l'autre, mais surtout par peur de l'inconnu et du racisme.
En effet, on peut se demander si derrière les mots des coordinateurs/new types ne se cache pas une belle métaphore choisie par les créateurs pour aborder sans choquer les guerres de religion. En attendant, les raisons semblent identiques dans les deux cas. En outre, le fait d'avoir transposer et modifier cette thématique dans un univers futuriste permet de développer avec beaucoup de libertés de nombreux sujets. Gundam Seed y va de son côté aussi et n'hésite pas dénoncer les travers de la guerre et de la dictature. Pour autant, la série ne prend pas trop un ton pacifiste du type « faites l'amour pas la guerre », elle évite soigneusement de tomber dans des messages moralisateurs et ne prend jamais partie pour l'un ou l'autre camps. A l'instar des personnages de Tezuka, Gundam évite le manichéisme.


L'OST de Gundam Seed est particulièrement bien réussit de bout en bout. Que ce soit l'opening Invoke de Tm Revolution comme les BGM des épisodes. Invoke annonce le ton rythmé dans la même veine que celui de Gundam Wing auquel il reprend le tempo en le modifiant. L'interprète a une voix collant bien au tout.
Les musiques d'ambiances de chaque épisode sont elles aussi de qualité. Elles ne brillent certes pas par leur originalité mais servent parfaitement l'intrigue, intensifiant comme il se doit les scènes clés de la série.

Le point fort de la série est certainement son animation. Encore plus que dans toute autre série Gundam, l'équipe de Gundam Seed a fait un travail remarquable et appliqué. Le chara-design est lui aussi de qualité et très varié : chaque personnage est original, sans trop poussé dans la caricature. Le soin apporté aux détails est également visible que ce soit dans les tenues vestimentaires, les décors ou encore les vaisseaux.
Le mecha-design est aussi très abouti, les nouveaux MS renouvellent parfaitement ceux de Gundam Wing et vont faire la joie des collectionneurs mais aussi du service marketing de Bandaï.
Tout ce travail est parfaitement animé. Les cènes de combats sont dynamiques, fluides et lisibles (rien a voir avec son adaptation papier). Enfin, Gundam Seed au long de ces 50 épisodes répartis en deux saisons a su garder une homogénéité constante. Certains épisodes sont certes plus aboutis que d'autres et offrent un spectacle magnifique pour une série de cette longueur, en outre on ne remarque pas d'épisodes bâclés et fait à la va vite.

Beez nous propose un travail de qualité moyenne sur ce titre. Peu de bonus à se mettre sous la dent. En revanche, les DVDs (au nombre de 10) sortent de manière régulière et rapidement. Un argument de poids et un avantage qui permet au fan de ne pas a attendre un an entre le début de la série et sa fin. Au final, on peut regretter que Beez n'ait pas choisi de sortir la série en deux coffrets regroupant chacun une saison. Si le prix du coffret aurait été bien entendu plus cher que celui d'un DVD simple, à terme cette solution aurait été plus avantageuse pour le consommateur qui aurait été plus heureux d'avoir un coffret au packaging travaillé plutôt que 10 DVDs séparés.
Mais faisons confiance à Beez pour nous proposer un coffret collector une fois l'édition présente terminée.

En conclusion, vous l'aurez compris si vous êtes fan de Gundam cette saga ne vous décevra pas, d'ailleurs je suis sur que vous la possédez déjà.
En revanche, pour les novices, ceux qui hésitent encore à se jeter dans cet univers, je conseillerais tout d'abord de commencer par l'achat des trois films récapitulatifs de la première saga moins longs et surtout moins chers.

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Saiyuki

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3 commentaires

  • Anonyme

    14/08/2007 à 16h51

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    bonjour


    je ne critiquerer pas ma serie car je suis une fan de gundam seed et seed destiny par compte je voulai juste savoir comment ashran et cagalli finissent (ensemble ou pas ) merci  

  • Anonyme

    22/05/2008 à 23h57

    Répondre

    Une bonne série Gundam, même si ce n'est pas la meilleure.


     

  • kou4k

    23/05/2008 à 14h12

    Répondre

    J'ai toujours été allergique à la niaiserie et aux scénarios ultra peu crédibles des sagas GUNDAM...


    Seed est bel et bien la seule série de GUNDAM qui m'ait interessé.


    Univers crédible, dialogues intéressants, rebondissements et bonne mise en scene. La meilleure pour moi.

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