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Monde de Misaki (Le)

Le monstre du Loch Ness semble posséder une famille et elle semble se localiser au Japon et plus précisément dans Le Monde de Misaki.

Misaki vient juste d'emménager avec son père à Hohoro, la ville natale de sa mère (morte depuis quelques années déjà) : en effet, à la mort du Docteur Ôtori (son arrière grand-père), Misaki et son père ont hérité de sa maison. C'est ainsi qu'une nouvelle vie commence pour Misaki. Mais un soir, alors qu'elle rentre de l'école avec une de ses nouvelles amies, elle trouve une étrange créature : Nio (en référence à Matrix). Ce dernier a la particularité de se transformer en petit garçon quand on l'embrasse, et de reprendre sa forme originelle quand il rentre en contact avec de l'eau. Misaki va très vite décider de l'adopter. Peu à peu, au contact de ce dernier, la jeune fille va retrouver des bribes de souvenirs de sa plus tendre enfance, des souvenirs qu'elle avait étrangement oubliés.

Le Monde de Misaki
Le Monde de Misaki
Pas de prouesse scénaristique, uniquement une histoire mêlant un conte fantastique à un thriller. Le Monde de Misaki ressemble à un titre comme Fragment. Du fait de son scénario, le lecteur vit une étrange expérience entre une mignonne histoire de protection de la nature et une touche de fantastique. C'est juste sympathique, le ton s'avère parfois surprenant et montre à quel point YujiIwahara a tenu à créer un titre authentique, sans fioriture quelconque, mais avec de l'action en toile de fond. Tombée bizarrement de nulle part, une histoire de kidnapping se greffera à l'intrigue pour ne plus s'en décoller. On adopte aisément les personnages, l'ambiance neutre et le discours positif. Bien évidemment, Le Monde de Misaki se révèle presque trop gentil pour tenter de convaincre des lecteurs assidus de séries plus actives mais ce manga évoque des sentiments touchants et des gags pas bien méchants. Et ceci se traduit à travers le trait de la mangaka...

En effet, Iwahara offre des personnages positifs et une impression de douceur perceptible lorsqu'on visualise la rondeur des visages de ses personnages, en totale adéquation avec le ton adopté. Le cadre environnemental du titre appelle à la contemplation. Le remplissage se révèle juste correct et l'ensemble se révèle de bonne facture.

Akata délivre un titre inattendu qui ne s'attend pas à être un best seller mais plutôt destiné à être classé dans la catégorie shônen kawaï. Et ce, même si le drame semble montrer le bout de son nez...

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Bakuon Rettô

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