6.5/10

Nekomajin

Imaginez un peu le délire, Akira Toriyama qui réaliserait une auto parodie de son oeuvre la plus célèbre, Dragon Ball Z. Ah, il y aurait de quoi se poiler pendant une éternité si la farce prenait corps... Ah ! Il l'a vraiment fait ! Et ça s'appelle Nekomajin ? C'est quoi ça ? Un personage doté de super pouvoirs ressemblant à un croisement de Boubou et de quelque chose ressemblant à un hybride de chat, lapin et koala... Et si le mangaka réutilise à merveille les plus grands moments de son univers pour le tourner en dérision, il faut bien avouer que le manga perd en saveur par instants à tous les niveaux...

N'chat

Nekomajin
Nekomajin
Nekomajin est une parodie désopilante de Dragon Ball mettant en scène, un lapin-chat farceur au pouvoir similaire à Sangoku dans un univers parallèle en tout point semblable à la série culte de l'auteur. A travers plusieurs histoires courtes, le protagoniste va devoir faire face à toutes sortes d'adversaires tous plus loufoques les uns que les autres...

D'humour, il est question. D'un bon gros délire rigolant gentiment du cultissime Dragon Ball, aussi. Et pourtant Akira Toriyama ne parvient pas à restituer à sa pleine mesure l'univers, la faute sans doute à des grosses lourdeurs scénaristiques et un humour démesurément pipi caca et à des intrigues ne volant pas très haut. Le mangaka arrive encore à nous faire sourire par des gags que tout lecteur aurait pu s'imaginer à la lecture de Dragon Ball. Par moment, on aurait presque l'impression que Dr Slump rencontre l'univers de Sangoku sans pour autant que la sauce ne prenne. Le découpage en histoires courtes ne suffit pas à donner de la consistance au manga. Seule quelques histoires font apparaître un coup d'oeil plus appuyé à l'oeuvre originale (une apparition des héros de la saga, des cousins dérivés de Freezer et Satan, etc...).

Nekomachin

Si le scénario n'est pas de premier ordre et ne se base que sur des petites blagues faciles et des combats tournés en dérision, on ne peut s'empêcher d'apprécier le trait de Toriyama. Mais là encore, un problème laisse un goût amer. Le dessin est moins performant, quelques cases perdent en qualité et précision. A l'inverse, le remplissage est de premier ordre et laisse la griffe du mangaka s'imprégner sur le manga dans une édition de qualité. Forcément, malgré tous ces défauts, l'oeuvre reste tout de même supérieure à un bon nombre d'autres mais elle ne figurera pas parmi le panthéon de celles de Toriyama parmi lesquels, les titres de qualité ne manquent pas.

A réserver aux inconditionnels de Dragon Ball, Nekomajin ne peut qu'illustrer une sorte d'hommage appuyé à un univers dans lequel son auteur rigole gentiment. Sans pousser le bouchon trop loin. Une parodie contrôlée qui ne veut pas détruire tout l'univers créé et qui conserve certaines conventions. Toriyama aurait pu aller plus loin mais il s'est juste contenté de servir un manga acceptable même si peut-être Glénat le vend un peu cher...

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Kamiyadori

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1 commentaires

  • trab

    15/10/2006 à 17h38

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    Je suis d'accord, je trouve Nekomajin un peu cher et d'un intérêt limité . . . il y a cependant de bonnes idées, comme la venue de Freezer tirée par les cheveux.

    A réserver aux fans et aux inconditionnels de DragonBall. (j'en fais partie )

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