8/10

Niji-iro Tohgarashi

Glénat, actuellement d'humeur nostalgique, ressort un bon nombre de vieux mangas pour notre plus grand plaisir. Le résultat peut être négligeable comme Lamu ou à l'opposé diablement intéressant. Niji-Iro Tohgarashi fait partie de cette seconde catégorie et s'inscrit dans la lignée d'un Ranma ½ en mêlant humour, combats et protagonistes adolescents. Moins bon que ce dernier dans ces domaines, ce manga dispose toutefois d'une intrigue qui se révélera au fur et à mesure passionnante.

Niji-iro Togarashi
Niji-iro Togarashi
On peut d'abord noter que l'histoire se déroule sans date précise. On retrouve en fait le Japon de la fin du XIXème siècle mais bourré d'éléments anachroniques. On comprend mieux ce choix après avoir vu la base de l'intrigue. Niji-iro Tohgarashi signifie en français les épices couleur arc-en-ciel, c'est quasiment intrasduisible et voilà pourquoi Glénat a conservé le titre original. Ces épices arc-en-ciel sont des demi-frères et demi-soeurs, tous orphelins de mère et du même père. Cet homme leur est inconnu mais l'on sait qu'il est le shogun soit le maître du Japon. Tout ce petit monde vit rassemblé à Edo dans la maison longue Karakuri, entre le grand Goma conteur d'histoires drôles au très jeune Sanchò, futur ninja.
L'histoire commence par l'arrivée de Shichimi, 15 ans, au sein de cette maison. On suivra particulièrement sa relation avec Natane, sa cadette et unique fille du groupe. Tous possèdent des particularités, notamment le fait d'être d'excellents épéistes, en particulier Asa que l'on découvrira plus tard. Lui, Shichimi et Natane sont les trois personnages les plus importants et ceux que l'on suivra particulièrement.
Evidemment, cette progéniture est problématique pour un certain nombre de gens haut-placés qui voudront les faire disparaître. C'est sans compter sur l'arrivée de deux énigmatiques étrangers aux desseins particulièrement flous.

Mais comment rendre l'histoire intéressante avec tous ces gens ? Facile, en développant plusieurs intrigues. C'est sur ce point que Niji-iro Tohgarashi prend tout son sens. J'avoue avoir été sceptique après plusieurs volumes sur la qualité de l'oeuvre. Oui, les dessins sont jolis, l'humour est sympathique, les personnages sont intéressants et les combats plutôt bien faits mais je me demandais où l'auteur voulait en venir. Et finalement, tous les éléments s'imbriquent les uns aux autres au fil de la lecture. Passé plusieurs volumes et la rencontre du dernier frère, on est séduit par cet enchevêtrement d'histoires entre les relations de chacun et les désirs des hommes au pouvoir. Mais chut, mieux vaut en dire le moins possible et laissez la surprise au lecteur.
Tout cela est raconté sur un ton humoristique et plutôt décalé. Cela passe plutôt bien dans l'ensemble sauf lorsque la situation se fait plus sérieuse et dramatique. Il n'empêche que l'on est loin du délire constant à la Ranma 1/2 que l'on préférera pour rigoler un bon coup.

Niji-Iro Tohgarashi est une agréable surprise tant sa lecture est plaisante et surtout prenante. Il est possible de faire mieux niveau divertissement mais cela devient déjà plus dur niveau intrigue. Certes, certains préféreront une oeuvre plus compliquée avec des rebondissements tordus mais si vous voulez vous faire plaisir niveau action et histoire, jetez-vous dessus.

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1 commentaires

  • Anonyme

    05/01/2008 à 17h46

    Répondre

    lamu n'est pas negilgeable 

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