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Niumao

Rien de plus malicieux qu'un chat, un bon gros matou se confondant dans une boule de poils bicolore, paresseux et l'oeil à moitié endormi pour mieux cacher son prochain mauvais coup. Ainsi évolue Niumao, le Garfield chinois. Mais du chat tigré, il n'en a que le chat car les aventures du patapouf sinisé tombe plus dans les bêtises de fierté que dans l'humour noir et les discours philosophiques. Tout léger, les facéties du chat chinois ont déjà trouvé écho auprès des revues spécialisées des amis des bêtes mais en approfondissant, le résultat s'avère plutôt mitigé...

Chat, chat, chat

Niumao
Niumao
Voilà un sacré chat ("mao" en chinois), à la robe tachetée comme une vache ("niu"). Mais son nom est aussi synonyme de capacité à accomplir de grandes choses. Un héros, quoi ! Aussi, afin de nous faire profiter de ses aventures palpitantes, il a confié à sa maîtresse le soin d'écrire sa biographie. Voilà toute la vérité, rien que la vérité sur Niumao.

Et c'est parti pour un enchaînement de petits gags mignonnets autour d'un chat empilant les bêtises sans relâche avec toute la bonhomie propice à la malice dégagée par ses yeux en amande. Autour d'un scénario simplissime résumable à ces mots : un chat change de maître mais conserve son goût pour les taquineries. Bref, rien de transcendant mais à prendre comme un petit recueil de petits gags s'enchaînant simplement, les réflexions du chat prêtent à sourire et c'est à peu près tout ce qui se dégage de Niumao. Rien de plus que ce qui était promis et comme l'auteur arrive à diversifier suffisamment les chutes pour que le recueil ne se dévore très rapidement. La lecture terminée, l'impression qui en ressort est d'avoir passer un petit moment de lecture tout à fait jovial mais peu marquant. Niumao est et demeure l'unique personnage de la BD au point de concentrer l'énergie de la manhuaji sur ses portraits et autres poses.

Chat-pître et chat-loupé

Peu à dire sur l'intrigue, celle-ci se résumant à montrer les pitreries de Niumao par un enchaînement de saynètes intégré à l'évolution de son développement animal. Du petit chaton au bon vieux matou paresseux, le chat s'applique à prendre un malin plaisir à essayer de ridiculiser ou mettre en rogne les humains par son insouciance caractérisée, tout en les parodiant par une personnalisation en mode bipède ou des références cinématographiques (Matrix entre autres). On suit le règne animal à tout point de vue, le chat est roi, vive le chat !

Tout en couleurs dans des tons caressant le papier, Niumao bénéficie d'un traitement graphique d'importance administré par le studio Ji An. Si le chat est dessiné sous toutes les postures, les humains ne sont jamais représentés que par leurs moitiés inférieures de visages. Les retouches à l'ordinateur donnent une qualité quasiment réelle au pelage et le manhua se révèle plaisant à regarder mais assez vain dans son entreprise globale si ce n'est autrement que pour admirer le chat.

Un manhua destiné sans doute aux plus jeunes car bon enfant mais qui prête à sourire par instants en raison de situations caractéristiques de l'humour faisant référence aux chats, personnages mi-ange mi-diable qui trouve un écho à travers Niumao. Pas de doute là-dessus, le chat vache est un sauvage, n'est-ce pas Sacha ? (entraînez-vous à la diction avec Krinein en répétant quatre fois rapidement cette phrase).

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