5.5/10

Noritaka, le roi de la baston

« Caca »... c'est le surnom donné à Noritaka Sawamura pendant toutes ses années de collège... quoi de plus naturel pour lui de vouloir s'en débarrasser en rentrant au lycée, surtout après avoir rencontrer la belle Miki Nakayama. Le problème c'est que celle-ci n'aime pas les faibles et que le pauvre Noritaka, lâche et malchanceux de nature, est aussi épais qu'un cure dent. Mais comme tout problème a une solution, le héros décide de devenir un être fort pour plaire à la belle en choisissant de s'inscrire dans un club de sport de combat.

La revanche (pathétique) d'un collégien brimé

Noritaka
Noritaka
Après avoir un peu tout essayé sans succès, le malheureux décide de s'inscrire dans la modeste voire ridicule section shûdo dont les deux seuls membres sont un étudiant thaïlandais, Tchan Poua, et le désopilant coach Maruyama surnommé le « démon de l'Extrême Orient » spécialisé dans le muay thaï qui lui propose des entraînements... désopilants eux aussi comme travailler dans un bar homo ou regarder sous les jupes des lycéennes !

Bien décidé à progresser, Noritaka s'entraîne avec détermination, acharnement et souffrance, mais n'arrive toujours pas à captiver le regard de Nakayama qui le considère toujours comme un moins que rien, ce qui est surtout dû à sa maladresse et à ses plans ingénieux (mais toujours foireux) mis au point dans les moindres détails pourtant... jusqu'au jour où il parvient à se faire une petite réputation en étalant un boxeur prometteur...
Pour défendre son honneur (et sauver sa vie), Noritaka va devoir livrer des combats titanesques qui vont succéder à luttes acharnés contre des combattants monstrueux venus de tous les horizons.

Adrienneeeeeeeeee

En effet, que serait un manga de baston sans des adversaires colossaux, surdimensionnés et maîtrisant diverses techniques de combat toutes plus meurtrières les unes que les autres ? A la vue de son physique, Noritaka n'est pas une machine de guerre, loin de là, et rapidement on ne donne pas cher de sa peau face à des adversaires bodybuildés et capables de prouesses physiques inhumaines.
Pourtant même si on ricane souvent devant l'improbabilité des affrontements et des entraînements, le scénario de Hideo Murata s'étiole pour devenir vite répétitif : une provocation, un coup de malchance, une tentative ratée de réconciliation, un combat et la victoire au bout. Aucun véritable suspense dans le scénario parmi les 18 volumes qui composent la série, on sait déjà dès le début que Noritaka parviendra à ses fins grâce à son abnégation... cela reste un défouloir qui se lit à toute vitesse.

Le mangaka Murata Hamori a plutôt essayé de montrer les sentiments d'acharnement, de sacrifice des sports de combats ainsi que de bonne volonté d'un « anti-Rocky » attachant à souhait pour conquérir son Adrienne. De plus, il nous fait aussi une description des techniques de combat pratiquées qui fait la part belle au muay thaï par rapport aux autres sports de combat.

Le dessin de Murata Hamori n'a rien d'exceptionnel : peu de détails, des arrières plans souvent inexistants avant, pendant et après les combats qui mettent plus en valeur l'aspect baston et les grosses giclées de sang qu'autre chose. Par contre, les mimiques de Noritaka sont à se poiler tellement elles montrent la véritable nature du héros.

Noritaka reste tout de même un manga sympathique à la lecture par le charisme pathétique et les facéties du héros mais qui ne laissera pas beaucoup de souvenirs impérissables à tous ceux qui connaissent déjà d'autres mangas du même genre comme High School ou Racaille Blues par exemple.

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Plume de Feu (La)

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3 commentaires

  • Dat'

    24/10/2007 à 23h17

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    Pareil !


    Certes le manga est un peu repetitif au final, mais il est monstreusement drole, et les 3/4 premiers volumes font parti de ce que le manga a enfanté de plus drole...


    Enfin c'etait mon jugement il y a au moins 5 ans, je n'ai pas jeté un oeil dessus depuis... c'etait ma premiere serie manga avec Akira d'ailleurs ^^


     Zdenek ==} ah oui, la fin est... euuuh.. speciale, mais au moins on peut etre sur qu'elle ne ressemble à aucune autre ^^


     


    "Noritaka reste tout de même un manga sympathique à la lecture par le charisme pathétique et les facéties du héros mais qui ne laissera pas beaucoup de souvenirs impérissables à tous ceux qui connaissent déjà d'autres mangas du même genre comme High School ou Racaille Blues par exemple."


     


    mmmm certes, mais quand cela fait 10 ans que l'on lit Noritaka, Les high School et compagnie, on les trouves vachement fades... (voir sans grand interet...)


     ça pose une question d'ailleurs, cela fait bien bien trop longtemps que je n'ai pas vu un bon shonen de Baston / humour debouler sur nos etallages, (du niveau de Noritaka)  cela depuis des années...

  • Anonyme

    02/07/2008 à 18h03

    Répondre

    j'ai grave kiffé noritaka g lu les 18 tomes en meme pas une semain jadooooooooooore c un vrai as de la baston nori-chan (^-^)

  • Anonyme

    25/10/2008 à 00h24

    Répondre

    un mangas exellent, qui m'a laissé pleins de souvenir, j'ai toute la collection, et je la relis avec plaisir des années plus tard ! bien dessiner, pour son époque et bourrée d'humour, c'est pour moi incontournable !

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