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One Piece - The Adventure of Dead End (version papier)

Glénat s'attaque à l'édition des Anime Comics (les films sont "mangaïsés") tirés des films de la série One Piece. Deux petits tomes pour résumer un film d'animation de 90 minutes, c'est peu donc nous pouvons nous poser la question : une telle adaptation était-elle vraiment nécessaire ? Vous le saurez en lisant la critique.

L'équipage de chapeau de paille est complètement fauché. Plus d'argent est synonyme de pénurie de nourriture pour Luffy qui désespère complètement. Heureusement, dans une taverne où ils prenaient leur dernier repars, Luffy et ses amis entendent parler d'une course mortelle organisée par les pirates pour
La couverture du premier tome.
les pirates : la Dead End. C'est une course dont le point de départ est fixe mais le point d'arrivée variable. Aucune règle particulière, tout ce qui importe, c'est d'arriver entier au point d'arrivée. Le favori pour la course est Gasparde, un ancien de la marine qui a déserté, emportant avec lui un navire de Guerre. L'équipage de chapeau de paille va donc devoir faire attention aux traitrises de nombreux pirates pour espérer emporter le prix promis au vainqueur : 300 millions de berrys.

J'avais déjà vu des Anime Comics de chez Glénat avec les différentes adaptations de Dragon Ball Z et je n'avais pas vraiment été conquis (j'en avais acheté un puis j'avais abandonné). En effet, point d'images "HD" dans les deux tomes reprenant One Piece : The Adventure of Dead End, uniquement des images d'une qualité douteuse. Beaucoup de pixels sont visibles et les images ont un rendu bizarre qui fait un peu cassette vidéo. Pour la lecture, ce n'est pas très agréable. Je ne pense pas que ça soit dû à Glénat mais plutôt aux sources japonaises. Le découpage est plus que sommaire et ne fait pas honneur à la qualité de l'animation du film. Impossible de sentir correctement le mouvement avec cette mise en case trop basique.

Au niveau de l'édition, les ouvrages sont assez agréables à prendre en main grâce à un format assez souple et plus grand et plus fin que le format standard de manga chez Glénat. Niveau orthographe, rien non plus à signaler,
La couverture du volume final.
c'est du bon boulot. La reliure est assez souple aussi pour ne pas gâcher la visibilité et le plaisir de lecture lors des scènes d'action. Par contre, petite bizarrerie, tous les noms originaux sont de retour : Sandy redevient Sanji, Pipo redevient Usopp, les attaques de Luffy commencent par "Gum Gum". Alors pourquoi ? Glénat a pourtant suivi une politique bien précise concernant la traduction des noms (chose pour laquelle je les admirais parce qu'ils se sont mis beaucoup de fans à dos) dans les 57 volumes de la série classiques. C'est un peu dommage de ne pas avoir suivi la logique jusqu'au bout.

Pour ma part, ce que j'attends d'un Anime Comics, c'est qu'il restitue le mouvement et le son de l'anime original. Il n'en est rien dans cette adaptation de One Piece. Pas d'onomatopée s'étendant sur toute une page pour nous faire ressentir le fracas d'une explosion, pas de découpage dynamique des cases pour nous montrer la vitesse du Chewing Punch de Luffy. Les fans de One Piece (comme votre serviteur), seront heureux d'avoir cet ouvrage en poche. Cependant, le lecteur lambda n'y trouvera probablement pas son compte et passera son chemin après avoir feuilleté le tome 1.

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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