4/10

Overman King Gainer - le manga

Les mechas sont de retour avec Overman King Gainer et fort malheuresement, on les premiers à s'en plaindre car la médiocrité de l'anime n'a toujours pas évolué vers quelque chose de plus positif.

Dans un futur lointain, l'humanité vit repliée dans des cités antarcitques, suite à un terrible cataclysme qui irradia la surface de la Terre. Ces cités survivent grâce aux ravitaillements de compagnies peu scrupuleuses qui exploitent la pauvreté des populations et les réduisent à une misère croissante. La rébellion gronde et les tentatives d'exode se multiplient, reprimées aussitôt par le pouvoir en place. Cauchemars d'un monde post-apocalytptique... Quel espoir ?

Overman King Gainer
Overman King Gainer
Quel espoir aussi pour le lecteur de se retrouver une nouvelle fois pris au piège d'un monde sans foi ni loi dans lequel les mechas font la loi... Overman King Gainer ne décide pas de la jouer original et pour cause, ce manga n'est ni plus ni moins que l'adaptation papier de la série du même nom pour un résultat sensiblement similaire en terme d'intensité, d'un clacissisme sans égal au niveau du scénario et d'une non moins ressemblance en terme de design. Ce dernier se comprend très rapidement en apprenant que le mangaka et le designer ne sotn qu'une seule et même personne répondant au nom de Yoshiyuki Tomino. Si le monsieur est une genre de sommité en matière de mecha en ayant participé à un grand nombre de projet de la franchise Gundam, il se lance une fois n'est pas coutume sur une réalisation papier avec un nom bien moins connu. Mais qui dit manga de mecha, dit action à tire-larigot et (souvent) oubli de construction de scénario tournant autour d'autre chose que d'un grand complot où les poignées de gringalets fraîchement sortis de leur cambrousse foutent des raclées monstrueuses à des militaires de métier, en brassant des valeurs d'amitié et de courage. Vous l'aurez compris, il s'agit d'un shônen. Passons. Le titre s'avère aussi passionnant que de récurer les toilettes avec une brosse à ongles. Seule la mise en scène des combats peut retenir l'attention au beau milieu de tout ce marasme et des déluges de palabres inutiles dont le héros s'est, semblet-il fait une spécialité, une fois sorti de geekitude solitaire. Affreux postulat de départ. Visiblement, la transition de l'écran au papier n'a pas posé de problème à l'auteur car celui-ci se confronte aux mêmes problèmes sans y apporter la moindre solution...

Graphiquement, l'ensemble est plutôt agréable malgré une bonne dose de déjà-vu sur lequel on ne sourcille même plus au bout d'une vingtaine de pages. En dépit de son classicisme, l'auteur touche sa bille en matière de mecha et parvient à leur donner une vivcité importante à travers les cases mais alors pour le reste, on reste sur notre faim. remplissage et découpage manquent singulièrement de consistance et ce ne sont pas les maigres changements par rapport au scénario de l'anime qui vont apporter quoique ce soit. C'est dommage mais ça ne prend plus de présenter des groupes improbables sortis de nulle part de cette manière...

Pourquoi s'embêter à le lire quand l'original est (un tout petit peu) meilleur ? Un titre trop médiocre pour se montrer un temps soit peu au niveau des canons du genre et qui délaisse rapidement son intrigue de départ pour se consacrer à des combats sans queue ni tête...
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