Les Pika du mois d'avril 2014

Le mois en deux mots trois mouvements : du cyber-crime, du rêve dans un monde de brutes, une école assez spéciale, de la magie, de la romance, de la musique, des kunoichi, des zombies et un voyage la tête dans les étoiles. Il n'y a pas à dire, le mois d'avril est super varié chez Pika !


Bloody Monday 5
 : Situation critique pour notre hacker qui se trouve encerclé par les ennemis. Certains sont là physiquement et tentent d'entrer dans la salle du serveur qu'il défend avec Hibiki mais d'autres (comme Peter Pan) sont là via internet et tentent de prendre le contrôle du réseau afin de détourner l'énergie nucléaire à leur avantage. Dans l'adversité, des liens se créent entre Fujimaru et celle qui agissait jusque là comme un robot… La tension continue à monter dans le cinquième volume de Bloody Monday qui va introduire une composante romantique que l'on attendait pas vraiment dans ce genre de titre. Un peu de naïveté dans un monde de brutes n'a jamais fait de mal mais on va dire que c'est assez poussé dans le cas de la romance Fujimaru/Hibiki. Le jeune homme lui avoue carrément être amoureux d'elle (ils se connaissent depuis combien de temps déjà ? deux jours ?) et lui propose déjà d'effacer son identité (pour échapper à ceux qui la contrôlent) et de faire jouer ses relations pour lui obtenir la citoyenneté japonaise… Malgré ce petit bémol, les événements s'enchaînent et on a le droit à un coup de théâtre supplémentaire qui vient confirmer que les auteurs aiment jouer avec nos nerfs !

 


Dreamland 5
 : La réédition de Dreamland continue et cette nouvelle version enrichie avec de nouvelles trames (celles utilisées dans les derniers volumes) ainsi que de pages couleurs est une véritable bénédiction pour qui n'avait pas encore découvert l'excellent titre de Reno. C'est d'ailleurs son but principal et l'auteur le dit lui-même dans une interview à paraître bientôt sur Krinein (si vous êtes sages et probablement en juin pour la sortie du tome 14). Dans ce cinquième tome, Terrence commence à faire face au stress du bac mais aussi au stress de la vie dans le monde de Dreamland qui est encore relativement mal connu par notre héros. Avec ses nouveaux compagnons d'infortune, il va d'ailleurs devoir faire face à des défis toujours barrés et affronter des voyageurs qui le laisseront pas indemnes. Toujours pétri de bonnes idées, Dreamland est un sympathique reflet de l'imagination sans limites de Reno qui prend un plaisir fou à travailler son oeuvre (et ça se sent). Il n'arrête pas de questionner son lecteur et de lui laisser quelques pistes pour ce qui viendra ensuite mais les possibilités sont tellement illimitées qu'il est impossible de savoir où il va nous emmener ! 

 


Drôles de racailles 21
 : Toute la petite équipe du lycée Monshiro continue de travailler à fond pour se préparer à l'examen d'entrée de l'université Tonosama. Pendant ce temps, les autres personnages continuent à vivre leur vie et Miki Yoshikawa en profite pour nous la raconter. Que ce soit les amours d'Akita, les tribulations du nouveau conseil des élèves ou même les soucis de jeunes filles qui vont dans des lycées de riche, rien ne sera laissé au hasard ! Ceux qui auront pu comprendre ma lamentable entame (soit les fans de série) auront maintenant réalisé que ce vingt-et-unième volumes de Drôles de Racailles est un petit tome de transition composé d'histoires indépendantes censées nous renseigner sur les activités des personnages secondaires, ceux que l'on avait pas vu depuis un moment à cause de la nouvelle direction de l'histoire principale (qui se focalise principalement sur l'après lycée). L'humour de l'auteure est toujours aussi bon et elle réussit à réutiliser des situations et des gags tout en les renouvelant. Elle arrive toujours un personnage qui fait l'abruti dans les décors et elle a le chic pour sortir des expressions faciales vraiment bien senties. En fait, s'il fallait mettre un bémol, ça serait plutôt au niveau de l'intérêt de ces petites histoires. Alors oui, c'est sympathique de voir ce que deviennent certains personnages mais à part ça… Il n'y a pas grand chose à en tirer. L'histoire sur le nouveau « gang des élèves » est particulièrement ennuyeux… Bref, on attend de revenir à l'histoire principale pour ce qui devrait être la dernière ligne droite de la série. Eh oui, il ne reste plus que deux tomes... 

 


Fairy Tail - La prêtresse du Phoenix
: Ceux qui auront vu le film reconnaîtront le titre de ce qui s'avère être son adaptation en anime comics. Pour une raison que l'on avait plus entendu depuis un moment (à savoir faciliter la lecture pour les plus jeunes fans de la série), le titre a été publié en sens français. Bon… soit… En ce qui concerne l'ouvrage (et comme tous les anime comics), il est entièrement en couleur et bénéficie en plus d'un soin tout particulier dans la qualité d'image. On voit qu'il a été élaboré à partir de matériel récent, ce qui, on ne va pas se mentir, est un gros plus visuel. L'histoire est exactement la même que celle du film à savoir qu'une jeune prêtresse débarque à la guilde de Fairy Tail mais la pauvre enfant est amnésique… Natsu et toute sa clique vont donc tenter de l'aider à retrouver ses souvenirs et à accomplir sa mission. Pour une aventure complète, ce n'est pas mal du tout et cette possibilité de lecture en one shot n'est pas désagréable non plus et n'attachera aucunement le lecteur à l'univers de Mashima. Par contre, peut-être lui donnera-t-il l'envie de le découvrir? 

 


Le Garçon d'à côté 1
: Shizuku Mizutani, c'est un peu l'intello de la classe (bon elle est pas boutonneuse mais bon)… Froide, désintéressée et bucheuse, la jeune fille ne se soucie pas vraiment de son entourage. Sa vie se trouve complètement chamboulée le jour où elle rencontre Haru, un jeune garçon au caractère bien particulier qui va lui donner du fil à retordre… Il faut croire que les deux personnages font la paire. Entre la fille complètement à la ramasse niveau social et le garçon qui a peur d'aller à l'école à cause de sa capacité à attirer les soucis, ils ne sont pas aidés ! L'auteur insiste d'ailleurs beaucoup   sur ce contraste entre les deux protagonistes qui explique cette attraction presque naturelle qui existe entre eux. Haru est un personnage extrêmement attachant dès le départ. Son caractère fantasme et cette peur panique de l'école fait de lui le personnage vulnérable du manga. Il possède peut-être la force physique mais son mental n'a rien de robuste. C'est pour cela que Shizuku est là. Avec son caractère bien trempé, elle prend les décisions et sert de guide pour le jeune garçon qui s'en sert comme d'un repère. Cette association donne des situations drôles, touchantes que l'on suit généralement le sourire aux lèvres. Cette nouvelle série en est la confirmation, les shôjo sélectionnés par Pika sont de plus en plus étonnants. Après l'excellent Chihayafuru et l'intrigant Joséphine, Le Garçon d'à côté est une très bonne surprise qui plaira à un public pas forcément amateur des titres du genre.

 


Negima Volume Double 7
: Le festival Mahora n'est pas encore terminé mais c'est définitivement la dernière ligne droite puisque tout ce qu'il reste à Ken Akamatsu, c'est le festival d'arts martiaux. Alors que chaque combat s'avère être plus dantesque que le précédent, les compétiteurs ne se doutent pas un seul instant qu'un danger autrement plus inquiétant plane sur le monde de la magie puisque son existence est sur le point d'être révélé via internet (La toile, c'est le mal !)… Negima! assume de plus en plus son statut de shônen avec des combats bien plus soignés qu'au début de la série. On se souvient encore des petites bagarres qui duraient quelques cases et qui ne cassait pas trop pattes à un canard… Ah le bon vieux temps ! Non, ici, ce sont plusieurs dizaines de pages qui seront réservées aux affrontements et l'auteur ne lésine pas sur les techniques spéciales et autres pouvoirs magiques. Bon après, on pourra peut-être regretter la trop grande place accordées aux sous-vêtements apparents et autres panty shot qui viennent parfois gâcher un peu la fête mais bon… c'est du Ken Akamatsu !

 


Nodame Cantabile 17
: 6 mois après le volume 16, Nodame et Chiaki sont de retour pour le plus grand plaisir de leurs fans (votre serviteur y compris). Les deux jeunes musiciens se trouvent à Paris grâce au talent de Nodame qui a réussi à tromper la peur de son « petit ami » (oui, je sais, c'était il y a un moment déjà mais je remets en contexte !). Chiaki voit sa carrière avec l'orchestre Roux-Marlet démarrer très fort puisqu'il est encensé par la critique. Cependant, le suivant se voit entaché par une petite erreur d'inattention commise à cause de la venue de son père… Autant dire que tout n'est pas tout rose dans le monde de Nodame Cantabile et Tomoko Ninomiya nous décrit les sentiments de ses personnages avec un réalisme rarement atteint dans un manga. C'est d'ailleurs assez effrayant à voir, une distance qui se créée entre Chiaki et Nodame puisque les deux sont jeunes gens sont tellement occupés par leurs activités respectives qu'ils peinent à se voir… La jeune femme ne se rend plus dans la chambre du jeune chef d'orchestre le soir pour l'ennuyer par manque de temps mais aussi peut-être par manque d'envie. Lorsqu'ils se voient, les échanges sont brefs et peu engageants. Au final, on ne peut qu'être heureux de retrouver ces personnages auxquels il est impossible de ne pas s'attacher mais on aimerait quand même qu'il leur arrive davantage de bonnes choses ! C'est un peu comme pour nous en fait. Depuis quelques temps, il semblerait que Pika se soit décidé sur un rythme de parution régulier avec deux volumes par an, ce qui veut dire qu'on devrait avoir la fin d'ici 2018 (au moins, on l'aura !). Qui a dit « hourra » ? 

 


Rappi Rangai 8
: Orochi et Kagari s'affrontent pour être chef et c'est évidemment l'occasion rêvée pour Raizô de faire une bourde et de laisser échapper une banalité qui n'aurait jamais dû l'être… Seigan choisit bien son moment puisqu'il en profite pour débarquer et récupérer Kagari qui sera donc la dernière princesse à aller sauver… Plus que le combat direct, Hosana Tanaka va nous montrer un peu de lutte psychologique. La kunoichi envoyée par Seigan est une spécialiste de la manipulation mentale qui va faire comprendre à Raizô qu'il ne sert à rien, ce qui est un peu ce que pensent les lecteurs depuis le début de la série. Si on fait le bilan, il faut croire qu'il a fait bien plus d'actions inutiles et stupides que de choses positives. Alors oui, sa naïveté a peut-être touché le coeur de quelques jeunes filles mais il a du ramer pour y arriver… On espère juste qu'il tiendra son rôle de héros pour le combat final contre son rival de toujours même s'il semblerait que Kagari soit déjà en train de lui mâcher un peu le travail… Quand je vous disais qu'il ne peut absolument rien faire tout seul… 

 


Sankarea 6
: Alors que Rea s'est enfin remise de sa « période de confusion », Darin se pose des questions sur la façon dont elle a réussit à s'en sortir. Chihiro est plus préoccupé par son chat Babu qui montre de plus en plus de symptômes violents et qui développe « l'instinct du zombie ». Il en vient donc à se demander si la mise au point de la mixture de résurrection était une bonne idée… C'est un peu le tome du doute pour tout le monde et il semblerait que Mitsuru Hattori soit décidé à mettre pas mal d'obstacles sur la route de son couple très particulier… Le futur de Rea est toujours rempli d'inconnues et il est impossible de prévoir ses potentielles « rechutes ». Peut-être qu'elle deviendra aussi dangereuse que le chat et se mettra à manger ses semblables encore vivants, personne ne le sait. C'est ainsi que Darin entre en scène et fait une proposition qui va bouleverser la vie du « jeune couple ». Alors que la série commençait un peu à tourner en rond, l'auteur réussit une parfaite introduction d'un événement perturbateur et permet de remettre ses personnages sur de bons rails. On ne sait pas encore trop ce qui découlera de tout ça mais une chose est sûre, les possibilités sont infinies. 

 


Space Brothers 5
: Chûya Koyama fait durer le suspense au début de ce cinquième volume de Space Brothers puisqu'il faudra attendre quelques chapitres avant de connaître les deux heureux élus du groupe de Mutta. Avec une sélection quelque peu étonnante, on peut dire que l'auteur a trouvé le parfait final à ces quatorze jours passés en isolation. Il insiste d'ailleurs beaucoup sur les liens créés entre les différents personnages lors de cette épreuve. Même si on ne sait pas trop ce que ça a donné pour les autres groupes, on se rend compte grâce aux commentaires des organisateurs que le groupe où figurait notre héros est sorti particulièrement soudé puisque c'est le seul où les membres se sont promis de se revoir peu après le test en question. Plus que le résultat, c'est donc l'aventure humaine que Koyama a voulu mettre en évidence avec des scènes bien écrites, drôles et parfois touchantes. On ne peut qu'espérer que la suite soit d'aussi bonne qualité mais il faut avouer que la barre a été placée très très haut ! 

 


Tsubasa Chronicle Volume Double 3
: Shaolan et ses compagnons sont toujours à la recherche de la plume de Sakura se trouvant dans le pays de Jade. Ils vont devoir percer le mystère de la princesse aux cheveux d'or et sa malédiction pour se rendre compte que l'ennemi n'est pas forcément celui qu'on croit… La première partie de ce gros volume (près de 400 pages !) est donc consacrée à la fin de l'aventure dans le pays de Jade et les CLAMP nous montrent qu'elles sont capables de produire une histoire simple mais bien ficelée et surtout sans incohérences (pro tip : gardez cette phrase en tête lorsque vous lirez la suite de la série). La deuxième partie du volume verra nos héros débarquer dans une nouvelle dimension et faire face à une nouvelle menace qui viendra d'un personnage assez inattendu. Le scénario s'étoffe de plus en plus et on commence à voir les liens avec le pays d'origine de Sakura. Les auteures y vont doucement mais sûrement et continue à régaler leurs lecteurs fidèles avec un bon nombre de personnages qu'ils connaissent bien. Tsubasa Chronicle reste donc un très bon crossover que l'on suit avec un plaisir non dissimulé.

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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