Les Pika du mois de mars 2015

Le mois en deux mots trois mouvements : Batman / steak / collocnication / petits dragons / amourette OK / amourette ratée / magie (max et compagnie ?) / amourette réussie / la tête dans le désert / bewwwwwbs / highlander / fumée


Billy Bat 14 : Le Billy Bat version Chuck Culkin envoyé par Hitler… C'est fini ! En effet, le véritable assistant de Kevin Yamagata se décide à agir et va donner le manuscrit de Kevin (Goodman cette fois) aux responsables éditoriaux pour qu'ils le publient. Le vrai Billy Bat est donc de retour dans tous les kiosques avec des aventures inédites et toujours aussi riches en rebondissements. Dans ce quatorzième opus, c'est Kurusu qui est vraiment le héros, étonnant non ? On suit le combat de ce « méchant » de la première heure qui veut tout faire pour aller sur la lune. Pendant son enfance, il avait été persécuté comme un « communiste » et c'est chez ces mêmes « rouges » qu'il va aller pour trouver un moyen de s'envoler vers la lune… On ne l'attendait pas forcément mais Urasawa se permet de nous bluffer une fois de plus en nous proposant un retournement de situation du calibre de celui de Snape dans Harry Potter (oups le petit spoil mais j'ai gardé le nom en VO pour pas que vous réalisiez trop vite si vous ne l'avez ni lu ni vu). Petit à petit, il met en lumière les éléments de son histoire que l'on ne comprenait pas bien au début. On vous l'a dit plusieurs fois mais Billy Bat, c'est superbement exécuté, un véritable délice à lire. 

Fairy Tail 43 : Tartaros ne recule devant rien pour arriver à ses fins et dans le but d'utiliser une magie interdite, ils suppriment les anciens conseillers du monde de la magie les uns après les autres. Alors qu'il se bat contre Jackal, Natsu se rend compte que les démons de la guilde démoniaque n'ont qu'un seul but : priver le monde de la magie. Sachant qu'ils n'utilisent que des « maléfices », ils ne seront pas affectés et pourront donc asservir les humains. De son côté, Gerald tente de recruter les Oracion Seis dans le but de battre Zeleph… Hiro Mashima continue son massacre et fait clairement comprendre que, dans leur état actuel, les membres de Fairy Tail ne sont pas de taille contre Tartaros et ses démons tout droit sortis du livre de Zeleph. Après, c'est du Fairy Tail tout craché : de la baston, de la magie et du cliché. On notera aussi une bonne touche de fanservice (un peu plus que d'habitude) qui ne sert pas forcément à l'histoire, un peu dommage. Quoi qu'il en soit, même si la recette a quarante-trois tomes (en France tout du moins), elle marche toujours aussi bien pour qui veut lire un petit shônen pas prise de tête. Le dessin est beau, les combats sont tous démesurés, il faut vraiment être difficile (ou ne pas aimer le shônen) pour ne pas passer un moment agréable avec le titre de l'auteur de Rave (série que je trouve toujours meilleure que Fairy Tail, soit dit en passant). O

L-DK2 : La cohabitation entre Aoi et Shûsei se passe plutôt bien mais la jeune fille sent que, petit à petit, elle tombe sous le charme du beau ténébreux. Malheureusement, les obstacles sont nombreux sur sa route de l'amour : un autre prétendant fait son apparition, la soeur du jeune garçon s'en mêle mais surtout… l'intéressé lui-même n'a pas l'air de beaucoup réagir ! Après un premier volume décevant de banalité, le deuxième… ne fait pas mieux. Quand le dessin est aussi classique, on s'attend quand même à ce que le scénario rattrape un peu le tout mais il n'en est rien. C'est particulièrement plat et convenu. Le seul vrai point positif, c'est la soeur de Shûsei qui possède un caractère plutôt sympathique. Pour le reste… Difficile de comprendre comment ce titre peut avoir autant de succès au Japon. Les personnages n'ont pas le charisme d'un Chihayafuru, les émotions ne sont pas aussi bien traitées (en termes de réalisme mais aussi de ressenti provoqué chez le lecteur) que dans Say I Love You et le titre ne possède pas un thème qui vient casser un peu avec la monotonie d'une simple histoire amour comme dans Yona, Princesse de L'aube. Ah… mais… Tous ces titres sont aussi chez Pika ! Mais oui, vous avez très bien compris. Plutôt que de rester avec quelque chose de banal, allez lire un titre qui possède ce petit quelque chose qui le démarque des autres. 


Le trio Monster Hunter (Orage, Epic, Episodes) : Quand on regarde bien, ce ne sont pas moins de 4 volumes estampillés Monster Hunter qui ont été publiés au mois de mars. Bon, c'est vrai que deux ne sont qu'une réédition mais quand même ! Commençons d'ailleurs par celle-ci. Publiées il y a quelques années (entre 4 et 5 si mes souvenirs sont bons), Orage est une adaptation assez libre du jeu de CAPCOM réalisée par Hiro Mashima (Rave, Fairy Tail…). On suit les aventures de Shiki, un jeune garçon dont le maître est décédé quelques années auparavant à la suite d'un accident. Son but ? Tuer un monstre mythique. Dans Epic… eh bien, c'est la même chose sauf que le héros s'appelle Yamato. Quand on passe d'une série à l'autre, il y a un très vilain goût de déjà vu dont il est très difficile de se débarrasser. En ce qui concerne le graphisme, il est très différent dans les deux séries mais je dois avouer que j'ai une petite préférence pour ce que fais Ryûta Fuse, c'est un peu plus détaillé et on a une impression de puissance un peu plus intéressante que dans le titre de Mashima. On retrouve aussi les mêmes idées en ce qui concerne la chasse (les caractéristiques du « bon chasseur » sont presque reprises mot pour mot…) et le système de guilde demeure inchangé. Alors oui, ce sont des constantes du jeu mais rien n'empêchait les auteurs de les adapter un peu. Mashima lui-même disait avoir eu pas mal de libertés vis à vis de l'adaptation… De cette petite déception scénaristique (due principalement au doublon) ressort le troisième larron Episodes. La construction de ce titre est un peu comme celle des Milles et Une Nuits puisque l'on a un conteur et de nombreuses histoires indépendantes les unes des autres. Ces « récits de chasses » parleront aux nombreux joueurs et ce doit être le tome où j'ai le plus retrouvé l'esprit du jeu. On sent bien le côté tout peut arriver, les monstres sont colossaux mais aussi l'esprit de franche camaraderie des membres d'une même guilde. Quand on sait que le titre est aussi dessiné par Ryûta Fuse, on n'est pas surpris de retrouver quelques personnages croisés dans Epic. Rassurez-vous, ce ne sont que les personnages secondaires mais les clins d'oeil restent assez sympathique. Le point négatif d'Episodes réside dans son manque d'explication pour les novices. Ceux qui ne connaisse pas l'univers de Monster Hunter auront probablement du mal à s'expliquer certaines choses. Ainsi, il vaut peut-être mieux passer par Epic (ou Orage) en premier pour se familiariser avec le bestiaire et la façon d'évoluer des personnages. Pour les fans de Monster Hunter Flash, Shin Yamamoto fait même une petite apparition discrète (je serais presque tenté de dire qu'il a été assistant de Ryûta Fuse tant leurs styles de dessin possèdent des similarités). Allez, n'hésitez pas trop ! 


L'Attaque des Titans 12 : Après un excellent onzième volume, Hajime Isayama remet ça en nous proposant un affrontement dantesque et haletant (non, vraiment, impossible de s'arrêter une fois qu'on est dedans !) entre la coalition formée par le Titan Cuirassé, le Titan Colossal et Ymir, et le bataillon d'exploration qui tente de leur reprendre Eren. Et… c'est tout ! Oui oui, vous avez bien lu, en ce qui concerne le contenu, c'est tout ce qu'il se passe dans ce douzième volume. Cependant, l'auteur en profite pour nous glisser une belle dose de révélation avec les implications du nouveau statut d'Historia (anciennement Christa) mais aussi sur une nouvelle capacité d'Eren qui risque de changer la donne. Les chapitres sont réglés comme du papier à musique avec un crescendo et un climax à chaque fois (une structure rassurante et efficace pour le lecteur). On se fait souvent avoir par une action qui sort de nulle part comme le snap d'Historia (vous comprendrez en le lisant). C'est ce genre de choses qui vient casser l'équilibre du crescendo et lancer le climax. Epoustouflant,   rien à ajouter. En fait, depuis quelques tomes, l'auteur réussit à mettre la barre plus haute à chaque fois. Je me demande vraiment combien de temps il va réussir à le faire ! 

Love Hina 9 (Réédition) : Après de nombreuses années de galère, Keitarô est enfin aux portes de Tôdai (oui, il aura mis le temps, un vrai loser). Alors qu'il est décidé à lui avouer son amour, il se casse une jambe. Eh oui, pas sûr qu'il aille à Tôdai de si tôt ! On arrive au neuvième tome de la frasque amoureuse de Ken Akamatsu et force est de constater que ça commence à être un peu long. Alors oui, l'auteur se débrouille bien en ce qui concerne l'humour mais est-ce que ça suffit ? Pas sûr, les ressorts comiques s'épuisent et le lecteur voudrait quand même voir quelque chose d'un peu nouveau ou que l'auteur mette fin à sa série sachant que le prétexte de base n'est plus valable (il reste encore cinq tomes). Bon après, petite avancée, Keitarô se débrouille pour faire passer ses sentiments à Naru, ce qui augure du bon pour la suite. Pour tous ceux qui ne connaissent pas la série, elle reste un grand classique de la comédie romantique et il serait dommage de passer à côté lorsque la réédition sera complète. 

Love Mission 12 : Ema Tôyama continue à faire tourner la tête de ses personnages en introduisant quelques nouvelles têtes comme celle du frère de Shigure, de quoi faire douter encore et encore le coeur de Yukina… Avec ce douzième volume, l'auteure continue dans le même ton qu'auparavant. J'avoue avoir abandonné toute idée de le comprendre et pour le coup, il faut avouer que la logique est toujours aussi absente du titre. Les décisions de la jeune fille n'ont aucun sens et je me demande comment se sentent les jeunes lectrices qui découvrent ses choix qui ne sont motivés par… rien que je ne puisse exprimer par des mots… Eh oui, pour le réalisme, vous repasserez. Pour qui n'en a cure, c'est une lecture qui reste passable grâce à un dessin plaisant (la mangaka se débrouille bien, aucun doute là dessus) mais pour un scénario intéressant et des personnages attachants… on repassera. 


Negima Double 18 : On arrive au bout de la réédition en volumes double de la longue saga de Ken Akamatsu. Avec seulement un volume restant, l'auteur en profite pour répondre aux dernières interrogations et terminer l'histoire dans le monde de la magie. L'affrontement entre Fate et Negi a des allures de combats de fin du monde (avec de la destruction à ne plus savoir qu'en faire, si si !), un peu à la Néo VS Smith dans The Matrix. C'est rapide et les pouvoirs fusent à tel point que ça en devient presque difficile à suivre. Le talent de l'auteur vient justement de là. C'est beau, ça pète de partout... On aura fait du chemin depuis la pseudo comédie romantique à la limite de la perversité du début… Les personnages secondaires ont aussi un joli rôle, Evangeline en premier qui balance une magie qui montre bien qu'elle n'a rien à envier à Negi en termes de puissance, bien au contraire. Vivement la conclusion le mois prochain ! 

Say I Love You 3 & 4 : Mei fait face à sa première rivale, la pétillante Meg. Cette dernière va d'ailleurs saisir une occasion de se rapprocher de Yamato lorsqu'un magazine commence à s'intéresser à lui. Les deux adolescents passent donc plus de temps ensemble et en particulier autour d'un repas… dans l'appart de Meg ! Deux excellents volumes d'une séries qui est toujours aussi agréable à suivre. L'auteure propose des situations plutôt classiques mais aux dénouements étonnants. Le coup du magazine, en général, dans les shôjo, c'est plutôt pour les filles mais non, cette fois, c'est le garçon qui se retrouve sous le feu des projecteurs et qui doit prendre une décision très particulière… Kana Hazuki nous dépeint des personnages toujours intéressants et réalistes vis à vis de leurs sentiments. Pas de folie furieuse, d'épanchements de sentiments dégueulasses… Non, vraiment, c'est doux, juste et joliment mis en scène comme en témoigne la couverture où les habits servent à « mélanger » les corps. De tous les shôjo sortis chez Pika ces derniers temps, Say I Love You est probablement celui qui vaut le plus le coup d'être suivi. 

Space Brothers 10 : C'est le début des « hostilités » pour les aspirants astronautes. Ils vont donc être envoyés dans le désert pour s'entraîner. Ils vont devoir rejoindre Amarillo et survivre en auto-gérant leur petit groupe. A l'issue de cette épreuve, un classement qui déterminera peut-être leur capacité à aller, ou non, dans l'espace… Avant la traversée de l'espace, Mutta va donc devoir traverser le désert. Chûya Koyama continue à mettre en scène le même groupe de japonais mais avec une petite addition : une indienne. Cette dernière possède un don de « divination » basé sur la personnalité, un peu comme Sherlock Holmes, et va faire une grosse impression sur le héros. La survie dans le désert n'est pas facile mais tous s'en accommodent. Trouver les vivres, avancer, éviter les dangers de la faune… Tout ça ne fait qu'endurcir les jeunes astronautes qui vont comprendre qu'aller dans l'espace n'est pas si facile qu'ils auraient pu le penser. Le personnage de Nitta a le droit à un traitement spécial, sa relation avec son frère étant radicalement différente de son coéquipier. Space Brothers, c'est de l'aventure, des personnages attachants et une intrigue intelligemment rythmée.  


Triage X 8 : Dans ce huitième tome, les jeunes femmes aux poitrines défiant la gravité de Shouji Sato sont de retour dans une aventure qui met en avant Hitsugi. Cette dernière se retrouve dans un état second et les membres de l'équipe du bon docteur vont devoir s'y mettre à plusieurs pour la remettre dans le droit chemin. Au niveau de l'histoire, on se trouve toujours dans le cinquième cas et ça n'avance pas des masses. Le combat contre Hitsugi prend la plus grande partie du tome et chaque scène est une opportunité de dessiner une « superbe créature » sous un angle différent (on vous aura prévenu). On en viendrait presque à penser que c'est un photobook ! Comme d'habitude, le tome est assez court et l'histoire plutôt fade (et blindée du fan service habituel de l'auteur) mais le découpage ultra dynamique du dessinateur rend la lecture pas si désagréable que ça. 

UQ Holder 4 : La mission dans les bidonvilles prend fin en tout début de tome et c'est avec une insouciance sans cesse renouvelée que Tôta se lance dans une nouvelle quête. Il rencontrera alors Kirié, une jeune héritière qui fait partie des numbers de l'organisation UQ Holder, mais aussi l magicien le plus puissant du monde (et accessoirement le rival ultime de son grand-père), Fate… Ken Akamatsu n'a pas l'air d'avoir envie de laisser ses personnages se reposer. Si tôt un combat fini, un autre recommence. Celui-ci sera beaucoup plus complexe dans la mesure où Fate est un adversaire tout simplement imbattable et ce, même pour des immortels. Cette capacité qu'à Ken Akamatsu à rendre des immortels particulièrement faibles est véritablement intéressante. On se rend rapidement compte qu'à part Evangeline et un ou deux numbers, les humains entraînés sont plus forts que la plupart des numbers de l'organisation. Alors que ne pas pouvoir mourir pourrait être un gros avantage, il semblerait qu'il provoque une certaine fainéantise, origine d'une faiblesse critique. L'immortalité de Kirié est très intelligente et je me demande si l'auteur n'a pas été plus qu'inspiré par All You Need is Kill (à découvrir chez Kazé Manga)… Considérons ça comme un hommage et profitons de la suite de ce très bon shônen menés par un Ken Akamatsu qui semble avoir passé sa période « collégienne » !

xxxHolic Rei 1 : Un peu à la manière de la première série, on retrouve Watanuki et Yûko lors de leur travail à la boutique. Ils aident les âmes en peine et leur première mission consistera à aider ou du moins, à traiter un problème d'amitié qui a très mal tourné, l'occulte ayant été introduit sans aucune maîtrise… Le duo Watanuki et Yûko est de retour dans cette préquelle d'xxxHolic. Eh oui, le titre ne passe pas après la série originale mais avant. Watanuki ne possède donc encore aucun pouvoir et est encore en plein apprentissage auprès de la sorcière des dimensions. En fait, je pense que les CLAMP ont surtout eu envie de revenir un peu dans l'univers mystérieux et intrigant qu'elles ont créé. Le graphisme est toujours aussi efficace. Le trait long et fin des CLAMP est parfait pour créer l'ambiance un peu mystiques de la série, les effluves de fumée venant cacher ce qui a besoin d'être dissimulé. Le rythme du titre fait qu'il n'y a encore pas grand chose à dire sur la série. Il redémarre bien et nous propose un contenu intéressant qui plaira tout particulièrement aux fans de la première heure. En ce qui concerne les nouveaux lecteurs, il vaudrait peut-être mieux se diriger vers la première série, l'introduction ne reposant absolument pas les bases et n'expliquant aucunement les liens entre les personnages. Pika s'est bien débrouillé et en a profité pour les réimprimer (au rythme de 3 par mois) afin de ne léser personne. Du bon boulot !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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