Les Pika du mois de mars 2014

Le mois en deux mots trois mouvements : une chauve-souris traitresse, des jeux typiquement japonais (l'un traditionnel, l'autre macabre), un petit tournoi de magie, une frasque historique, un voyage à coeur ouvert, une femelle titan, un peu d'amour, des arts martiaux, des magical girls, des monstres dans Londres et des médecins non-conventionnels.


Billy Bat 10
 :
Urasawa nous emmène cette fois-ci dans le Los Angeles des années 20 et nous raconte la vie du lieutenant Duvivier. Tout juste débarqué, il va tomber amoureux d'une vendeuse de fleurs nommée Sissi. Malheureusement, le lieutenant cache un secret très sombre dans la nuit… Une fois de plus, l'auteur nous prouve qu'il est maître dans l'art de raconter des histoires et va même jusqu'à donner un background à des personnages secondaires. Eh oui, il ne nous parle pas de Gary et Sissi sans raison ! La chauve-souris ne se manifeste pas énormément dans ce tome, ce qui permet de se focaliser sur les intentions propres des personnages. En fait, le seul reproche que l'on pourrait faire à la série, c'est de nous balader un peu comme elle l'entend. Impossible de se faire une idée précise de la suite, impossible d'imaginer le devenir d'un personnage, Urasawa réussit à brouiller les pistes et, pour ce faire, use intelligemment (et abuse?) de nombreuses pirouettes scénaristiques. Billy Bat est une série qui se suit avec toujours autant de plaisir grâce à une narration efficace et des personnages aux personnalités bien trempées… un must have

 


Chihayafuru 7
:
Arata est enfin de retour dans le monde du Karuta et ce n'est pas pour déplaire à Chihaya qui continue sa route pour devenir la meilleure. Elle va d'ailleurs avoir l'occasion de se mesurer à un adversaire de taille : la précédente Queen (celle qui a été battue par Shinobu Wakamiya)… Yuki Suigetsu continue à donner du fil à retordre à son personnage principal et je dirais même qu'elle n'a pas l'air de l'aimer plus que ça ! Bon après, elle lui fait quand même vivre de bons moments avec le groupe et tout mais quand même ! Par contre et vous l'aurez compris, l'histoire avance quand même assez vite et les parties s'enchaînent bien en ne laissant aucun temps mort et donc pas le temps au lecteur de se tourner les pouces. Shôjo oblige, les sentiments des personnages sont particulièrement mis en avant mais l'auteure réussit à le faire sans tomber dans le pathos et ce que j'appelle le « mode robinet » (alias personnages qui pleurent toutes les vingt secondes sans raison apparente). Sept tomes et sept excellents volumes, ce qui fait que pour le moment, c'est un sans-faute pour Chihayafuru qui reste, pour moi, la crème de la crème du shôjo sur le marché. 

 


Fairy Tail 36
 :
Le combat continue dans le grand tournoi de la magie et la phase finale vient de commencer. Fairy Tail envoie une équipe remaniée car un petit escadron (3 personnes) a été envoyé pour libérer Lucy, enfermée à tort par les autorités royales. Comme d'habitude, Mashima ne se fait pas prier pour montrer une débauche de techniques toutes plus impressionnantes les unes que les autres, ce qui ne pourra que plaire aux fans de la série. Pas sûr que l'histoire avance beaucoup, malgré les quelques infos que l'on glane sur Acnologia et Zelef. Ce que prévoient les organisateurs du tournoi est à la fois dangereux et très audacieux. Sans révéler ce que c'est, cette action pourrait modifier le monde de la magie mais aussi la vie de nombreuses personnes. Dur dur d'en dire beaucoup plus sachant que le combat occupe plus de quatre-vingt-dix pour-cent du volume. Quoi qu'il en soit, c'est un bon volume de Fairy Tail, plutôt bien dosé à tous les niveaux. On ne lui en demande pas plus, non ?

 


Jeux d'enfants 2
 :
Alors qu'il croyait avoir un peu de répit, le pauvre Shun va se voir embarqué dans un nouveau jeu dans sa chambre d'hôpital… Après le daruma et le maneki neko, place aux kokeshi, des sortes de quilles à tête humaine (bon ok, je suis pas convaincu non plus par cette description, jetez un oeil à la couverture pour avoir une meilleure idée). Jeux d'enfants reste dans sa logique : pas de répit pour les joueurs, tout doit s'enchaîner sans temps mort. Pour le lecteur, c'est tout bénef' puisqu'il n'a pas le temps de s'ennuyer et s'il est amateur de ce genre de titre, en redemandera. Pour les autres… ça risque d'être plus difficile parce qu'au delà du bain de sang et du carnage amené, il n'y a pas grand chose de plus dans ce deuxième volume. Peu d'éléments scénaristiques et une avancée très faible mais on se demande quelle explication farfelue les auteurs vont nous donner pour les origines du jeu. Je parie sur les extraterrestres, et vous ? 

 


Joséphine 3 :
La Terreur terminée, Joséphine peut enfin revoir la lumière du jour et va se retrouver propulsée dans la vie bourgeoise qu'elle aime tant. C'est dans l'un de ces salons qu'elle va rencontrer celui qu'on attendait tous, Ni- (hum, je m'égare là) Napoléon Bonaparte, pas encore empereur mais juste général. Ce dernier va lui faire une proposition qu'elle ne pourra d'ailleurs pas vraiment refuser ! On commence à s'approcher doucement de la conclusion de cette frasque historique proposée par Yumiko Igarashi et Kaoru Ochiai (il ne reste plus qu'un tome) et le tout semble véritablement mené à la baguette. Même si le tout est très romancé, les événements sont très parlant pour tout français possédant un minimum de culture et il est toujours intéressant de voir comment une culture très différente de la nôtre réussit à revisiter notre histoire. Un avis bien plus complet sera donné lors de la sortie du dernier tome, ne le manquez pas !

 


Kingdom Hearts 358/2 Days
 :
Après un premier tome assez mauvais (mais bon, après, c'est l'adaptation d'un jeu qui n'est pas non plus génial donc…), le deuxième remonte un peu la pente en restant assez médiocre. Xion a toujours son problème de keyblade qui ne veut plus apparaître et Saïx commence à se douter qu'elle et Roxas trament quelque chose. Il va donc les séparer, ce qui va pousser la jeune simili à trouver un moyen efficace de récupérer sa lame. Et là… c'est le drame, on a le droit à un passage tout droit tiré d'un (mauvais) shôjo puisque cette dernière va sentir une chaleur particulière en prenant la main de Roxas. Pas très convaincant tout ça… Le reste du tome se concentre sur l'amitié des trois inséparables qui commencent à se dégrader alors que Xion n'obtient pas les résultats espérés par ses supérieurs. Terrée dans son mutisme, on ne la voit pas beaucoup pendant une bonne partie du tome… Une fois de plus, tout n'est pas à jeter. J'aime beaucoup le graphisme simple mais extrêmement efficace du titre qui vient rehausser un tableau plutôt maussade. Mon avis : à laisser aux fans hardcore du jeu sorti sur DS, et encore.

 


L'Attaque des titans 6
 :
La première mission du bataillon d'exploration en dehors du mur avec Eren prend des allures de boucherie. Alors qu'une poignée de titans commencent à décimer les rangs de la formation du capitaine Erwin, un titan… féminin (?!) fait son apparition. Alors qu'il remarque son niveau d'intelligence, Armin comprend tout de suite qu'elle est comme Eren, humaine dans un corps de titan… Tout le tome est consacré à cette échappée folle du coeur du bataillon dans des environnements ouverts au départ et étriqués ensuite. L'auteur nous montre aussi que tous savent travailler en équipe et que le pouvoir d'Eren, même s'il sera la clé pour une action plus rapide, n'est pas forcément quelque chose de nécessaire, d'essentiel au combat mené par le bataillon d'exploration. Le mystère s'épaissit et donc si ce volume était consacré à la poursuite, le prochain sera très probablement plein de révélations vis à vis de ce titan d'un genre nouveau… 

 


Love Mission 6
 :
Les missions continuent et se ressemblent pour Yupina et Shigure qui commencent à accrocher l'un avec l'autre. Tout avait commencé comme quelque chose de très mécanique mais l'un des deux finit par sérieusement craquer (et le deuxième en est pas loin). Après, le cousin et l'ami d'enfance ne vont peut-être pas laisser les choses se faire aussi simplement. Comparé aux derniers volumes, on peut dire que l'action avance plutôt bien dans ce sixième volume de Love Mission. Alors oui, ça continue de se tourner au tour de manière innocente mais les deux adolescents pourraient bien passer aux choses sérieuses plus tôt que prévu ! En ce qui concerne les personnages, il faut avouer que certains sont toujours aussi énervants (l'amie d'enfance de Shigure, le cousin de Yupina) mais les deux protagonistes remontent un peu le niveau et on sent que l'auteure réfléchit un peu plus lorsqu'elle écrit des scènes les concernant. Bref, ça se lit même si on attend quand même un peu mieux. 

 


Negima Double 6
 : 
La fête de l'école n'est pas terminée mais on passe à une séquence un peu plus intéressante, c'est à dire le tournoi des arts martiaux. On va donc pouvoir apprécier les progrès faits par Negi sous l'égide de Kû-Fei et d'Evangeline. Il va d'ailleurs devoir se mesurer à Takamichi dans un match... assez fou ! Pour ma part, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de développement concernant le tournoi. Bien mis en scènes, avec des adversaires intéressants et des retournements de situation bien vus, ce petit événement a pris pas mal d'ampleur dans la fête de l'école et il faut dire qu'il était vraiment très agréable à lire dans la mesure où il n'y a plus autant d'occasions de faire voler les jupettes des filles. Cet aspect ecchi un peu borderline typique des oeuvres d'Akamatsu est presque ennuyeux quand on voit le potentiel de l'auteur (révélé pleinement par ce tournoi). Bref, avec la menace Linshen, la série pourrait prendre une direction assez inattendue... On demande à voir !

 


Sailor Moon 11 :
Après un dur combat, pas de repos pour nos sailors puisque ces dernières sont presque aussitôt attaquées par des ennemis qui se disent elles-mêmes sailors ! Cette fois, l'ennemi vient du centre de la galaxie et devrait offrir une résistance à la hauteur de son rang. Pour son ultime aventure (c'est l'avant-dernier tome, snif), Sailor Moon a du souci à se faire ! Alors que la série devrait se terminer avec son douzième volume, Naoko Takeuchi ne lésine pas sur les moyens pour offrir une rival digne de ce nom à la guerrière de la lune qui est devenue, n'ayons pas peur des mots, ultra-puissantes (en particulier avec son dernier power-up avec le Saint Graal). Elle multiplie aussi les personnages secondaires qui vont venir aider Usagi, ce que j'ai un peu de mal à comprendre. Depuis le départ, Takeuchi à une façon très anecdotique d'utiliser les utiliser, ce qui pousse à se demander pourquoi elle se fatigue à en inventer des nouveaux… On notera aussi dans ce volume l'arrivée de Chibi Chibi qui, comme dans la série, ne sert strictement à rien. Une gamine comme Chibiusa avait déjà un intérêt discutable mais celle là ne peut même pas parler (tu parles d'un soutien !)… Bref, Sailor Moon reste un très bon shôjo avec ce qu'il faut de romance, de combat mais aussi de séquence émotion.

 


Sans âme
 :
Pika continue à enrichir sa collection Graphics avec une nouvelle adaptation de roman. Après les Twilight et Sublimes Créatures, c'est au tour de Sans Âme (Soulless en VO) d'avoir le droit à sa version dessinée. Ce titre plonge le lecteur au coeur de l'Angleterre victorienne (XIXe siècle pour ceux qui aiment la précision) et nous raconte les histoires d'Alexia Tarabott, une jeune femme célibataire qui a la particularité de ne pas avoir d'âme. Au départ, je me suis posé des tas de questions quant à la possibilité d'une telle chose mais au bout d'un moment, mon cerveau a buggué et je me suis juste dit que c'était de la fiction. Cette demoiselle se retrouve donc en plein Londres et rencontrent de nombreuses créatures fantastiques sur son chemin : vampires, loups-garous, … Il n'y a que l'embarras du choix ! La première chose que l'on se dit en ouvrant ce premier tome, c'est que c'est quand même sacrément joli et que REM a un coup de crayon qui ne laisse pas indifférent. On sent l'influence du manga sur un style qui n'est pas sans rappeler les comics et qui possède donc ce réalisme que l'on perd souvent dans les séries issues du Japon. Le personnage principale, même si elle n'a pas d'âme, possède des atouts de choix et n'hésite pas à en faire usage d'ailleurs. Alexia est plutôt enjouée et motivée quand elle doit agir, sans oublier son humour bien senti. Bon, là où les choses sont moins sympas, c'est au niveau de l'histoire. Alors oui, l'univers n'est pas mal du tout, le personnage principal aussi mais le reste de l'intrigue est vraiment très limité avec des rebondissements mal amenés et une trame trop linéaire. Les nombreux points positifs sont donc très rapidement effacés et pas sûr que la lecture de ce tome (les deux suivants sont déjà prévus pour juin et octobre) ne réussisse à satisfaire les plus exigent(e)s d'entre vous !

 


Triage X 4
:
C'est un peu dans l'idée de régler ses compte que Mikoto se met en route pour le repaire du clan Kabuto. Alors oui, elle est peut-être un peu folle de partir seule dans la gueule du loup mais elle sera rejointe rapidement par l'une de ses camarades de classe, Chikage, qui lutte contre le crime de manière encore plus radicale que son groupe, Black Label… Autant le dire tout de suite, on retrouve dans ce tome, ce qui a fait le bonheur des fans de Highschool of the dead, à savoir de l'action nerveuse et particulièrement bien mise en scène SANS trop insister sur le fanservice. Même si on a une histoire de vengeance qui n'a rien d'exceptionnel, l'équipe formée par Mikoto et Chikage réussit à nous la faire oublier et à nous focaliser sur ce qui est important : exploser les types du clan Kabuto ! Shouji Sato se débrouille donc pour nous en mettre plein la vue avec plusieurs types d'armes : sabres, flingues, motos… Il y a de tout pour plaire. Avec ce quatrième volume, on a l'impression que la série assume enfin son côté défouloir et ne cherche pas à aller plus loin. Pour ma part, ça me va très bien !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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