9/10

Premier contact avec Nobles Paysans - Oh la vache !

Hiromu Arakawa vit dans un monde bien à elle, ceux qui ont lu Silver Spoon le savent très bien. Kurokawa a eu la bonne idée de nous sortir "l'autobiomangraphie" (oui je sais, ce mot n'existe pas) de la dame dans un format plus grand qui lui va à ravir. Si vous aussi, vous vous sentez l'âme d'un cul-terreux... Continuez !


Le comble de la paysannerie !
Si vous êtes un gros lecteur de manga, alors le nom d'Hiromu Arakawa ne doit pas vous laisser de marbre : Fullmetal Alchemist, Hero Tales, Silver Spoon... Trois titres bien menés, bourrés de qualités et d'humour. C'est d'ailleurs le même type de gags que vous retrouverez dans Nobles paysans où l'auteur continue à se représenter comme une vache (sa famille n'y échappe pas non plus d'ailleurs) capable de faire tout un tas de trucs : bêcher, dessiner... 

Dans ce tome, c'est l'expérience de l'auteure qui est mise en avant pour aborder tout un tas de sujets : la vie en tant qu'enfant d'agriculteurs, les réserves de nourriture du Japon, le manque de sommeil, comment les gens se font berner en achetant des légumes "beaux" mais nourris aux pesticides... Bref, il y en a pour tous les goûts et Arakawa réussit même l'exploit de rendre intéressante la traite des vaches en transformant ses chats en ninja récupérateurs de lait...

Ceux qui suivent Silver Spoon ne seront pas dépaysés puisque certaines anecdotes nous donnent pas mal d'indications sur ce qui se passe dans la série. Par exemple, elle parle de la taille des manuels scolaires (Yûgo fait plusieurs remarques sur le sujet) ainsi que du "talent" des enfants de fermiers pour les matières plus traditionnelles, chose que l'on retrouve avec Keiji et son aversion des mathématiques. Dans Nobles paysans, elle met l'accent sur la nullité des élèves en langue. Arakawa raconte que son ancien professeur d'anglais était incapable de comprendre ce dont parlait un américain qu'il avait lui-même invité ! 

Au niveau de l'édition, Kurokawa a mis les bouchées doubles : grand format, pages couleurs, adaptation aux petits oignons... Bref, le savoir faire de l'éditeur a été mis à contribution pour faire en sorte de donner à l'ouvrage la même qualité que son contenu. D'ailleurs, n'hésitez pas à relever la couverture et à jeter un oeil à l'arrière ! Autre petit bonus : si vous faites défiler les pages très rapidement tout en regardant en en bas à droite, vous verrez... hum... surprise (c'est une petite animation) ! 

Avec ses cent trente petites pages, ce premier volume de Nobles paysan est un petit ovni comme seul Arakawa sait les faire. Humour, labeur, action (?!) se côtoient sans se faire d'ombre grâce à un talent de conteuse qui n'est plus à démontrer. Un manga à dévorer sans plus attendre !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques