6.5/10

Prince du Tennis

Le tennis est un jeu simple... vous prenez deux joueurs, vous les mettez l'un en face de l'autre sur un terrain en les équipant de quelques balles et vous les laissez s'exprimer à grand coups de raquettes, le vainqueur étant celui qui remporte deux ou trois sets de six jeux chacun. Reprenons la même situation avec Ryoma Echizen, douze ans, garçon tout ce qui peut paraître de plus normal au premier abord avec un caractère très ténébreux voire froid pour son âge et une pointe d'arrogance et de malice dans ces grands yeux de chat. Mettons-le en compagnie de joueurs plus âgés, disons seize ans, et vous verrez un mélange de frustration, de dépit et de dégoût du tennis sur la face de son adversaire après le match... C'est la trame de Prince du Tennis (Tennis No Ôji-sama en japonais) que nous propose Takeshi Konomi et qui constitue un gros hit au Japon. Sa réputation se confirmera-t-elle chez nous ?

Du manga...

Prince du Tennis
Prince du Tennis
Ryoma est donc un jeune joueur qui s'est inscrit dans l'école de tennis de Seigaku qui rassemble les meilleurs éléments tennistiques des environs afin de progresser et atteindre un but qui ne reste mystérieux que pendant une faible durée d'épisodes : battre son père, ancienne gloire du tennis mondial mais qui a dû se retirer à cause d'une blessure et contre lequel le jeune joueur n‘a jamais réussi à marquer le moindre point... Etant déjà un joueur exceptionnel, ambidextre, techniquement et tactiquement parfait, Ryoma, 1e année, décide de se frotter aux pointures de 3e année de Seigaku avec aucun autre objectif particulier que de rentrer dans l'équipe supposée n'être composé que des meilleurs joueurs... mais la révolution est en marche camarade et Ryoma va imposer son style !

Sur cette route parsemée d'embûches il va croiser des joueurs aux styles de jeu très différents : le tacticien Inui, le lifteur fou « Vipère » Kaidoh, les surpuissants et rigolos Kawamura et Momoshiro, le génial technicien Fuji, l'acrobate Eiji, le vice-capitaine Oishi et le mystérieux Tezuka. A eux tous, ils vont former l'équipe de Seigaku qui semble intouchable et part à la conquête du titre national par équipe tel qu'il en est question pour la coupe Davis (pour les connaisseurs). Sur le même principe que pour Olive et Tom, ils vont rencontrer des équipes toutes plus performantes les unes que les autres... et bien sûr, l'éternelle histoire d'amour avec la fille timide par excellence que le héros n'aperçoit même pas.

L'histoire en fil rouge que constitue le duel que doit livrer Ryoma contre son père constitue sûrement le point le plus intéressant. Au delà du complexe d'Œdipe qui paraît évident au premier coup d'oeil, l'aspect ludique de la lutte contre un adversaire qui passe le plus clair de son temps pieds nus, en kimono, à se battre avec le chat et à lire des magazines osés dénote avec l'aspect un peu lourd que prend parfois la série... mais ces moments comiques sont trop rares à mon goût.

à l'anime sensiblement pareil

Au premier abord, l'anime de J.C.Staff (Excel Saga) ressemble à une énième série sur le sport où la victoire reviendra au héros comme d'habitude en mettant en valeur un personnage charismatique avec une ambition et des objectifs énormes, du genre « je sais que je serai numéro un mondial ». Bien sûr, aucun suspens apparent, la victoire reviendra à Ryoma et à Seigaku après des matchs gagnés à l'arrachée mais il est intéressant de constater que le mangaka ait décidé de faire une série en y incorporant les éléments techniques et tactiques, le doute que peut éprouver un joueur pendant un match ou les multiples petites provocations qui peuvent s'opérer sur un court.

Etant moi-même prof de tennis, j'ai quand même trouvé de grosses erreurs au niveau du déroulement du match qui toucheront le coeur des spécialistes comme le retour derrière la ligne de service alors qu'un service canon arrive d'en face (???) ou le manque de jeu de jambes des joueurs mais rappelons aussi qu'il s'agit d'une fiction ! Par contre, rien à dire au niveau tactique où le magaka a parfaitement saisi l'aspect du jeu et arrive à le retranscrire simplement pour proposer aux néophytes de s'initier au tennis. Comme d'habitude, on retrouve le petit plus avec les coups spéciaux propres à chaque style et qui arrivent à donner quelques rebondissements au match.

Le trait est quant à lui irréprochable de précision et de détails aussi bien dans le shônen que dans l'anime. Chaque case ou plan est irréprochable et Konomi nous montre un talent immense pour sa première réalisation. La description des coups est parfaitement rendu, chaque personnage a des caractéristiques particulières au niveau du visage qui donnent immédiatement des informations sur son rôle dans l'histoire. Beaucoup de bons points pour un auteur à suivre...
Pour ma part, je préfère le manga à l'anime. En effet, le second est lourd quelques fois alors que le manga rend l'action plus intense et décrit mieux l'aspect tennistique.

Pas de véritable scénario (autre qu'une succession de matchs) ni de rebondissements spectaculaires mais pourtant Prince du Tennis reste agréable à l'oeil pour ceux qui auraient décidés de s'initier au tennis... par contre cela devient rapidement redondant pour ceux qui veulent de l'action à tout va. L'engouement japonais pour Prince du Tennis semble incompréhensible tellement la série semble peu originale. Si ce n'est pas le scénario, qu'est-ce donc ? Le tennis, un sport sous représenté ou bien l'avènement d'un mangaka star ? La question reste entière...

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Himiko Den

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5 commentaires

  • kairi

    08/01/2006 à 13h20

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    J'suis une fan de PoT depuis seulement quelques temps. j'ai lu les 5 premiers volumes. Cependant j'ai vu la totalité des épisodes ( 178 épisodes en 1 mois 1/2), et je suis du même avis que vous. La fin est un peu descevante (pour ceux qui n'ont pas vu jusqu'à la fin des 178 épisodes ne pas lire). On s'attend à leurs matchs en national mais c'est pas le cas. On reste un peu étonner qu'il n'y ait pas de match alors qu'ils se sont battus durement pour arriver aux nationales et gagner. En tout cas moi je m'attendais pas non plus à ce que Ryoma s'en aille, je penser qu'il jouerais et qu'il deviendrai réellement le pilier de Seigaku. Bref, il y a pleins de petits détails qui faits qu'on est déçu, car on attendez mieux. C'est un anime plutôt bien réalisé, il est vrai que l'histoire devient redondant et qu'à force les épisodes sont lourds. C'est toujours la même chose. Mis à part ça, je trouve les persos attachant, aussi bien eux (seigaku) que les autres ( adversaires). L'épisode que j'ai bien aimé est celui de de la fin lorsque ryoma revient défié le capitaine Tezuka, parcequ'il se rend compte qu'il n'est pas encore tout à fait prêt au monde pro du tennis et que pour cela il doit d'abord vaincre celui qu'il considère comme le numéro 1 (c'est le seul moment de la fin que j'ai aimé). J'ai également vu le film qui me semble un peu abusé vers la fin, lors du match de Ryoma et de son frère Ryoga. Ils en ont trop faits. Au final si je devais noter la série animé je mettrai au moins 6.5/10. Voilà ce que je pouvais dire sur prince of tennis. c'est un manga à lire et peu à regarder.

  • Kumiko

    21/06/2006 à 21h45

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    Selon moi, toute la beauté de ce manga repose sur les dessins d'une beauté etonnante pour le sujet du sport (je m'attendais a autre chose apres Captain Tsubasa) De plus l'histoire, a premiere vue repetitive, est d'une richesse plutot epoustoufflante. Malheureusement, le personnage principal selon moi n'a rien a avoir d'autre avecl e manga que le tennis qu'il pratique sans amour ni ambition ce qui gache le caractere de Ryoma, deja tres decevant. Franchement, je crois que capitaine Tezuka aurait du etre le perso principale.

  • Anonyme

    15/06/2008 à 13h00

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    je trouve super se manga =)

  • Anonyme

    22/05/2009 à 13h22

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    Désolé de te contredire, mais je pense que le choix de Ryoma comme personnage principal est une excellente idée: en effet, pour la première fois dans un manga, le héros est un être asocial quelque peu peu arrogant, qui va peu à peu découvrir l'esprit d'équipe et trouver un sens à sa vie. Au début de la série, ce gamin (orphelin de mère rappelons-le) a visiblement un problème pour communiquer et dévoiler ses sentiments: le seul moment ou il paraît humain, c'est lorsqu'il montre son attachement pour son chat disparu. Tandis que vers la fin de la série (vous pouvez lire, je ne dévoilerai rien, promis), il est parfaitement intégré à la petite bande de Seigaku et a découvert le véritable amour du tennis.

  • Anonyme

    12/10/2010 à 15h09

    Répondre

    il est trop bien!!!!!!!!!!!!! j'aimeraie rencoontrer l'auteur mon pesonnage preferer est ryoma


     

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