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Puella Magi Madoka Magica T.1


Les Puella Magis
Puella Magi Madoka Magica
, ça vous dit quelque chose ? C'est un animé, réalisé par le collectif Magica Quartet et diffusé l'année précédente, qui connaît un succès phénoménal au Japon. Il repart avec de nombreux prix et génère d'innombrables produits dérivés dont ce manga, dessiné par Hanokage. Les DVDs n'étant pas encore disponibles en France, les éditions Doki Doki prennent le devant en publiant son adaptation.

Au milieu d'un décor submergé par les flammes, Madoka Kaname assiste au combat d'une jeune fille qui tente en vain de vaincre un ennemi. Impuissante face à cette situation, un drôle d'animal lui propose un pacte et souhaite faire d'elle une Puella Magi. Tout cela n'était qu'un rêve mais qui deviendra peut-être réalité puisqu'à sa plus grande surprise, Homura Akemi, la jeune fille dont Madoka a rêvé, est transférée dans sa classe. Et en fin de journée, l'héroïne entend une voix qui appelle à l'aide. Elle retrouve Kyubey, le petit animal, gisant sur le sol, attaqué par Homura. Sauvés par Sayaka Miki, son amie d'enfance, ils prennent la fuite mais font face à de nouvelles embûches. Attaqués cette fois-ci par d'étranges créatures, c'est Mami Tomoe, une Puella Magi qui vient à la rescousse. Une fois les monstres vaincus, Kyubey fait une drôle de proposition à nos deux collégiennes : celle de devenir à leur tour des Puella Magis, des jeunes filles aux pouvoirs magiques ayant le devoir de combattre les sorcières qui tourmentent les humains. Mais pour une mystérieuse raison, Homura tente à tout prix de les en dissuader.

En quoi Puella Magi Madoka Magica se démarque t-il des autres mangas du même genre ? À la vue de la couverture, on retrouve des éléments tout à fait spécifiques du magical girl : de jeunes héroïnes mignonnes au visage naïf, des costumes à froufrou, une petite boule de poil en guise de mascotte, une première page colorée tout en rose bonbon… Bref, le manga ne semble pas sortir du lot mais ce n'est pas pour rien que le titre est classé seinen. On réalise au fil de la lecture, que les codes ne sont pas tous respectés.

Des filles aux pouvoirs magiques qui visent à faire le bien sont bien au rendez-vous. Mais ces Puella Magis n'ont pas forcément toutes une pensée purement altruiste. Les justicières de Sailor Moon font bon ménage alors que celles de PMMM sont elles, rivales et certaines, en quête de pouvoir. On devine cette concurrence entre Homura et Mami. À la fin du tome, une autre rivalité est annoncée entre Sayaka et l'ardente Kyôko. Contrairement aux autres mangas du genre, la mission que doivent accomplir nos magiciennes s'effectue dans un univers plus sombre et mature où les sorcières poussent les humains au meurtre et au suicide.

Ce premier volume introduit les règles de la magie en laissant un temps de réflexion aux deux collégiennes de faire un vœu et de devenir Puella Magica. Madoka hésite car elle ne se sent pas à la hauteur. Son indécision la rend d'ailleurs trop passive tout au long du volume et n'a malheureusement pas le charisme de ce que l'on peut attendre d'une héroïne. Sayaka se démarque plus : elle parvient à défaire le mal sans magie mais son choix est définitif lorsqu'elle voit la possibilité de résoudre un miracle : guérir la main de son ami Kyôsuke, un violoniste. Obtenir des pouvoirs n'est pas à prendre à la légère dans ce manga. Les avertissements de Homura nous intriguent : quel est le prix à payer ? Le ton grave de l'œuvre s'installe progressivement jusqu'au drame soudain (après une centaine de pages) qui se passe sous les yeux de Madoka et Sayaka. Face à cette tragédie, seul Kyubey est de marbre. Sous ses airs mignons se cache en vérité un petit être plein de mystère. On ignore encore quelles sont ses intentions mais il semble intéressé par Madoka et ses pouvoirs.

Quant à l'action, elle se déroule très rapidement. On arrive droit au but mais cela nous empêche en revanche, d'être imprégnés dans l'univers et de comprendre certains passages, dont ce fameux drame. Cet instant (un exemple parmi d'autres) ne recèle aucun impact dramatique et cela est en partie dû au graphisme. Les traits sont soignés mais ne s'accordent en aucun cas aux différentes atmosphères de l'œuvre. Les décors de l'autre monde sont trop banals et ne soulignent aucunement leur aspect étrange et oppressant. On regrette notamment les scènes d'actions trop courtes et qui manquent de dynamisme.

PMMM ne fait pas l'unanimité. L'insertion originale d'un univers noir et mature dans un magical girl est la bienvenue. Mais cet aspect n'est pas mis en relief, faute à un dessin trop banal et qui manque d'impact. Cela empêche vraiment d'apprécier la lecture. Dommage…

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