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Re:BIRTH The Lunatic Taker - Psychopathes aux formes généreuses

Lim Dall-Young est décidément un auteur plus que prolifique chez nous et encore plus chez Doki-Doki qui lui font presque systématiquement confiance. Avec Onihime VS, Freezing (et ses déclinaisons), CIMOC, Re:Birth... Il y a de quoi faire pour les amoureux de poitrines généreuses car c'est un peu la marque de fabrique de cet auteur, peu importe le dessinateur qui l'accompagne.


Elle ne possède pas 1 mais 3 armes !
Et si on mourrait en famille ?

Une ville japonaise sans histoire est le théâtre d'une étrange vague de suicides. Pour certains, il y aurait un lien avec de mystérieux objets abandonnés dans la rue. Reiji, lui, n'en croit pas un mot. C'est donc sans se poser de question qu'il ramasse une paire de bracelets jonchant le sol. Soudain, un voleur à la tire dérobe le sac d'une femme… Reiji tente de s'interposer, mais se fait poignarder ! Alors que la vie l'abandonne, une voix émane des bracelets : "si tu veux vivre, accepte un pacte". À son réveil, Reiji découvre le nouveau drame qui l'attend : sur sa poitrine est gravé le chiffre 10, soit le nombre de vies qui lui reste ; et il devra liquider les possesseurs d'autres objets « maudits » pour survivre. Lorsqu'elle le découvrira, sa soeur Ayaka décidera se suicider pour pouvoir devenir elle aussi, une récolteuse. Comment pourront-ils se résoudre à devenir des tueurs et résister aux personnes qui les assaillent ? Et comment annuler ce pacte qui les met tous les deux en danger ?

Une entrée en matière bien huilé...

La note peut faire penser que Re:Birth n'est pas un bon titre mais il est quand même dôté de nombreuses qualités, à commencer par son introduction. Le lecteur est propulsé dans l'action en même temps que le héros (chose assez courante chez l'auteur puisque le même procédé est utilisé dans Kurokami ou encore Onihime VS). Cependant, il y a ici une petite touche d'originalité. Il n'y a pas un mais deux héros et les deux sont diamétralement opposés. Le caractère passif et craintif de Reiji contraste radicalement avec la folie et la détermination d'Ayaka (son personnage complètement barré n'est d'ailleurs pas sans rappeler Yuno dans Mirai Nikki et donne un vrai plus au titre). La décision de se battre va donc reposer sur un accord mutuel. 

En fait, cet "accord mutuel" n'est en réalité qu'un prétexte à une relation beacoup plus ambigüe entre le frère et la soeur. Ils vivent ensemble et Reiji commence à devenir un homme et voir sa soeur se balader à moitié nue ou lui donner un bain (oui oui...) commence à lui faire un effet bizarre. Les relations frère/soeur à la limite de l'inceste, Lim Dall-Young nous avait déjà fait le coup dans Freezing (en un peu plus violent) et ici, on a un peu de chance que Natsumi, une amie d'enfance des deux personnages, vienne s'imiscer dans ce duo étrange. En fait, l'arrivée d'un personnage externe (qui n'est pas récolteur ou du moins, pas au début) dans la vie quotidienne de notre duo de récolteurs apporte un peu d'originalité puisque ce sont eux qui vont devoir la défendre en cas d'attaque.

... mais un final catastrophique.

Avant d'en arriver au final, on va parler un peu du développement. Les événements s'enchaînent plutôt bien malgré certains tomes un peu longuets. En découvrant l'entre-temps et les fameux anges que nos héros doivent combattre pour récupérer des vies, on se rend compte que ces derniers nous rappellent plus ou moins les Nova de Freezing. Le style est le même, seul le nom change... De toutes façons, l'auteur n'en fera pas une très grosse utilisation puisqu'il semble plus focalisé sur le "Player VS Player", d'où les affrontements entre récolteurs qui sont légion dans la série.

Pourtant, comme pour nous faire mentir, l'auteur introduit une mystérieuse organisation dans l'équation au milieu de la série. Malheureusement pour nos héros, les membres de cette organisation ne semblent pas vraiment être très fréquentables puisque c'est l'argent qui motive toutes leurs décisions... Cependant, Ayaka est la première à accepter et comprendre leur démarche, puisqu'elle voit un moyen de protéger son frère qui lui est si cher. L'auteur introduit donc un nouveau thème, celui du pouvoir de l'argent qui peut tout acheter. Les oppositions de Reiji sont classiques mais il se pourrait qu'il cède au final... 

Seulement voilà, cette organisation semble relancer l'intrigue en tentant de séparer Reiji et Ayaka (puisqu'ils cherchent tout simplement les psychopathes les plus puissants). Le truc, c'est qu'ils font ça au volume 6... soit environ 1 tome avant la fin de la série, ce qui n'était pas très intelligent. On a donc une fin complètement ouverte et
La fin n'est pas si heureuse que ça.
assez nulle en soi puisque tout est précipité.

Un phœnix qui fait la gueule.

Au final, Re:Birth The Lunatic Taker est gâché par sa fin. On sent les influences de Freezing sur la série puisque nombre d'éléments reviennent, à croire que l'auteur s'est dit qu'il suffisait de changer deux/trois trucs et garder les nanas aux obus surréalistes pour que ça fonctionne. Dommage, mais c'est loupé. 

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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