6.5/10

Red Raven T.1


Un cache-oeil !
Le monde est complètement dominé par la mafia. Chaque famille fait sa loi dans son domaine et les luttes d'influences et de pouvoirs se multiplient. Pour donner un certain équilibre à cette société, il existe une organisation, celle des Red Ravens. Elle peut émettre un avis de mort sur quiconque est jugé potentiellement nuisible à la société. Leur mission prioritaire est la recherche d'éléments liés aux Sccaggs, une famille mafieuse disparue qui était spécialisée dans l'ingénierie des armes. Andy est un jeune garçon désigné comme le Red Raven IV. Son passé trouble fait qu'il recherche les Sccaggs qui ont fait de lui un sujet d'expérience. Pour se venger et pour en savoir plus sur son passé, il traque inlassablement toute arme liée à l'ancienne famille tout en exécutant les ordres de missions de l'organisation. Pas d'arme à feu pour notre héros, c'est une arme qui allie combat rapproché et combat à distance qu'il utilise, la guillotine !

Encore un nouveau shônen aux éditions Kana, c'est le quatrième ou cinquième cette année (Buster Keel, Ratman, Zettai Karen Children...). Malheureusement, tous ne se valent pas. Il faut dire tout de suite ce qui est, pour le moment, Red Raven n'a absolument pas l'étoffe d'un Ratman (ou de Zettai Karen Children) mais ce n'est pas aussi classique que Buster Keel. Le héros est bien plus charismatique avec un chara-design assez atypique (je parle bien évidemment de la frange). Son cache-oeil n'est pas sans rappeler les pirates en premier lieu (wow, ce cliché !) mais une fois que l'on sait ce qu'il cache, c'est plutôt à Kenpachi de Bleach qu'on pense (lalala, j'en dirai pas plus, même sous la torture). Un peu comme Zoro dans One Piece, il n'a absolument aucun sens de l'orientation et comme Train (Black Cat), c'est un chasseur de primes (dans un sens). L'auteur a donc été piqué un peu partout dans les grands classiques du genre pour nous pondre un héros atypique mais pas tant que ça dans la mesure où on a l'impression qu'il est vraiment très fort. Cependant, on se rend rapidement compte qu'en fait, ce n'était vraiment qu'une impression puisqu'il ne se battait en fait que contre des personnages vraiment faibles. Quand les plus costauds arrivent, c'est quand même autre chose. Au niveau de l'histoire, l'auteur distille plutôt bien les informations et sait comment jouer sur les mystères qui entourent le héros. Le coup des armes numérotées des Sccaggs est aussi une bonne idée dans la mesure où l'on connaît presque instantanément la force de ces dernières. On ne sait pas encore grand chose mais le climat instauré par l'auteur donne de bonnes raisons de croire que l'on tient un bon filon. L'auteur sait aussi détendre l'atmosphère avec une bonne dose d'humour quand c'est nécessaire; Andy a d'ailleurs des expressions assez sympas. Au niveau du graphisme, ça reste très (trop?) classique même si le soin apporté aux armes est à noter (oui quand même). Par contre, concernant les personnages et les décors, rien de transcendant.

En France, quand on parle de mafia, le premier manga qui vient à l'esprit, c'est Reborn. Red Raven ne joue pas du tout sur le même terrain. Ici, ce n'est pas le lien entre les membres d'une famille qui sera mis en avant mais bien la façon dont la mafia prend le contrôle d'une zone et administre un territoire. Le côté obscur de ces groupes trafiquants d'armes et vendeurs de mort sera probablement exploré plus en détails dans les tomes suivants. Ne vous attendez donc pas à de l'entraide et à du "tout est beau, on va dans le futur", Red Raven devrait rester relativement "terre à terre" (autant qu'un manga le permet en tout cas). Quoi qu'il en soit, Red Raven n'est pas un mauvais titre mais il n'est pas encore indispensable pour le moment.

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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