3/10

Restaurant du Bonheur (Le)

Une petite faim ? Le Restaurant du Bonheur se propose de venir combler ce petit manque. Mais plutôt qu'un festin, voici le sandwich SNCF du manga !

Kôsuke est un jeune chef cuisinier en herbe qui ne jure que par la cuisine française haut de gamme et le fameux cahier de recettes que son père lui a laissé. Yûko, sa deuxième mère, est quant à elle plus orientée vers la cuisine japonaise, les goûts vrais du terroir, et surtout les mélanges audacieux... ce qui ne manque pas de faire enrager Kôsuke. Avec Aï, leur serveuse, ils tiennent le Doll House, connu pour être le « Restaurant du Bonheur ». En sortant, les clients disent tous se sentir le cœur léger et voir le monde différemment.

Le Restaurant du Bonheur
Le Restaurant du Bonheur
Avalanche de bons sentiments entre deux bouchées de cuisine française vu par un nippon. Ce bref petit résumé place d'emblée Le Restaurant du Bonheur entre Dr Kôto et Aya, conseillère culinaire... Bien malheureusement, le titre de Doki-Doki ne parvient pas à trouver preneur par son trop plein de denrées grasses et ses scénarios en deux coups de cuiller à pot. Le couple de personnages est amorphe, totalement antagonistes l'un de l'autre, ne trouve sa complicité que dans la cuisine mais c'est largement insuffisant pour parvenir espérer à rassassier le lecteur. On a beaucoup de mal à avaler les explications de Nakanishi Yasuhiro sur le fait qu'un bon petit plat suffit à dissiper toutes vos problèmes pour vous redonner un sourire béat. Les scénarios ne progressent pas, ressassant diverses histoires aux personnages secondaires fades et ne faisant pas progresser la non intrigue de départ. Alors... on reste sur sa faim. Le titre n'évolue pas et les cinq volumes sont largement suffisants pour mettre fin à la recette du mangaka. Dans le genre "cuisine", on préférera se tourner vers le rire de Yakitake !! Ja-pan ou le sublime Les Gouttes de Dieu.

Pourtant, Le Restaurant du Bonheur trouve une certaine saveur dans la relative simplicité de lecture et son ton "tout public". Deux ou trois conseils culinaires parsemés dans cette grande casserole trouée et le manga trouve une fin heureuse qu'on aurait pu imaginer dès le départ. Pas de grand intérêt mais un chara design clair et simple qui donne une pincée de sel supplémentaire. Ajoutez-y l'attachement de l'auteur à un bon remplissage, un découpage classique sobre et une attention toute particulière apportée aux représentations des plats et vous relevez un peu la sauce, euh, la note. Mais les ingrédients de trop mauvaise qualité ne pouvaient combler le retard pris dès le départ pour obtenir au final un plat médiocre.

Le Restaurant du Bonheur marquera peu les lecteurs français. Alors qu'il existe quantité de bons titres sur la cuisine, celui-ci ne parvient pas à décoller et reste juste plat. Pour l'avenir, éditer une série touchant à la culture française n'est pas forcément gage de succès... 

A découvrir

Undercurrent

Partager cet article

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques