8/10

Romance Killer

Romance Killer est un tchungnyun comme vu trop rarement : une vraie histoire avec des personnages profonds pour un diptyque délicieux.

Un homme chemine dans les rues de la ville, pensif. Il rumine ses souvenirs. Sept ans auparavant, il est en mission, Beretta à la main. Son métier : tueur à gages. Ce jour-là, il lui faut liquider la jeune et jolie femme qu'il est en train de braquer dans sa chambre, bras tendu. Mais, contre toute attente, celle-ci n'a pas peur. Elle voudrait seulement savoir pourquoi elle doit mourir, et qui l'envoie. Comment pourrait-il lui avouer que celui qui l'a engagé est l'homme de la photo, là sur la table de nuit - son propre mari ? Et comment pourrait-il deviner que celle qu'il regarde ainsi avant de l'abattre, fragile et sans crainte, va en fait, au bout du compte, devenir sa femme, à lui ? Quelques années plus tard, cet homme a bien changé mais la jeune Miu réveille d'étranges sensations en lui...

Romance Killer
Romance Killer
Manhwa étrange au premier abord, Romance Killer se présente comme un roman graphique où une narration importante domine des petites cases très colorées... Cet homme est un "killer", un tueur à gages reconnu pour son incroyable persévérance dans le meurtre et une loyauté jusqu'à toute épreuve jusqu'à... une retraite anticipée. Depuis, il "n'existe plus" ou presque car il se retranche dans une existence paisible. L'arrivée d'une jeune fille, comparable à son ancienne arme, rallume en lui le feu et des sentiments inconnus... Romance Killer, par l'intermédiaire de Doha, explore un univers inattendu à la lecture des premières pages. Au-delà des premiers chapitres, le tchungnyun se présente comme une comédie romantique, une rencontre entre deux êtres improbables, une remarquable pléiade de portraits de la vie quotidienne, baignant dans un humour joyeux.

Un gros travail de tramage rend ce dessin par ordinateur absolument délicieux à l'œil. Les personnages se révèlent expressifs à souhait. Même si la narration occupe une grande partie de la page. Doha sait très bien s'y prendre pour perturber et manipuler son lecteur, le surprendre encore plus, et étonnamment arriver à le faire rire lorsque le drame est à proximité. Les premiers chapitres sont une introduction délicieuse à se mettre sous les yeux.

Un titre passé complètement inaperçu à sa sortie pour un diptyque délicieux dont on arrive pourtant à deviner la fin en se creusant la tête. Hanguk et sa collection underground possèdent quelques joyaux qu'on aime mettre en valeur de temps à autre...

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