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Royal 17

Lumina Hanaki est l'unique héritière d'une famille japonaise très très riche. Mais l'argent ne fait pas le bonheur et Lumina souffre de ne pas être assez libre. Promise en mariage à un fils de bonne famille qu'elle n'aime pas, sa vie bascule le jour où elle rencontre Allen, un beau jeune homme qui ne la laisse pas indifférente. Surprise, c'est précisément lui que ses parents vont engager pour la protéger. Quelle voie Lumina va alors suivre, celle de l'amour ou bien celle que ses parents lui ont tracée ?

Royal 17
Royal 17
Avec Royal 17, c'est confirmé, SEEBD et en particulier son label Akiko, est certainement l'éditeur qui mérite le plus de recevoir le prix du mauvais goût.
Il y a peu, ils avaient déjà entamé leur lente ascension avec la sortie de l'exécrable L'amour à tout prix, suivi peu après par Love Celeb. Avec Royal 17, l'éditeur ne tombe pas aussi bas, mais une fois de plus, l'image de la femme ne sera pas améliorée avec ce titre.
Au programme, on prendra une fois de plus des héroïnes sans cervelles, un scénario inexistant, des personnages et situations irréalistes et bien entendu la nouvelle marque de fabrique du label Akiko : du viol, du sexe et du viol. Si cela rajoute au titre une forte touche érotique et plus adulte comparé aux shôjo « gnan gnan » trop présents, on est en droit de se poser des questions sur le message véhiculé par l'oeuvre. Au final, on en vient à se demander à qui le titre est destiné. Certainement pas aux jeunes compte tenu des propos et messages véhiculés, logiquement pas aux adolescentes normales qui, au comportement de l'héroïne, devraient s'indigner et être écoeurées de son caractère. Peut-être à quelques garçons libidineux ou des individus retors. En tout cas, Kayono doit avoir l'esprit dérangé pour proposer de telles scènes. Impossible de savoir si elle cautionne ce genre de comportement, en tout cas, le manga ne le dénonce pas, bien au contraire.

Deuxième surprise de taille dans ce premier volume : l'histoire tourne court pour faire place à une nouvelle. On ne s'attardera pas dessus tant l'intrigue est pathétique. Les mêmes défauts sont une fois de plus présents et aucun réel changement n'est apparemment à envisager. Reste à voir comment les deux prochains volumes conclueront l'histoire de Lumina. Croisons les doigts pour qu'elle se prenne une grosse rouste afin de lui comprendre qu'il ne faut pas cautionner ce genre de comportement. Avec un peu de chance plusieurs personnages termineront sous les barreaux... On a le droit de rêver ?

Royal 17 n'est pourtant pas totalement dénuée d'intérêt. En effet, le dessin de Kayono est superbe. Difficile de ne pas s'attarder sur les pages du manga. Le ton est déjà donné avec une jaquette très accrocheuse dans des tons rose ou violet inhabituels. A première vue, Kayono a un style proche de celui de Miki Aihara (Hot Gimmick), toutefois elle utilise tout de même bien plus les artifices présents dans tous les shôjo. Son trait est plus chargé, plus épais. Pas de souci, cela ne gêne en rien la lecture car la mangaka se révèle très douée aussi dans sa mise en page plus élaborée. Enfin, ce qui plait certainement dans le style de l'auteur, c'est sans doute sa capacité à savoir dessiner des protagonistes très fashion et tendance. Dans Royal 17 elle ne s'en prive d'ailleurs pas. Le contexte de l'histoire (une jeune princesse riche) lui permet de laisser libre champ à ses inspirations et envies. Au final, les uniformes des élèves s'ils ne sont pas rocambolesques, sont très chargés, tout comme les tenues de notre héroïne, mais aussi ses coiffures, son maquillage... Un véritable laboratoire de mode interne. Les fans de Cosmopolitain ne seront pas déçus.

L'édition de Akiko reste dans la moyenne du marché. On peut regretter un papier un peu trop granuleux mais rien de réellement désagréable.

Au final, Royal 17 est certainement la déception shôjo de la fin de l'année 2006. Les nombreux fans de l'auteur laissaient présager un titre court et palpitant, un dessin captivant et magnifique... bref, un titre qui allait remonter la qualité du catalogue de Akiko. Malheureusement, il n'en est rien. Si le titre aura du mal à se trouver un public, on peut au moins dire que Royal 17 trouvera parfaitement sa place dans le catalogue de l'éditeur. Reste un dessin excellent.

On souhaite à la mangaka de se trouver un scénariste pour cette année 2007 ce qui il est certain ne lui fera pas de mal.

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4 commentaires

  • Anonyme

    21/06/2008 à 18h47

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    super shojo très bo dessin magnifique garçon


     il n'est pa tro gnangnan mais ame sensible s'abstenir certaine scènes sont chaudes meme si elles sont rares


     

  • Anonyme

    30/06/2008 à 17h26

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    de toute manière dans certain forum certaine lectrices se plaignent de ne pas avoir de sexe dans les shojo alors elles se tournent vers le yaoi... et bien là avec font être servi!! en plus ça reprends le shema de base du yaoi mais on remplace de uke effemine par une meuf encore plue conne et biguo on a un hit du mature shojo tout un art ioi! mais apres on ales même trucs dans les deux genres des viols puis des drames pas cretibles sur le perso principal!!! Le pauvre on peu dire qu'il a sa dose!


    j'ai rien contre des scenes explicites mais pas comme ça !! franchement lire un torchon avec une fille qui se violé et reviolé et soumise non merci

  • Anonyme

    30/11/2008 à 00h53

    Répondre

    je l'ai lu et je pense que 3 tomes suffisent emplement, c'est bien, mais plutôt réserver aux adultes... certaines scènes pouvant choquer la sensibilité des plus jeunes.... peut intéresset les ados... quoique le sujet... est limite quand même


    mais sinon c'est une bonne histoire, bizarre sur le début, on se pose des questions mais belle au finale... voilà 

  • Anonyme

    25/02/2010 à 15h12

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    Kayano infâme plagiaire:

    [Plagiat:consiste à s'inspirer d'un modèle pour s'approprier frauduleusement le style,les idées,ou les faits]



    Kayano se retrouve devant les tribunaux pour avoir copié sans grande subtilité des scène d'autres manga et de nombreuses photographies publicitaires pour les restituer dans ses mangas (il est possible de trouver des comparaisons sur le net des planches en question).

    Bien que des preuves irréfutables est était présenté aux tribunaux, elle fut reconnue innocente grâce aux relation bien placées de ses parent.

    Car elle n'est pas la fille de n'importe qui, ses parent sont eux-même deux célèbres mangaka au Japon.

    Dont la mère n'est autre que Ide Chikae très connue au Japon.

    Et Le pire dans toutes cette histoire c'est que les auteurs qui avait déposé plaintes ont était interdit de publication pendant 2 ans !!!



    Les auteurs aurait même étaient harcelée à l'extrême par les relation de Ide Chikae ( Alors on dit merci maman !!! )



    A l'heure actuelle elle continue à nier et refuse de reconnaitre ses erreur, et continue de publier ses manga comme si de rien n'était .

    ( Bravo la fifille a sa maman pourri de fric !!! )

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