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Saint Seiya - The lost canvas

Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque), c'est un peu comme le Beaujolais nouveau, vous ne savez jamais comment sera la nouvelle cuvée. Cette année, elle a une belle robe. Normale, c'est signée par UNE mangaka.

La légendaire saga Saint Seiya se poursuit encore, toujours, à jamais, quelque soit le support et envers et contre tout. Mais depuis que Masami Kurumada a passé la main à ses différents successeurs, les nippons nous offrent une véritable relecture de l'oeuvre en explorant des champs jusqu'alors seulement évoqués. On pourrait craindre de les voir prendre des chemins hasardeux mais c'est encore pire car les voici qui nous emmènent en Enfer ! La faute à Shiori Teshirogi qui nous propose The Lost Canvas.

Au royaume des enfers


Tenma
et Alone sont deux orphelins vivant au 17ème siècle. Bons amis, ils se sont toujours entraidés. Un jour, Tenma est remarqué par Dôko, le Chevalier d'Or de la Balance, qui note en Tenma un pouvoir latent formidable. Il décide de l'emmener en Grèce où il subira un entraînement pour devenir Chevalier de Bronze, protecteur de la Déesse Athéna. Tenma, loin d'être au bout de ses surprises, va apprendre que la réincarnation d'Athéna, n'est autre que Sasha, une jeune orpheline qui avait été élevée avec Alone et lui. Pendant que Tenma poursuit son entraînement, Alone est approché par une mystérieuse jeune fille, Pandore, qui voit en lui le récipiendaire humain idéal, pour permettre la réincarnation d'Hadès, le Dieu des enfers…

Saint Seiya reste Saint Seiya. On ne démordra jamais du schéma classique du shônen d'aventure à progression évolutive. Pas de grand schéma explicatif, tout est déjà présent et développé ici-même.
Alors qu'est-ce qu'apporte Lost Canvas de plus à l'ensemble ? A la manière de Saint Seiya G, les personnages du manga originel sont absents pour laisser place aux personnages entrevus dans la série animé Saint Seiya Hadès et à quelques nouveaux venus pour faire face aux spectres d'Hadès. Jusque là, rien de bien nouveau (à l'exception que Athéna ne se fait pas enlever comme tous les quinze du mois). Le point éminemment positif demeure le fait d'avoir confié une partie de la série à UNE mangaka qui insuffle une part de psychologie et l'instauration d'une dualité rivalité/amitié entre deux des personnages principaux. Pour le reste, reprenez vos anciens Saint Seiya et faîtes un CTRL+V pour obtenir un résultat à peu près similaire. Kurumada n'intervient qu'en tant que "auteur original" de l'oeuvre mais on sent que la mangaka ne veut pas déflorer l'oeuvre en citant constamment son exemple, comme si elle ne pouvait se dégager du poids du mythe.

Un petit Canvas pour la route


Les personnages sont toujours aussi manichéens, à savoir qu'ils défendent un idéal dual soutenu à gros coups de gnons et de pouvoirs chevaleresques. Les valeurs d'amitié et de courage sonnent basiquement shônen. Et pourtant, Lost Canvas possède ce petit plus qui donne envie d'en savoir plus sur une suite qui évolue relativement vers une perspective plus intéressante. Mais le titre est surtout d'intérêt pour les invétérés du genre car développant sur une partie jusque là seulement évoquée et sur laquelle les lecteurs ne disposaient que de maigres informations. Toute la lumière sera désormais faite. Enfin, espérons-le. Car depuis le temps, Saint Seiya est devenu une franchise pour laquelle les dénouements n'ont plus que peu d'importance, reste deux points à découvrir : les nouveaux mythes ou légendes explorés et les Myth Clothes toujours aussi clinquantes. Pas de surprise mais tous les ingrédients sont réunis pour faire du titre un shônen tout à fait acceptable.

La principale évolution est forcément graphique. Kurumada ayant
confié son "héritage" à des auteurs ayant des styles complètement opposés aux siens, ainsi la version de Teshirogi adoucit les visages des personnages presque d'une manière shôjo. L'ensemble est inférieur à Saint Seiya G mais on gagne ici en clarté et les scènes de combat s'épanouissent au mieux dans un contexte dépouillé et au découpage hyper actif.

Saint Seiya - The Lost Canvas satisfera les nombreux fans. Pour les autres, difficile d'entrer dans la saga par cette porte, mieux vaut commencer par le manga phare de Kurumada. Kurokawa fait un gros coup en sortant cet épisode attendu dans la licence. Encore un titre bienvenu chez l'éditeur de Full Metal Alchemist. Et ce n'est sans doute pas le dernier...

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4 commentaires

  • Anonyme

    11/07/2008 à 17h35

    Répondre

    Il est un peux dur, de dire que Lost Canvas est inférieur a Saint Seiya G.



    Pour ma part je le trouve supérieur, d'un point de vue dessin. Quand au scénario je ne peux encore en discuter:



    Il est vrai que le scénario de Saint Seiya G sort des chemins battus. Mais Lost Canvas revient coller a l'ensemble de l'oeuvre.



    A lire les deux, mais faut s'accrocher pour apprécier G

  • Anonyme

    14/07/2008 à 01h13

    Répondre

    Bof bof, j'ai abandonné la série G à partir du tome 8. J'ai feuilleté celle ci et bof cela ne m'a même pas donné envi de l'acquérir.


     Voilà voilà.


    Aji

  • Anonyme

    06/08/2008 à 10h58

    Répondre

    Un peu pareil que James. Je trouve TLC supérieur à G, et de loin.


    G, j'ai  tenu un tome avant de laisser tomber (et encore, j'ai été au bout parce que j'avais PAYE pour ce truc, quand même). Alors que là... Ca me donne envie de me refaire des épisodes de l'anime ou encore de voir TLC adapté en anime *____*  


    Comme quoi les goûts et les couleurs... 

  • Anonyme

    21/12/2008 à 15h12

    Répondre

    Je suis une Fan des chevaliers Du Zodiaque depuis 4 ans et moi je dit que les Lost Canvas,les Saint Seiya G et la 1er saison(Sanctuaire,Asgard,Poseidon,...)Sont EXCEPTIONNEL!!!Les Lost Canvas sont bien fait et en plus,nous les fans on est au ANGES!!!^O^!!!Alors VIVE SAINT SEIYA!!!

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