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Salon Game

Les premiers jours d'hiver ont été le cadre du troisième salon GAME à Paris, porte de la Villette. C'est dans la Cité des Sciences même que s'est tenu pendant deux jours, samedi 4 et dimanche 5 novembre, cette convention au concept délicieusement simple : des mangas et des jeux vidéo. Nous verrons en temps et en lieu que de l'idée à sa réalisation, il y a eu un certain décalage (alors que pour le coup il n'y avait pas a beaucoup se creuser la tête pour mettre en oeuvre un plan de ce genre).

Notre brave rédacteur arrive tout frais a la Villette en début d'après-midi. Impressionnable comme il l'est, le contact avec le premier stand lui vaut un choc frontal qui l'immobilise un moment : est-il possible de réunir tant de mangas sur un espace aussi réduit (et pourtant, déjà chez le Boss, c'est quelque chose, demandez aux autres membres de l'équipe) ? En effet, les mangas et les DVDs sont vendus à l'étalage en quantités affolantes. C'est bien un magasin entier que l'on a devant soi sur trois misérables tables en bois.

Le ton est donné pour le premier étage du salon. Des mangas à ne plus savoir qu'en faire, des DVDs par milliers, des dernières nouveautés françaises aux plus rares anciennetés, puis bien sur des CDs, que ce soient des OST de jeux vidéo ou d'animes, ou encore de la J-pop ou autres raretés nippones que l'on n'achète encore que dans les milieux spécialisés.

Le salon GAME s'adresse clairement aux connaisseurs de la culture Japonaise importée en France, ceux qui y baignent depuis leur enfance, qui se réveillent le matin en écoutant le générique de Goldorak. A vrai dire, le salon est rempli de fans non seulement de mangas et d'animation, mais de tout ce qu'englobe l'archipel nippon, passionnés à l'extrême, et vivant à fond dans leur culture, avec tout le décalage, parfois gênant, que cela peut sous-entendre dans un pays européen.
Alors que le néophyte pourra apprendre quelques généralités sur le manga en lui-même ou la culture qui l'entoure grâce à des panneaux explicatifs, toute une partie de la convention est dédiée aux passionnés eux-mêmes, avec des stands ouverts aux fanzines et amateurs désireux de montrer leurs dessins ou de vendre les divers produits de leur production personnelle. Voici l'un des aspects les plus sympathiques, puisque la majorité est toute disposée à parler de leurs centres d'intérêt, et pour peu que vous ayez le temps (que feriez-vous là sinon ?), vous pourrez facilement avoir d'intéressantes conversations.

A l'opposé de l'espace fanzine, se trouve le fameux espace jeux vidéo. C'est ici que l'aspect le plus désagréable de la convention atteint sa plus grande ampleur. A savoir : une nuée de personnes qui ne pensent qu'à une chose : jouer le plus vite et le plus longtemps possible, se foutant pas mal des autres. En outre, la concentration de geeks bruyants auront bien vite raison des moins persévérants, surtout quand on se rend compte que le coin jeux vidéo se résume à des concours Naruto, Soul Calibur III, etc... et à quelques bornes de jeux libres. En définitive, j'aurais essayé StarFox sur DS (premier contact tristement décevant) et Naruto sur GameCube (premier combat - perdu - étonnamment dynamique pour ce qui ressemble plus à un jeu pour gamins).

Un premier sous-sol qui reste dans la continuité du premier étage, avec peut être plus de stands amateurs (moins d'étendues infinies de mangas, à notre grande déception). Tout devient encore plus rigolo au deuxième sous-sol. Et d'une, les studios Gonzo présentent leur dernière série, une adaptation plutôt libre du Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas. Et de deux c'est la que se trouvent des salles de conférence où ont lieu diverses activités, conférences, karaokés géants, etc... On note une présentation de Tai-Chi par une experte du style Chen, de la cérémonie du thé japonaise... C'est un peu au petit bonheur la chance, mais la diversité des activités fait plaisir à voir. A coté, une petite bibliothèque pour lire des mangas ou romans japonais, et un stand de jeux de réflexion asiatiques comme le go ou les fameux échecs asiatiques (drôlement plus tordus que nos échecs à nous, mais tout aussi stimulant).

Enfin, c'est sur ce deuxième sous-sol que se trouve la grande salle de projection, celle qui a servi au - plutôt maigre - cosplay, et aux projections diverses et variées, dont les deux projections phares : le gentillet film de Full Metal Alchemist et le très moyen Appleseed. Pas grand-chose d'exclusif en somme, et c'est ce qui bien ce qui manquait cruellement à ce salon GAME troisième édition. Une présentation de FFXII sorti depuis belle lurette au Japon, deux trois sorties DVD vaguement exclusives, et voila tout.
Ajoutons à cela une section jeux vidéo impraticable et minuscule, et l'on obtient les deux plus grands défauts de ce salon GAME. Mais en contrepartie, une ambiance franchement sympathique et une occasion inestimable d'agrandir sa collection de DVDs et mangas pour des prix souvent plus bas que dans le commerce habituel. Si ce cru n'a somme toute rien d'exceptionnel, ce fut l'occasion de passer un bon moment.

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RASH !!

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