4.5/10

Sayonara Monsieur Désespoir

Un titre original mais qui pâtit de carences redondantes et de personnages exaspérants. Si l'espoir fait vivre, le désespoir cherche toujours sa voie...

Itoshiki Nozomu, n'attend plus rien de la vie. Tout le désespère. Son métier d'enseignant le mène pourtant à des rencontres surprenantes, notamment Fuura Kafuka, une élève de sa classe qui pousse le positivisme à l'extrême. Au fil des jours et des tentatives de suicide, Nozomu découvre petit à petit que ses élèves ont tous une personnalité bien marquée... qui sort souvent de l'ordinaire. Y en a qui voient la vie en rose, Monsieur désespoir la voit en noir... Ses élèves arriveront-ils à lui redonner une lueur d'espoir ?

 

Sayonara Monsieur Désespoir
Sayonara Monsieur Désespoir
Avec son leitmotiv sur le désespoir, Itsohiki Nozomu est un être extrêmement original, négatif et profondément antipathique. Sa seule raison de (sur)vivre réside dans le fait d'inculquer le désespoir à ses élèves, eux aussi tout à fait originaux car totalement débiles avec leurs caractères monocordes. La surprise des premières pages de Sayonara Monsieur Désespoir se révèle déstabilisante aussi bien graphiquement que scénaristiquement. Le fait de se retrouver avec un personnage déséquilibré et avec l'obsession du suicide et de négativisme permanent dénote totalement dans le monde du shônen. Les multiples références en tout genre à de multiples faits divers de la pop culture japonaise se révèle singulière en la matière. De ce fait, l'originalité paye... un temps. Car, en suivant un schéma répétitif, rapidement éculé, le manga perd sa fraîcheur pour s'embourber dans des propos redondants autour des éléments classiques d'un drama school. Les chapitres ne débouchent que sur la présentation de nouveaux personnages et des gags relativement peu drôles car surchargés de références en tout genre à la culture nippone. L'idée de départ semblait bonne mais une idée n'est pas suffisante...

Graphiquement, le dépouillement du titre laisse place à un chara design très typé. Pour l'expliquer, il faut voir les personnages presque figés comme des marionnettes aux expressions peu à même d'émouvoir mais décalées, et donc en total accord avec l'ambiance dégagée par le titre. Il n'en reste pas moins une impression inaboutie avec des personnages symétriques et sans « vie ».

De très bonnes idées qui ne tiennent malheureusement pas la route sur la longueur pour se trouver en présence d'un titre particulièrement novateur dans l'esprit et la forme mais qui tombe dans des travers de redondance ballots et... désespérants.

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Otomen

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