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Secret Service - Maison de Ayakashi T.1

Sensation dans le monde du manga au Japon, Secret Service - Maison de Ayakashi vient de dépasser le million d'exemplaires vendus, avec la sortie de son sixième tome, et voit son adaptation animée débarquer sur les toutes les bonnes télévisions nippones. Chez nous, c'est l'éditeur Kurokawa qui a acquis la licence et qui se décide à sortir le premier volume !


Le logo de l'éditeur s'adapte !
Dans Secret Service - Maison de Ayakashi, nous suivons les aventures de Ririchiyo Shirakiin, jeune héritière d'une riche famille. Elle a décidé de vivre seule, afin d'essayer de se libérer de son nom de famille. Jusqu'à maintenant, partout où elle allait, elle subissait des brimades à cause de son nom (trop d'influence tue l'influence). C'est ainsi qu'elle emménage dans la Maison d'Ayakashi, une résidence luxueuse où les locataires disposent tous d'un garde du corps (secret service). Cette demeure est en fait réservée aux descendants de yôkai (les fameux monstres du folklore japonais) et d'humains. Apparemment, ces derniers seraient souvent attaqués par des yôkai de sang pur... Ririchiyo fera, en arrivant, la connaissance de Miketsukami, un kitsune (renard roublard), qui lui servira de secret service (même si elle n'en avait pas demandé). Ce nouveau personnage, étrangement collant, a l'air de la connaître depuis longtemps et reste très attaché à elle. Il lui conseille de faire ce dont elle a toujours eu peur : s'ouvrir aux autres et se faire des amis. L'air hautain et la violence verbale de Ririchiyo ne seraient-ils pas une armure qu'elle s'est construite pour éviter d'être blessée à cause de son nom de famille ?

Ce nouveau titre des éditions Kurokawa est vendu comme pouvant plaire aux garçons comme aux filles, mais je dois vous avouer que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans (sans jeu de mot). Même si le comique de situation n'est pas mauvais, il est beaucoup trop récurrent et peine à faire sourire à la fin du volume (Miketsukami qui attend bien sagement en flattant la demoiselle, ça va cinq minutes...). A la lecture, j'ai aussi eu l'impression que le manga était un gros mélange de toutes les dernières tendances observées en terme de shôjo. On retrouve les "majordomes", "servants beaux gosses" de Black Butler, des gothic lolitas, des monstres... Enfin bref, on a un peu l'impression de voir une grosse bouillie avec quelques sentiments amoureux par-ci, d'autres par-là (même si, il faut l'avouer, certains personnages comme la nymphomane sont plutôt rigolos)... Bref, je n'ai pas vu beaucoup d'originalité dans les pages de Secret Service - Maison de Ayakashi... Espérons que le titre saura se trouver une âme dans les prochains volumes parce que sinon, j'ai du mal à m'expliquer son million de ventes...

PS : Le logo Kurokawa s'adapte de plus en plus aux couvertures des manga qu'il illustre. On le voit ici ou sur Cosplay Animal. Ce n'est pas grand chose mais j'ai trouvé ça assez sympathique pour être noté !

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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